Magazine Le Mensuel

Nº 2923 du vendredi 15 novembre 2013

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3 questions à Abdel Hadi Mahfouz

L’épisode du 8 novembre de l’émission 
satirique Bassmet Watan a suscité une vive réaction des partisans du Hezbollah et des sunnites de Tripoli. Croyez-vous qu’il dépasse les limites de la liberté d’expression?
Tous les médias ont mis un point d’honneur à respecter les croyances religieuses des Libanais et à s’interdire d’y porter atteinte. Ce n’est pas la première fois que Bassmet Watan provoque une telle réaction. Chaque année, un épisode touche à une personnalité religieuse et suscite une réaction, alors que la situation du pays est délicate. La liberté d’expression doit être protégée, mais la loi y a mis des limites.  

Croyez-vous que les réactions doivent se traduire dans les rues ou par un recours à la justice?
Nous sommes contre le recours à la rue. La manière indiquée pour réagir est la justice. J’ai trouvé positif le fait que des journalistes libanais présentent en commun une lettre de protestation contre la teneur de l’épisode.  

Est-ce que le Conseil national de l’audiovisuel devrait prendre des mesures?
Dans l’état actuel des choses, et face à un gouvernement démissionnaire, le Conseil ne peut pas grand-chose. Toute recommandation devrait être remise à un Conseil des ministres qui ne se réunit pas. Vous savez que le rôle du CNA est consultatif. Je crois plutôt que la seule solution est que les médias respectent le pacte d’honneur et ne contribuent pas à enflammer les esprits.

Arlette Kassas

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