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Nº 2946 du vendredi 25 avril 2014

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Banque Libano-Française. Une valeur ajoutée aux clients

La Banque Libano-Française (BLF) poursuit son développement à l’international, afin d’apporter ses services et compétences à sa clientèle libanaise d’affaires, ainsi qu’à la diaspora. Le point sur sa stratégie dans ce domaine avec Maurice Iskandar, directeur de l’International et membre du comité exécutif.
 

A  la BLF, explique Maurice Iskandar, «notre principal souci est de suivre nos clients libanais au Liban à travers notre réseau de 51 agences, mais aussi les Libanais de la diaspora dans leur développement à l’international». «Nous essayons de leur fournir les services dont ils ont besoin dans leurs opportunités d’affaires à l’étranger», poursuit-il. Pour ce faire, le groupe BLF est implanté en France, Genève et à Chypre à travers la Banque SBA et la LF Finance (Suisse), mais aussi en Syrie à travers Bank al-Sharq, notant que le groupe BLF est présent en Syrie depuis bien longtemps.
Pour renforcer sa présence dans la région du Golfe et en Afrique, le groupe a décidé d’ouvrir un bureau de représentation à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, et à Lagos, au Nigeria». Et ainsi développer la franchise et la présence internationale de la BLF. «En plus de notre présence physique sur place, nos cadres effectuent des allers-retours fréquents, afin de pallier au mieux les attentes de la clientèle libanaise et plus largement étrangère, qui ont des intérêts d’affaires et des relations avec le Liban», explique Iskandar.
Plus récemment, la BLF a choisi de s’implanter à Bagdad en Irak, un pays très porteur.
En effet, selon Iskandar, «l’Irak est un pays très peu bancarisé où nous pouvons offrir des services bancaires à nos clients libanais qui y sont installés, mais aussi à la clientèle irakienne. Le potentiel irakien est énorme». Après s’être implantée à Bagdad, la BLF compte élargir son réseau d’ici à deux ans. «Nous comptons ouvrir quatre nouvelles agences qui dépendront des réglementations locales et des autorisations. A priori, elles seront situées à Erbil, dans le Kurdistan irakien, à Bassora, Najaf et Mossoul», précise-t-il. Ces nouvelles branches de la BLF se concentreront sur une clientèle de grandes entreprises et de PME locales, ainsi que sur les clients libanais de la banque qui développent leurs activités en Irak, en plus des services de banque de correspondance (Correspondant Banking) offerts aux institutions bancaires locales. «Nous offrirons là-bas toute la panoplie de services que nous offrons déjà au Liban», indique Iskandar.

 

L’Afrique, marché prometteur
Il affirme également ne pas craindre la concurrence d’autres banques libanaises car «le potentiel du pays est très important, il y a de la place pour tout le monde, même si le marché est difficile», à cause de la situation du pays, «on peut quand même y développer une valeur ajoutée».
Plus largement, les pays de l’Afrique de l’Ouest ou de l’Afrique centrale s’avèrent prometteurs, mais pour l’heure, assure Iskandar, «nous sommes en train d’étudier les opportunités de près, mais au-delà du développement de notre bureau de représentation à Lagos, aucun projet spécifique n’est en cours dans cette zone». D’ores et déjà, des équipes du groupe se déplacent régulièrement afin de développer les métiers de la Banque privée (Private Banking), des services personnalisés aux individus VIP  (Personal Banking) et des services bancaires aux entreprises (Corporate Banking)
Quant à l’impact de la situation en Syrie sur les opérations de la banque, le directeur de l’International à la BLF souligne qu’elle a «clairement eu un impact sur les six agences présentes dans le pays». «La situation est difficile car il faut opérer, tout en protégeant nos ressources humaines et en les retenant sur place. Nous avons dû allouer des provisions importantes, compte tenu de nos engagements conséquents en Syrie, et les volumes de transactions se sont réduits considérablement, du fait de la situation et des sanctions internationales qu’il faut respecter».

Jenny Saleh

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