Magazine Le Mensuel

Nº 2993 du vendredi 20 mars 2015

general

Istanbul, Jordanie. Magie et charme

Pour les vacances pascales, évadez-vous dans des sites d’une beauté et d’une richesse époustouflantes. Deux destinations proches et abordables. Deux joyaux surtout. Pas besoin, en tant que Libanais, d’avoir son visa pour se relâcher à Istanbul et en Jordanie. Ce qu’il faut savoir.

Sultanahmet
C’est là où se trouvent, entre autres, Aya Sofia, Topkapi, La Citerne (le droit d’entrée dans ces lieux est de plus ou moins 20 dollars) et la Mosquée bleue ou Sultanahmet Camii, l’une des plusieurs mosquées historiques d’Istanbul. Elle est construite entre 1609 et 1616, pendant le règne du sultan Ahmet Ier. Elle comporte une tombe du fondateur, une médersa et un hospice. L’intérieur est décoré de 21043 carreaux de faïence d’Iznik à dominante bleue, dont la mosquée tire son surnom. On y a accès gratuitement.

Le palais de Topkapi
Ce palais et son harem constituent l’un des monuments les plus emblématiques d’Istanbul. Outre son intérêt artistique indéniable, il permet également, par son importance historique, une véritable plongée dans la vie de cour de l’époque ottomane. Ce palais, constitué d’un ensemble de pavillons disséminés dans des jardins, était une vraie ville, avec harem, mosquées, bibliothèques… Le musée est ouvert de 9h30 à 17h, sauf les mardis. Fermeture des guichets à 16h. Guichets séparés pour le harem.

 

La basilique Sainte-Sophie
Ancienne église chrétienne de Constantinopledu VIe siècle, devenue une mosquéeau XVe sièclesous l’influence du sultan Mehmed II. Depuis 1934, elle n’est plus un lieu de cultemais un musée, sous l’impulsion d’Atatürk. De très belles mosaïques, une coupole majestueuse soutenue par des demi-coupoles, des vestiges de son passé chrétien, telle une figure de la Vierge Marie et de l’archange Gabriel. Elle est ouverte de 9h à 18h sauf les lundis.

 

La Citerne Basilique
Longue de 140 mètres et large de 70 mètres, elle est construite par Constantin au IVe siècle et agrandie par Justinien. C’est l’une des structures historiques les plus somptueuses d’Istanbul. La voûte est soutenue par 336 colonnes récupérées dans des temples païens. Au fond de la citerne, deux têtes de méduses servent de soutien aux colonnes.

 

 


Le Grand Bazar
Il se situe au centre de la ville, dans des bâtiments historiques médiévaux. Avec ses 58 rues, 18 portes et ses 200000 mètres carrés, il reste le plus grand marché couvert «ancien» au monde. Les arcades se succèdent avec des mosaïques de couleur bleue, rouge et verte. Les allées ouvrent sur des caravansérails, de forme carrée, organisés par type d’artisanat: bijoux, tapis, textiles, mosaïques, argenterie… Ne ratez surtout pas le Vieux Bazar, caravansérail principal et le plus ancien, ni le Bazar égyptien, avec ses épices aux mille saveurs et ses loukoums parfumés. Le Grand Bazar ferme à 19h.

La Suleymaniye cami
Le célèbre architecte Sinan construit la Mosquée de Soliman (Suleymaniye cami) entre 1550 et 1557, pendant la période du sultan Soliman le Magnifique. C’est la plus belle de toutes les mosquées impériales d’Istanbul. Les mausolées du sultan Soliman le Magnifique et de sa femme, la sultane Hürrem Roxelane, ainsi que la tombe de l’architecte Sinan se trouvent dans les jardins. Ce complexe comprend également quatre médersas (écoles), une école de médecine, un hospice, un réfectoire, un caravansérail et des bains turcs. La mosquée est ouverte tous les jours de 9h à 18h, sauf durant les horaires de prière. Entrée gratuite.

