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Nº 2941 du vendredi 21 mars 2014

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ECONOMIE

Gaz et pétrole. Spectrum aurait investi près de 67 millions $

«Les investisseurs se montrent plutôt froids lorsqu’on évoque avec eux d’éventuels placements ou projets dans le domaine du pétrole et du gaz au Liban», a confié à Magazine une source proche du dossier de l’exploration des champs pétrolifères au Liban, ajoutant que ces derniers disent que pour eux «le Liban est en veilleuse ou – on hold – pour l’instant». En fait, ils n’ont pas l’intention de dépenser un seul sou dans un pays où l’incertitude politique prédomine et la sécurité se dégrade. Ils rappellent l’expérience des Britanniques, qui, à travers la société Spectrum, ont investi dans une première phase la coquette somme de 65 millions de dollars pour l’exploration en 3D inshore. Toutefois, ils n’ont été en mesure de vendre aucune étude à des clients investisseurs intéressés par cette manne du Liban. Malgré tout, confiante dans des jours meilleurs, la compagnie Spectrum a encore été plus loin et a investi près de 2 millions et demi de dollars supplémentaires durant la première phase de l’exploration offshore. Cette première phase vient de prendre fin. Elle a été effectuée sur deux lignes, la première s’étendant de Aley à Zabadani et la deuxième à Batroun. Les études sont encourageantes quant au potentiel et elles montrent des résultats positifs qui seraient similaires en termes de volume à ceux découverts offshore en Syrie, selon la même source. Celle-ci ajoute que ces opérations d’exploration offshore ont été entamées dans les lieux précités non pas pour des raisons politiques, mais pour des raisons stratégiques et d’autres liées à la sécurité suprême de l’Etat. Aujourd’hui, Spectrum se trouve dans un attentisme incommode. Le lancement de la phase II de l’exploration offshore aurait-il lieu? Serait-il utile d’investir de nouveau 2,5 millions de dollars, alors que les deux décrets-lois élaborés par l’ancien ministre de l’Energie, Gebran Bassil, risquent de traîner dans les tiroirs pour une période indéterminée et de reporter ainsi les délais pour un retour sur investissements des compagnies étrangères? Entre-temps, le grand perdant est le Trésor libanais, qui a un besoin pressant de revenus substantiels pour équilibrer et assainir les finances publiques. Le Liban est en train de rater des opportunités en or pour son économie sacrifiée à l’autel des tiraillements politiques.
 

Liliane Mokbel

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