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    Roger Moukarzel Le buto Jusqu’au 25 octobre, à la galerie Alice Mogabgab Cette très belle exposition regroupe des photos réalisées par Roger Moukarzel et des toiles concoctées par le peintre japonais Takayoshi Sakabe....
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Roger Moukarzel
Le buto
Jusqu’au 25 octobre, à la galerie Alice Mogabgab

Cette très belle exposition regroupe des photos réalisées par Roger Moukarzel et des toiles concoctées par le peintre japonais Takayoshi Sakabe. Un savant mélange entre l’Orient et l’Extrême-Orient! Les photos représentent Sakabe dansant le buto dans l’atelier du photographe. Avec son objectif, Moukarzel, a immortalisé ces mouvements! Le résultat, des photos magnifiques. Cette danse, tient plus de la performance que du spectacle et «met en rapport le corps avec les thématiques de l’univers». Les quinze photographies de Moukarzel et les huit sublimes peintures de Takayoshi Sakabe dévoilent la lenteur, la pureté mais aussi la puissance du mouvement du corps et de son langage dans l’espace et le temps. Un seul mot: superbe! Roger Moukarzel est né à Beyrouth en 1962. Il commence sa carrière de photographe à l’âge de 15 ans, dans un Liban en pleine  guerre. Il devient correspondant de guerre à l’agence Sygma, puis à Reuters. Il tient en même temps, un studio de photographie de mode. Depuis 1995, ses photographies artistiques sont exposées au Liban, en France, mais aussi au Caire, à Abou Dhabi, à Sharjah et en Jordanie.

 

C.T.D.  

 

 

Tanya Traboulsi
From a Distance
Jusqu’au 19 octobre, à la galerie Art Factum

La photographe libano-autrichienne Tanya Traboulsi expose sept séries de photographies présentées sous la forme de toiles abstraites pleines de couleurs et de formes. Les séries sont des espèces de séquences d’expérimentations qui dévoilent les pensées de l’artiste. Les photos semblent presque déranger l’intimité de la vie. Traboulsi a étudié le stylisme en Autriche et est revenue au Liban où elle s’est intéressée à la photographie. Elle expose internationalement et son travail se trouve dans des revues telles que Chicago Tribune, Colors Magazine et Los Angeles Times.

 

C.T.D.

 

Agenda

Nizar Osman. The red in black. Peintures.
Jusqu’au 31 octobre, à la galerie Zamaan.

Nayla Arida et Raissa Traboulsi. Animanimalism. Bijoux.
Jusqu’au 27 octobre, à la galerie Dehab.

Serge Najjar. Lines within. Photos.
Jusqu’au 19 octobre, à la galerie Kettaneh Kunigk.

White wall. Grafittis street art. Grafittis.
Jusqu’au 3 novembre au Beirut Art Center.

Angelika Von Schwedes. Peintures.
Jusqu’au 14 octobre, au Beirut Exhibition Center.

Khalil Saleeby. Peintures.
Jusqu’au 30 novembre, à l’AUB art Gallery.

Gabriel Kuri. Peintures.
Jusqu’au 17 novembre, à la galerie Sfeir-Semler.

Fadia Haddad. Chemin des masques. Peintures.
Jusqu’au 27 octobre, à la galerie Agial.  

Rima Maroun. Ether. Photos.
Jusqu’au 27 octobre, à l’Institut français.   

 


 

Ru’aa
La photographie pour s’exprimer



Lorsque l’association libanaise Zakira rencontre l’organisation espagnole Cives Mundi, le résultat détonne. Après trois mois de cours photographiques, quatre-vingts enfants réfugiés et immigrés des quartiers de Nabaa et de Aïn el-Heloué proposent, jusqu’au 16 octobre, leur première exposition, à Dar el-Mussawir.



