Magazine Le Mensuel

Nº 2858 du vendredi 17 août 2012

3 questions à...

Trois questions à Neemtallah Abi Nasr, député du bloc aouniste

Le nouveau projet de la loi électorale suscite de fortes réactions. Avez-vous agréé la proportionnelle et les nouvelles circonscriptions?
Pour les chrétiens, entre la loi de 1960 et la proportionnelle, la différence est grande. Vous savez que selon la loi de 1960, 23 députés chrétiens étaient élus par les autres communautés. Certes, le projet actuel n’est pas parfait, mais il comporte des points positifs. Nous lui reprochons d’avoir créé une circonscription pour les émigrés, alors que ceci demande un amendement constitutionnel selon l’article 24 de la Constitution. Il était préférable de laisser les émigrés des cinq continents voter pour leurs députés, à travers les ambassades. Une seule circonscription veut dire que les émigrés en Afrique, par exemple, peuvent influencer et choisir les six députés des émigrés.

On vous reproche de passer outre les suggestions émises par le comité de Bkerké concernant les circonscriptions…
Nous applaudissons à l’application de tout ce qui se décide à Bkerké. Mais le comité avait étudié les suggestions et rien n’a été décidé. Nous avons discuté du projet des orthodoxes, de la proportionnelle et des petites circonscriptions, mais rien n’a été adopté.

Le député Michel Aoun agréerait le projet orthodoxe à défaut de la proportionnelle…
Dans un pays comme le Liban où tout a une saveur de confessionnalisme, le projet orthodoxe aurait été le meilleur. Ou l’on dissocie la religion de l’Etat, ou on applique le confessionnalisme en tant que tel.

Arlette Kassas 

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