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Nº 3050 du vendredi 22 avril 2016

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Culture

Entre le Liban et la Colombie. Les mots de Gabriel García Márquez

Alors que le monde célèbre la 2e commémoration de la mort de Gabriel García Márquez, l’Université Saint-Esprit de Kaslik (Usek) et l’ambassade de Colombie donnent vie à ses mots sur les bancs de la faculté.

Le jeudi 14 avril, un double événement a eu lieu à l’Usek. L’université et l’ambassade de Colombie ont tenu à célébrer les mots de l’un des plus célèbres écrivains du XXe siècle, Gabriel García Márquez, décédé il y a deux ans, le 17 avril 2014, au Mexique. Une conférence de presse suivie d’une donation d’un fonds bibliographique de l’écrivain, prix Nobel de littérature 1982, à la Faculté des lettres et au Centre des études et culture de l’Amérique latine de l’Usek. Une donation qui entre dans le cadre du plan élaboré par le ministère colombien des Relations extérieures, pour la promotion de la Colombie à l’étranger. C’est ce qu’a expliqué l’ambassadeur de Colombie, Georgine el-Chaer Mallat. «Notre activité aujourd’hui même, dit-elle, se place dans l’engament promu par le ministère des Relations extérieures et notre ministre qui s’est engagé à promouvoir l’héritage de Gabriel García Márquez et à diffuser cet héritage à travers la livraison de collections de notre grand écrivain, mise à portée du public libanais».
Remerciant le doyen de la Faculté des lettres de l’Usek, le père professeur Karam Rizk, elle rappelle les «belles relations privilégiées qui existent entre le Liban et la Colombie, des relations traditionnelles, des relations de famille qui remontent même au XIXe siècle». Auparavant, le doyen Rizk avait affirmé que les liens culturels entre les deux pays sont très étroits, invitant ses étudiants à ouvrir leurs horizons vers l’Amérique latine qui, de tout temps, a été un «continent accueillant pour les Libanais». Il a également profité de cette occasion pour lancer un appel d’espoir à la jeunesse. «Notre pays passe certes par une crise, dit-il, mais je vous appelle à l’aventure, à cet esprit d’entreprise, de courage et d’espérance. Les jeunes ne doivent jamais être abattus».
Georgine el-Chaer Mallat annonce que cet événement au Liban coïncide, heureuse chance, avec le lancement le jour même, au soir, de la bibliothèque virtuelle des grandes œuvres du grand écrivain colombien, permettant ainsi, pour les nouvelles générations, un contact plus facile avec cette œuvre monumentale et le réalisme magique de García Márquez».
Et de céder la parole, à George Abdelnour, spécialiste de littérature d’Amérique latine, enseignant à la NDU, pour une conférence intitulée García Márquez et l’Orient. Projetant des photographies de García Márquez, citant des extraits de ses œuvres, Chronique d’une mort annoncée, Cent ans de solitude, L’amour au temps du choléra… évoquant ses contemporains, ainsi que d’autres écrivains et poètes d’Amérique latine, retraçant le contexte et l’ambiance d’époque, exposant la notion d’orientalisme… George Abdelnour rappelle que la littérature d’Amérique latine est profondément attachée au dialogue avec l’Orient.

Leila Rihani
 

La Gaboteca
Comme annoncé par l’ambassadeur de Colombie au Liban, et selon l’AFP, le jeudi soir, la Bibliothèque nationale (BN) à Bogota a présenté La Gaboteca, en référence au surnom de l’écrivain, Gabo. Un immense catalogue sur lequel ont été référencés toutes les éditions des œuvres de Gabriel García Márquez, ainsi que les ouvrages qui lui sont consacrés. La Gaboteca est accessible via le site Internet
de la bibliothèque: www.bibliotecanacional.gov.co/lagaboteca. Il s’agit du «premier effort (…) pour ordonner et présenter sur le Web l’immense corpus bibliographique de Gabriel García Márquez au lecteur néophyte et à l’expert».

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