En cette fin d’après-midi d’octobre, c’est l’affluence à Dar el-Mussawir, au début de Hamra. Ce soir, mardi 9 octobre, on inaugure la première exposition de quatre-vingts têtes enfantines, venues de Nabaa à Beyrouth et du camp palestinien de Aïn el-Heloué à Saïda. Des apprentis photographes de 10 à 18 ans qui se sont laissé séduire par Ru’aa, une initiative concoctée par la collaboration entre Zakira – qui avait déjà mis en place entre autre des projets comme Lahza et After Lahza, donnant l’opportunité aux enfants des camps palestiniens de s’exprimer par la photographie – et l’organisation espagnole, Cives Mundi. L’objectif: apprendre la photographie à quatre-vingts enfants réfugiés ou immigrés des quartiers de Nabaa et de Aïn el-Heloué.
«L’espoir d’avenir d’un pays, ce sont les jeunes. A travers cette exposition, nous voulions savoir ce que ces enfants, vivant dans des conditions moins privilégiées que d’autres, allaient nous dire», s’intéresse Milagros Hernando Echevarría, l’ambassadeur d’Espagne au Liban, qui ne rechigne pas à se fondre dans la masse des jeunes artistes. On lui devine d’ailleurs rapidement un œil de connaisseuse. «Cette exposition m’enchante, s’exclame-t-elle. Certains enfants ont voulu s’exprimer en montrant leur réalité sociale et politique, d’autres ont proposé une vision plus artistique», commente-t-elle avant de préciser que la même exposition aura lieu à la fin du mois à Grenade en Espagne où deux apprentis photographes libanais se rendront pour parler de leur expérience.
Roula, 17 ans, d’origine syrienne, habite à Nabaa. «Au départ, je pensais que tout le monde pouvait prendre des photos, qu’il ne fallait rien faire de spécial, note-t-elle. J’ai commencé à Ru’aa pour passer le temps. Puis, avec les cours, ma perception a évolué. J’ai compris la complexité de la photographie et son intérêt». A Nabaa ou à Aïn el-Heloué, les enfants se sont vu proposer deux cours de photographie hebdomadaire pendant trois mois: quelques cours théoriques pour maîtriser l’appareil photo et les règles de l’art, puis des cours de pratique sur le terrain et des séances de critique sur leurs dernières photos. Une sortie a été également organisée à Jbeil pour les enfants de Nabaa et au centre-ville de Beyrouth pour les enfants de Saïda. Roula aimerait continuer la photographie, sans forcément en faire son métier. Au cours de ce stage, elle a commencé à s’intéresser à l’humain à travers son objectif. Moustafa, 15 ans, est, lui, réfugié irakien au Liban depuis deux ans. La photographie, il avait toujours voulu essayer. C’est grâce à Ru’aa qu’il prend son premier cliché. «Je me suis beaucoup amusé, assure-t-il. J’ai appris un nouveau mode d’expression et j’ai vu la vie d’une manière différente».  
Une initiative qui n’a pas laissé leurs professeurs indifférents. «Même si on se dit très ouvert, sans arrière-pensée, on se rend compte que l’on fait tomber toujours plus de barrières, souligne Zahraa Mortada. J’ai appris de mes élèves, notamment à savoir comment communiquer autrement pour faire passer un message. J’ai décidé de participer à cette aventure pas uniquement pour enseigner. Je n’avais jamais été en contact avec autant de différentes nationalités vivant au Liban. L’idée me plaisait beaucoup de découvrir ce qu’ils allaient pouvoir exprimer à leur manière et à travers l’objectif. Quelle était leur vision du Liban? Qu’est-ce qu’ils allaient prendre en photo? Où allaient-ils nous emmener? J’étais curieuse d’en savoir plus. D’autre part, ces réfugiés ont besoin de soutien dont ils sont dépourvus. Ils vivent dans des conditions précaires et les Libanais n’y sont que très peu sensibles», précise Mortada.
Soudanais, Philippins, Syriens, Irakiens, Népalais ou encore Libanais, les enfants se côtoient et essaient de casser un tant soit peu les préjugés. «Ce stage leur ouvrirait de nouveaux débouchés, ajoute Amani Semaan, professeure également. Etre photographe, c’est un métier qui peut se pratiquer de façon indépendante, permettant ainsi à ces réfugiés de travailler».
Travailler dans la photographie, c’est un peu le rêve de Israa, 18 ans, habitant dans le camp de Aïn el-Heloué. «J’ai toujours voulu apprendre l’art de la photographie. Alors, quand j’ai entendu mes voisins parler de Ru’aa, j’ai sauté sur l’occasion». Son thème de prédilection: Le quotidien. «J’aime capturer des instants de tous les jours pour les montrer au reste du monde, pour montrer aux gens que même si les Palestiniens sont réfugiés, ils peuvent tout faire, insiste-t-elle. Et puis, nous ne devons nous- mêmes jamais oublier nos traditions». La jeune fille est fière d’exposer son premier cliché. «Ce n’est pas rien, dit-elle. La photo m’a appris à améliorer mon contact avec les gens. Elle m’a apporté également plus de confiance en moi». Pour l’instant sans caméra, elle s’exerce à prendre des photos avec son téléphone. «En majorité, les enfants ont été très intéressés et motivés, reprend Amani. Certains ont déjà l’œil et une certaine façon de voir les choses. Une envie d’apprendre».
Rois et reines de l’inauguration de leur propre exposition, les photographes en herbe ont reçu chacun un diplôme sous le regard protecteur de l’ambassadeur d’Espagne. Ramzi Haïdar, l’un des fondateurs de Zakira, est plus que fier de ses troupes et s’enthousiasme à la vue de ces clichés qu’il décortique en expliquant la construction, parfois digne de spécialistes.
Il ne reste plus qu’à courir découvrir cette exposition qui se poursuit, à Dar el-Mussawir, jusqu’au 16 octobre.

Delphine Darmency



  

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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