Magazine Le Mensuel

Nº 2877 du vendredi 28 décembre 2012

Carnet Mondain

Le dîner d’Anta Akhi à Paris. La joie de donner

Ils sont venus. Ils étaient tous présents au 8e dîner de gala annuel de levée de fonds organisé par Anta Akhi (Toi mon frère) France. Libanais, Français d’origine libanaise et Français de souche se sont retrouvés à la salle impériale de l’hôtel The Westin de la place Vendôme à Paris dans une ambiance d’une rare convivialité et de joie marquée par le bonheur de donner sans attente d’un retour qu’un meilleur bien-être des enfants et adolescents atteints d’un handicap. Depuis la Ville Lumière, les donateurs et les bénévoles contribuent à l’aide matérielle et humaine que dispense Anta Akhi Liban. Anta Akhi France a fait du chemin depuis huit ans. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les fonds collectés au premier dîner ont totalisé près de 35000 euros. En 2011, le bilan audité a grimpé pour dépasser la barre de 100000 euros ou plus exactement 103870 euros. Ce montant est le résultat de fonds levés grâce au dîner de gala, aux sponsors, à la vente aux enchères animée par «un fidèle au rendez-vous annuel», le commissaire-priseur directeur chez Piasa, James Frattori. Ce dernier enfreint, à chaque rencontre les règles du métier, pour participer en personne pour un seul tour à la vente aux enchères et l’emporter en plus. L’édition du dîner de gala 2012 a été ponctuée par l’invité d’honneur, l’écrivain libanais en langue française Alexandre Najjar, qui n’est plus à présenter au public. L’écrivain et avocat a versé à la caisse d’Anta Akhi France tous les revenus de la vente de ses livres lors du dîner. Autre point fort à relever les contributions d’Imad Morcos devant son Kanoun, le chanteur à la voix d’or Bruno Tabbal. L’association Anta Akhi Liban est née il y a tout juste 20 ans par la volonté, la témérité et la foi d’une grande dame, Yvonne Chami. Lorsqu’on l’interroge sur la pérennité de cette ONG, le pilier d’Anta Akhi Liban évoque les dons incommensurables de «Sitt el Beit», c’est-à-dire la Dame de la maison, la Vierge Marie. L’Etat libanais brille par son absence au niveau de tout soutien.

Liliane Mokbel
 


 

10e anniversaire de l’Ordre des infirmiers et infirmières
Appel à la préservation des droits du personnel infirmier

L’Ordre des infirmières et infirmiers au Liban a célébré son 10e anniversaire au Palais de l’Unesco à Beyrouth avec pour slogan Les soins infirmiers entre médias et personnes éminentes. La présidente de l’Ordre, Hélène Samaha Nuwayhid, a souligné l’importance de cet événement et a salué toutes celles et ceux qui ont travaillé dans le domaine des soins infirmiers et lutté pour la création de l’Ordre, celui-ci étant devenu au fil du temps une véritable demeure et un refuge pour le personnel infirmier. Elle a insisté sur le renforcement de l’éthique très élevée de cette profession, considérant les infirmières et infirmiers comme la colonne vertébrale et le filet de sécurité des patients. Elle a terminé son discours en insistant sur le rejet du silence et de la marginalisation, ainsi que sur la préservation des droits et de la dignité du personnel infirmier. La cérémonie comprenait aussi un hommage aux personnalités éminentes de l’Ordre qui ont beaucoup contribué à l’avancement de la profession. L’hommage réunissait les anciens présidents, des enseignants, des professeurs, des chercheurs, des gestionnaires, ainsi que des responsables dans différents domaines ayant laissé leur marque dans le secteur des soins infirmiers. Un documentaire sur l’Ordre à travers les médias a été enfin diffusé dans le but de relater le parcours de l’Ordre, ses réalisations et les accomplissements de son personnel, au niveau administratif, réglementaire, juridique et éducatif, avec toutes les étapes importantes marquant ses dix premières années.

Nada Jureidini
 


 

Exposition
Voir avec les mains

L’opérateur mobile alfa, géré par Orascom Telecom, et l’Ecole libanaise des aveugles de Baabda ont organisé, sous le patronage de Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban et en sa présence, une exposition de sculptures réalisées par les élèves de l’école, orientés par le sculpteur Anachar Basbous et par Rita Saab Moukarzel.
Intitulé Voir avec les mains, l’événement a eu lieu, le 19 décembre, à la Résidence des Pins et a rassemblé les amis de l’école et les amoureux de l’art. Les sculptures exposées ont étonné les invités par leur beauté et leur finissage. Une preuve de plus qu’aucun handicap ne peut empêcher la volonté de vie et de persévérance. Un cocktail a suivi l’exposition et réuni tous les invités et les sculpteurs dans une ambiance pour le moins festive et conviviale.

       

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