Le palais de Dolmabahçe
Il a été bâti sur un terrain gagné sur le Bosphorelors de travaux au XVIIe siècle. Le somptueux édifice, un Versailles version ottomane, fut érigé par le sultan Abdlülmacid en 1853. Il hébergea la Cour impériale jusqu’en 1923, date de la fondation de la République. De style baroque, le luxe est à profusion.Le palais comporte 285 pièces, 46 salons, 6 hammams et 68 toilettes. Atatürk en fait sa résidence présidentielle et s’y éteint le 10 novembre 1938. Toutes les horloges du palais marquent nostalgiquement cet instant-là. Ouvert tous les jours, sauf les lundis et les jeudis, de 9h à 16h.

Amman
La capitale de la Jordanie est une ville riche d’histoire, d’une culture locale expressive et de jolis quartiers. Installée sur 19 collines aux portes du désert, Amman est la ville idéale pour séjourner et visiter ensuite d’autres merveilles jordaniennes. Voyagez dans le passé de cette ville fascinante en découvrant la Citadelle, un site archéologique jonché de ruines sublimes qui surplombe Jabal al-Qal’a. Découvrez le théâtre romain, construit 200 ans avant Jésus-Christ et utilisé jusqu’à nos jours pour des événements ou des concerts estivaux. Darat al-Funun (petite Maison des arts), une maison située au cœur d’un jardin. Il s’agit de la maison de Peak Pacha, le lieutenant-colonel Frederick Peak, qui dirige la Légion arabe de 1920 à 1930. Le bâtiment est transformé en une galerie d’art exposant les œuvres d’artistes arabes connus.

Jerash
Située à 50 km de Amman, Jerash est l’une des cités romaines les mieux préservées du monde. La ville a connu son âge d’or entre le Ie et le IIIe siècle de notre ère. On y entre en passant sous l’arc d’Hadrien. Juste après, on arrive dans l’hippodrome, où avaient lieu les mythiques courses de chars et combats de gladiateurs. Puis le temple de Zeus, le forum avec sa place ovale cernée de colonnes…Jerash a de magnifiques théâtres restaurés et dans lesquels des concerts ont souvent lieu. Le droit d’entrée est de 10 dollars. Heures d’ouverture: de 8h à 17h.

La mer Morte
C’est l’endroit le plus bas du monde… A 400 mètres sous le niveau de la mer. L’eau de la mer Morte est dix fois plus salée que l’eau de mer et riche en chlorure de magnésium, sodium, potassium, iode et bromure… On y flotte très aisément. Il vaut mieux éviter d’y plonger si blessures il y a. A éviter également de se frotter les yeux, la forte teneur en sel leur serait difficile à supporter. De magnifiques hôtels vous proposent des séjours avec spas, vu que la mer Morte est réputée pour ses boues riches en minéraux.

Pétra
C’est le joyau historique de la Jordanie, élu parmi les Sept merveilles du monde. Vaste ville taillée dans la pierre par les Nabatéens, peuple arable qui a vécu il y a plus de 2000 ans, Petra est à la hauteur de cette légende. Pour y accéder, il faut emprunter le Siq, une gorge étroite de plus d’un kilomètre bordée par de hautes falaises sculptées par l’homme et la nature. Un vrai chemin initiatique… au bout duquel on débouche sur al-Khazneh, le trésor de Pétra, majestueux tombeau à la façade mondialement connue. On l’appelle «le trésor», car d’après la légende, un pharaon aurait caché ses richesses dans l’urne en pierre qui surplombe la rotonde, au niveau supérieur. A partir de là, s’ouvre la wadi, ou la vallée. La balade au hasard des tombeaux nichés dans les falaises de pierre rose et des temples disséminés est exceptionnelle! Il faut garder ensuite de l’énergie pour gravir les 800 marches qui mènent au spectaculaire monastère al-Deir.
Pour l’entrée sur le site, l’entrée au musée, une balade à cheval pour accéder à l’entrée du Siq, le plan et brochures, il faut compter près de 50 dollars sans guide et 60 dollars avec guide. Heures d’ouverture: de 6 à 18h.

 

Danièle Gergès

 

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