Magazine Le Mensuel

Nº 2874 du vendredi 7 décembre 2012

Environnement

Les canettes, réutilisables à l’infini

S’il est bien un objet du quotidien qui est recyclable à 100%, c’est bien la canette de soda. Fabriquée en acier ou en aluminium, elle est aisément recyclable sans que le métal dont elle est constituée perde de ses propriétés intrinsèques, comme la malléabilité, la solidité, etc. Ceci, quel que soit le nombre de cycles de recyclage.
Pourtant, malgré la présence au Liban – encore timide certes – de points de collecte, notamment aux côtés des bouteilles en plastique, trop peu de canettes sont à ce jour récupérées. Dans la plupart des familles, on jette la canette vide dans une poubelle ordinaire. Une canette qui finira ses jours dans la nature où elle mettra pas moins de 100 à 500 ans à se désagréger.
Un constat malheureux, puisque cet objet du quotidien offre de nombreux atouts. A titre d’exemple, le recyclage de l’acier contenu dans les canettes permet d’économiser 75% d’énergie par rapport à la production d’une canette identique avec des matériaux vierges. Un chiffre qui s’élève à 95% pour l’aluminium recyclé.
D’autant plus regrettable que le recyclage d’une tonne de canettes en aluminium équivaut à économiser l’énergie consommée par une famille de trois personnes sur un an. Une seule canette recyclée permet d’économiser l’énergie nécessaire pour faire fonctionner un ordinateur portable pendant quatre heures!
Car avec le recyclage de ce produit, on réalise des économies au niveau des matières premières, de l’énergie, de l’eau, ou encore du CO2.
A ceux qui s’interrogent sur le devenir des canettes recyclées, ils apprendront que 670 canettes en aluminium permettent de fabriquer un vélo, par exemple. Le matériau est aussi utilisé pour des pièces de voitures ou d’avions.
D’où l’intérêt de trier ses déchets, en mettant canettes mais aussi bouteilles en plastique dans les bons points de collecte. La nature vous dira merci.

 

Jenny Saleh
 


Chewing-gum écolo
Pourra-t-on bientôt mâcher écolo au Liban? C’est en tout cas ce que propose une entreprise britannique, Revolymer, par ailleurs spécialiste du polymère. Le chewing-gum Rev7, déjà lancé il y a quelques mois sur le marché nord-américain, aurait en effet l’avantage de se désagréger en moins de six mois. Une véritable avancée dans ce domaine, quand on voit sur le bitume ou sous les chaussures, les gommes classiques s’incruster pendant plus de cinq ans, avant de disparaître. A titre d’exemple, la seule ville de Londres a dépensé six millions d’euros pour se débarrasser des résidus.
Ce chewing-gum est composé d’un polymère synthétique non adhésif et non résistant à l’eau, associé à un autre polymère hydrophile. Cette dernière substance le rend facilement détachable des textiles et des sols. La gomme classique présente sur le marché est, elle, composée de polymère absorbant très peu d’eau mais très collant.
L’Europe vient de donner son feu vert à sa commercialisation.
Autre option, version bio, le Chicza, inventé par les Mexicains et composé de latex, qui a l’énorme avantage de se désagréger au bout d’un mois…

44 tonnes/habitant
Ce chiffre alarmant fait du Qatar le premier émetteur de gaz carbonique (CO2) par habitant, dans le monde. Triste record alors que l’émirat accueille la 18e conférence des Nations unies sur le climat. Toutefois, le Qatar pourrait décider de miser sur les énergies renouvelables, puisque l’émir aurait inscrit l’environnement parmi les quatre piliers de son plan stratégique de développement, vision 2030.

Les deux commandements de la semaine
Mes piles je ne jetterai pas dans une poubelle ordinaire.
Un panier ou un sac j’utiliserai pour faire mes courses, afin de ne pas utiliser de sacs en plastique.
 

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