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Immobiler
2010, année record des placements

Les investissements dans le secteur de l’immobilier sur un plan mondial se sont élevés en 2011 à près de 727 milliards de dollars, selon le rapport du consultant Cushman & Wakefield. Cette source a souligné que le Liban a largement profité au cours des dernières années du boom immobilier, précisant que 75% des investissements directs étrangers au Liban (IDE) se sont concentrés dans le secteur de l’immobilier en 2010. Ceci se traduit par un montant des investissements de 3,5 milliards de dollars d’un total des IDE qui s’étaient chiffrés cette année-ci à 5 milliards de dollars.
Par ailleurs, Idal a indiqué que l’Arabie saoudite est demeurée le premier pays en termes d’investissements étrangers au pays du cèdre. Ses placements auraient totalisé 5,3 milliards de dollars entre 2004 et 2012. Ils se seraient canalisés a priori vers le secteur de l’immobilier, puis du tourisme et enfin du commerce. Par ailleurs, Cushman & Wakefield a conclu que les investissements dans l’immobilier à New York se sont élevés en 2011 à 28,2 milliards de dollars. Ainsi New York a détrôné Londres et Tokyo.

 

Emigration
Le Liban en tête du classement

Selon le dernier rapport du Pnud portant sur les ressources humaines, le Liban a enregistré l’un des taux d’émigration le plus élevé à un rythme annuel sur un plan mondial. La moyenne du taux de croissance annuel du nombre des émigrés libanais a représenté 3,5% entre 1960 et 2005, selon le rapport. La source a ajouté que 18,6% des émigrés libanais résident dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), alors que 31,2%  de la diaspora libanaise a choisi les pays de l’Amérique du Nord. Le plus important à savoir est que d’après les chiffres publiés par le Fonds monétaire arabe, le Liban est le deuxième pays arabe dans le cadre du classement des pays bénéficiaires des transferts de capitaux à partir des pays du CCG. Il succède à l’Egypte qui se trouve en tête du peloton.

 

Bourse de Beyrouth
Forte demande sur les actions bancaires

Les chiffres publiés par la Bourse de Beyrouth (BSE) ont montré que le volume des titres traités a reculé de 36,6% au cours de janvier et février 2012, comparé au volume des transactions conclues sur la même période un an auparavant. Le volume des échanges des actions bancaires a représenté 86,5% du total du volume des échanges au cours des deux premiers mois de 2012, alors que la valeur des transactions qui ont porté sur cette catégorie d’actions a totalisé 74,4% du total de la valeur des opérations boursières effectuées.
En particulier, la première semaine du mois en cours a connu une forte demande sur les actions bancaires. Ce regain d’intérêt manifesté par les investisseurs à l’égard de cette catégorie d’actions est dû, d’une part, au fait que ces actions ont atteint leur valeur la plus faible depuis deux ans et demi, et d’autre part au fait que la période de la distribution des dividendes des établissements de crédit à leurs actionnaires se rapproche. Ceci dit, cette demande s’est traduite par une progression timide des valeurs des actions bancaires. Par ailleurs, les conversions des dépôts en dollars vers la livre se sont poursuivies, les déposants étant à la recherche du meilleur rendement. Toutefois, le différentiel n’étant plus que de 1% entre les taux créditeurs et les taux débiteurs en ce qui concerne les prêts en livres consentis par les banques, celles-ci auraient tendance à procéder à une révision à la baisse de la structure des taux d’intérêt servis sur la livre afin d’éviter un recul de leurs bénéfices. 

 

Les banques en Syrie-
Une réédition de l’expérience libanaise de 1987

A quelque chose malheur est bon. En fait, la chute libre enegistrée par la valeur de change de la livre syrienne contre le dollar sur le marché noir a atteint 80 LS contre un dollar alors que sur le marché de change officiel, la monnaie nationale syrienne a perdu 42% de sa valeur. Dans un premier temps, les 17 banques opérant en Syrie, dont les banques libanaises, ont engrangé des profits du fait des opérations de change effectuées sur base des nouveaux taux de change des devises étrangères. A la suite d’une réévaluation de leurs portefeuilles en dollars, elle ont, par ailleurs, réussi à couvrir les éventuelles pertes essuyées en raison des créances douteuses consenties aux clients en livres syriennes. Les créances douteuses des banques auraient atteint 10% du total des prêts accordés par les établissements de crédit en Syrie, soit un montant équivalant à près de 254 milliards de livres syriennes.
Ce paysage bancaire ressemble à celui qu’a expérimenté le Liban en 1987, lorsque la valeur flottante du dollar a atteint des pics record contre la livre libanaise, faisant le bonheur des banques et des emprunteurs libanais en livres libanaises. Dès le déclenchement des hostilités en Syrie, les autorités monétaires du pays ont demandé aux banques d’accroître leurs provisions en devises étrangères et de maintenir un ratio moyen de solvabilité de 30% de leurs dépôts en devises étrangères. Un banquier syrien a considéré que la résilience des banques opérant en Syrie dépend de leur ancienenté sur le marché local. Ce qui sgnifie que les banques libanises opérant en Syrie étant les plus ancienes «leurs bénéfices semblent plus flexibles». Ces banques bénéficient d’une base solide de clientèle formée de commerçants syriens qui traitent depuis des décennies avec le secteur bancaire libanais. Ces faits ont été corroborés par les propos tenus par le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, qui avait affirmé que les banques libanaises en Syrie n’ont pas besoin d’un support en termes de capitaux propres en provenance de leur maison mère à Beyrouth. Il a affirmé être moins inquiét sur leur sort qu’il y a un an, estimant que leurs profits consolidés ne seraient pas affectés de plus de 10 à 15%. Toutefois, les dépôts auprès des banques libanaises ont  chuté de 40% et le nombre de prêts s’est contracté de 50%.

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