Supplément montres
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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

Supplément montres

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    Du temps à revendre   «Que font les heures que nous perdons et où vont-elles?», se demandait Julien Green. Ce qui est sûr, c’est que les horlogers les reprennent à leur compte...
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Du temps à revendre
 

«Que font les heures que nous perdons et où vont-elles?», se demandait Julien Green. Ce qui est sûr, c’est que les horlogers les reprennent à leur compte et en font une source inépuisable de matières premières faisant éclore, à chaque saison, une foison d’instruments à guetter le temps.
Face à ce grand inconnu, une défense rondement menée: des montres coutures pour ne pas le laisser filer, à gousset pour le suspendre, des volumineuses pour ne pas le perdre, avec une loupe pour le rechercher, des très fines pour se faire oublier, des sportives pour le devancer, des flyback pour le rattraper, des chronos pour l’arrêter, des résistantes pour mieux le maîtriser, un barillet pour le tuer, des doubles fuseaux pour le démultiplier et des sonneries pour… nous rappeler à l’instant présent.
Pour notre plus grand plaisir, ces compagnons de vie prennent mille facettes. Pour l’action ou pour la réflexion, des créations qui ne manquent pas de carrure, marquent le temps mais ne datent pas.
A vous les plus fascinantes!

 

Léa Bachour

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   

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