Confidences
Logo

Nº 3103 du vendredi 5 juillet 2019

Confidences
Jeudi, 14 Janvier 2016 21:43

En coulisses

Les différends interdruzes ne sont pas dangereux. Ils font partie du jeu politique et restent placés sous le plafond de l’intérêt de la communauté. Les désaccords sont apparus lorsque Talal Arslan a refusé l’aménagement d’une décharge à la Costa Brava. Ce que le PSP a perçu comme inspiré du Hezb et dirigé contre le plan Chéhayeb. La position d’Arslan quant à la candidature de Sleiman Frangié et la coordination avec le CPL ont aussi indisposé Walid Joumblatt. Ces développements ont coïncidé avec la suspension des rencontres entre les deux leaders à la lumière de l’attachement d’Arslan à l’adoption d’une loi électorale basée sur la proportionnelle et ses appels à l’instauration d’un régime triangulaire et non paritaire… La disparition de Samir Kantar et ses incidences se sont aussi traduites par des difficultés sur la scène druze et ont provoqué un profond clivage au niveau de la base.

Jeudi, 11 Juin 2015 20:11

En privé

Les derniers développements militaires sont, sans doute, liés à la réussite des organes sécuritaires à arrêter un grand chef terroriste. Ce détenu a dévoilé le nombre de terroristes armés, la nature de leurs installations et de leur armement. Ainsi, ils détiendraient des missiles et un équipement de surveillance avancés de facture française et américaine. L’homme a, par ailleurs, parlé de groupes multinationaux présents dans les camps palestiniens où sont implantés des centres d’opérations dans le but d’attaquer des rassemblements chiites sur base d’une banque de données. Ces groupes sont formés de soldats de l’Etat islamique (EI) et portent des documents d’identité falsifiés. La majorité d’entre eux est arrivée de Turquie pour résider dans les villages du Nord. Préparer les voitures piégées n’est pas leur seule occupation. Certains venus d’Asie centrale et du Caucase sont entraînés à mener des attentats suicide.

Jeudi, 18 Avril 2013 16:03

En rafale

Front anti-Assir
Sous l’impulsion de la députée Bahia Hariri, Le mufti de Saïda, le cheikh Salim Saoussan, a entamé une tournée chez les personnalités de la capitale du Liban-Sud afin de mettre sur pied un front anti-cheikh Ahmad el-Assir. Premier sollicité: l’ex-député Oussama Saad.

Condoléances diplomatiques
Un émissaire du député Walid Joumblatt s’est rendu à Tyr afin de présenter ses condoléances aux propriétaires de l’entreprise Tajco à l’occasion du décès de leur père. Il s’agit de la famille Taj Eddine contre laquelle Joumblatt avait mené une campagne qui a abouti à l’inscription de certains de ses membres sur la liste noire américaine. Si le député du Chouf cherche à arranger les choses, c’est parce que, dit-on, il convoiterait l’achat d’un bien-fonds leur appartenant à Delhamié.

Conciliation intéressée
Un ex-ministre du Mont-Liban aurait demandé aux responsables d’un média, qui relève de sa personne, de changer de ton et d’être plus conciliants vis-à-vis du 8 mars. Il espère ainsi pouvoir récupérer ses chances de retrouver, aux prochaines élections, le «paradis perdu».

Plainte sans réponse
Des citoyens ont ouvertement critiqué les agissements d’une organisation non gouvernementale qui reçoit un financement des Etats-Unis. Un responsable de cette ONG les aurait tout bonnement escroqués. Leurs plaintes n’ont entraîné aucune réaction de la part des concernés.

Fateh renoue avec Damas
La reprise des relations entre Damas et le mouvement Fateh se ressent de plus en plus sur la scène libanaise. En effet, d’importantes réunions libano-palestiniennes s’y tiennent dans un nouveau climat défavorable au mouvement Hamas.

Prise de bec
Le ministre des Affaires étrangères, Adnan Mansour, a eu une prise de bec avec le ministre des Affaires sociales, Waël Abou Faour, au cours de la réunion de Baabda consacrée à la situation à la frontière nord. Mansour a jugé inutile de porter plainte devant la Ligue arabe au sujet des tirs syriens sur le territoire libanais, «puisque la Ligue soutient l’opposition, auteur de ces violations».

 

 

<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>
Éditorial
Le facteur temps est décisif

Les ministres rencontrés ou interviewés par Magazine ces dernières semaines, toutes tendances confondues, soulignent le «sens des responsabilités» des représentants de tous les partis au gouvernement et le «sérieux» avec lequel ils abordent les dossiers économiques, financiers et politiques. Ils jettent un regard plutôt positif sur la qualité des débats en Conseil des ministres, même si certains déplorent le temps parfois excessif passé sur des dossiers qui auraient pu être tranchés plus rapidement.Or le temps est, aujourd’hui, un facteur déterminant dans la dynamique de maîtrise de la crise que le gouvernement se promet d’enclencher. Chaque jour qui passe est un jour de perdu. Chaque jour qui passe éloigne davantage le gouvernement des objectifs qu’il s’est fixés au niveau de la réduction du déficit budgétaire. Chaque jour qui passe voit le service de la dette gonfler et le sauvetage de plus en plus périlleux.Cette constatation n’est pas nouvelle mais on ne la rappellera jamais assez. On ne la martèlera jamais assez. C’est parce qu’ils n’ont pas conscience du facteur temps que les responsables ont mené le pays là où il est aujourd’hui, au bord du gouffre. Le plan de réhabilitation du secteur de l’électricité, adopté en avril dernier, est pratiquement le même que celui qui avait été préparé il y a 9 ans. Les tiraillements et les surenchères politiques avaient empêché sa mise en œuvre. Si ce vaste chantier avait été lancé à l’époque, les milliards de dollars engloutis par l’EDL, qui constituent tous les ans une moyenne de 11% du budget, auraient pu être économisés et le Liban ne serait pas dans la situation délicate qui est la sienne en ce moment. Cet exemple d’incurie des pouvoirs publics peut être multiplié à volonté dans divers secteurs.Le temps n’est plus un luxe que les dirigeants peuvent se payer avec l’argent du contribuable. L’examen du budget par la Commission parlementaire des Finances et du Budget a trop traîné, ce qui est inexplicable, car la composition politique de cette instance est presque similaire à celle du gouvernement, qui a déjà amplement pris son temps pour approuver le projet de loi de Finances au bout de 21 séances marathons. Soit les partis sont atteints de schizophrénie et adoptent une chose en Conseil des ministres puis son contraire en Commission; soit ils sont incapables de tenir leurs troupes et certains députés s’ingénient à défaire ce que leurs camarades ont approuvé au gouvernement; soit les partis tiennent un double langage et, de ce fait, sont moins «responsables» qu’ils n’en donnent l’impression. Cette dernière option nous semble la plus plausible.Pour la démentir, le gouvernement doit montrer son sérieux et sa détermination à aller de l’avant en préparant et en envoyant au Parlement le projet de budget 2020 d’ici la mi-octobre au plus tard, comme le stipule la Constitution. Sinon, le sauvetage relèvera des missions impossibles.     


 Paul Khalifeh
   

Combien ça coûte

Les implants dentaires
Qu’il figure à l’avant ou à l’arrière de la cavité buccale, le vide causé par la perte de certaines dents est toujours désagréable. La pratique des implants dentaires constitue une…

Bannière
Designed and Developed by:   iBaroody
© Magazine.com.lb 2016 All Rights Reserved