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Nº 2930 du vendredi 3 janvier 2014

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Ammar Houri, député de Beyrouth. Des similitudes avec l’assassinat de Wissam el-Hassan

Une semaine s’est écoulée depuis l’assassinat de l’ancien ministre des Finances Mohammad Chatah, Magazine a rencontré Ammar Houri, député du Courant du futur, membre de la coalition du 14 mars, à laquelle appartenait la victime, afin de faire la lumière sur ce nouvel attentat.
 

Quelle est votre lecture de l’assassinat de l’ancien ministre Mohammad Chatah?
L’assassinat du ministre Chatah s’inscrit dans la série noire des attentats ayant visé les membres du 14 mars depuis 2004, dont le premier a, par ailleurs, ciblé (l’ancien ministre et député) Marwan Hamadé. Depuis, les crimes sanglants n’ont plus cessé, se produisant à intervalles réguliers.

Les figures principales de votre parti, dont 
l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, ont 
accusé à mots couverts le Hezbollah d’être responsable de l’attentat du Starco. Partagez-vous cette opinion, Chatah ne jouant pas, après tout, un rôle central au sein de la coalition du 14 mars?
Très sincèrement, je n’ai pas d’explications sur les raisons ayant motivé ce lâche attentat, c’est à l’assassin qu’il faut poser cette question.

Disposez-vous de nouvelles 
informations relatives à cet 
assassinat?
Nous avons l’impression que l’assassinat de Mohammad Chatah avait de nombreux points communs avec celui ayant coûté la vie au Premier ministre Rafic Hariri, en 2005, attribué à un islamiste du nom d’Ahmad Abou Adass. Du point de vue de son exécution, il est vrai qu’il présente certaines similitudes avec celui du chef des services de renseignements des Forces de sécurité intérieure, le général Wissam el-Hassan. Mais nous ne disposons pas de nouvelles informations sur le sujet.

Est-il vrai que c’est l’ancien commandant des Forces de sécurité intérieure, Achraf Rifi, qui aurait été visé, comme l’affirment certaines sources du Courant du futur?
Je l’ignore.

Lors des funérailles de Mohammad Chatah, l’ancien Premier ministre Fouad Siniora a appelé à une résistance pacifique contre les armes du Hezbollah. Quelle forme cette dernière 
prendra-t-elle?
Nous n’avons pas encore discuté du mécanisme à mettre en place.

Le 14 mars peut-il encore siéger dans un gouvernement 
comprenant le Hezbollah?
Je crois que le cabinet, actuellement envisagé, est un gouvernement de distanciation qui s’attellerait à résoudre uniquement les problèmes urgents des citoyens en laissant de côté les questions politiques épineuses. Ces dernières feraient l’objet de discussions entre les différentes factions dans le cadre de la table de dialogue. Il faut à tout prix éliminer les sources de dissension du fonctionnement du Conseil des ministres en les confinant à la table du dialogue. Nous attendons que ce nouveau  gouvernement soit formé par le Premier ministre désigné, Tammam Salam, et le président de la République, Michel Sleiman. Il revient aux diverses factions politiques de l’approuver ou de le rejeter.

Quel regard portez-vous sur la lettre rédigée par le ministre Chatah et destinée au président iranien Hassan Rohani, publiée par le quotidien américain The Wall Street Journal. Pensez-vous qu’il est temps pour le 14 mars de s’ouvrir à l’Iran par 
l’intermédiaire d’une figure pragmatique du calibre de Rohani?
Je préfère ne pas aborder le contenu de la lettre adressée au président Rohani et autour de laquelle nous étions toujours en discussion au sein du 14 mars. Mais il reste à déterminer si des personnes comme le président Rohani et le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, seront capables de contrer le courant radical et puissant des Gardiens de la révolution iraniens.

Propos recueillis par Mona Alami

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