Economie et finance

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Immobilier
Crainte d’une bulle à moyen terme  

Une source haut placée dans le monde de la finance n’a pas caché ses inquiétudes de l’émergence d’une bulle immobilière, qui ne serait pas imminente et qui pourrait être évitée si des mesures appropriées sont prises par les autorités monétaires avant fin 2012. Selon le responsable, les autorités sont conscientes des développements sur le terrain dans le sens d’un grippage de l’économie qui pourrait conduire vers une croissance économique nulle pour l’année en cours.
La bulle se traduirait par des défauts de paiement tant de la part des promoteurs immobiliers que du côté des acheteurs, qui sont sous pression du fait du rétrécissement du marché du travail. La bulle ferait mal aux banques commerciales, puisque 30% du total de leur portefeuille de crédits sont dédiés aux agents du secteur immobilier. Le portefeuille des crédits au logement des banques s’est élevé à 6,8 milliards de dollars, après avoir atteint un pic en 2011 avec 2,2 milliards de dollars de créances à l’habitat.   
Il est vrai que la Banque centrale avait depuis près de cinq ans accordé des incitations de taille aux banques afin d’ouvrir les vannes du crédit aux particuliers et stimuler les rouages de l’économie. Elle avait exempté les banques d’un montant des réserves obligatoires en livres censées être placées auprès de la BDL, équivalent aux montants des prêts immobiliers consentis. Cet effet de levier n’avait pas été toutefois approuvé par la Banque centrale sans garde-fous, puisque la circulaire exigeait que l’emprunteur ne bénéficie pas plus de 60% en termes de créances du montant total de l’appartement ou de son projet immobilier.  
Aujourd’hui, l’offre est plus forte que la demande en ce qui concerne tous les segments de la clientèle. La source citée affirme que les prix des grands appartements de luxe ont enregistré une baisse de 20% alors que ceux des unités de logement de superficie moyenne ont reculé de 10%. Les autorités monétaires planchent en ce moment sur l’examen d’une réglementation plus stricte concernant les conditions d’octroi de financement aux constructeurs et promoteurs immobiliers et peut-être une meilleure flexibilité d’octroi de fonds aux acheteurs dans le but ultime de recréer une demande et de réduire l’offre, tout en assurant l’écoulement du stock d’appartements vides ou en phase de construction. Sachant que la pose de la première pierre d’un chantier de construction nécessite des préparatifs d’ordre administratif qui durent au moins un an. Ces préparatifs comprennent le tirage des plans architecturaux et de génie civil ainsi que l’obtention du permis de construction.  
Interrogé par Magazine, un promoteur immobilier dont le cœur de métier se trouve exclusivement dans la capitale a avoué avoir misé sur l’arrivée en masse des familles syriennes au Liban pour redresser quelque peu la demande. Mais les transactions fermes d’acquisition d’appartements de la part des Syriens ont été en deçà des expectatives, ces derniers ont préféré louer des appartements à Beyrouth et dans sa banlieue, en attendant de s’acheter un pied-à-terre à Chypre ou en Grèce.




Banques
Pas de sortie de capitaux  

«Le miracle économique libanais», une expression que les milieux diplomatiques ne cessent de répéter à qui voudrait l’entendre. Ce n’est pas totalement faux ni totalement vrai. L’environnement direct instable du pays du cèdre n’a pas manqué de peser sur sa conjoncture économico-sociale. L’année 2012 s’achèverait en termes de taux de croissance des dépôts bancaires entre 6% et 7%, croit savoir un responsable de la Banque centrale. Le taux de  progression de ces dépôts s’est élevé à 3,4%, à août 2012. Cette hausse est le résultat de l’accumulation des montants des taux d’intérêt appliqués aux dépôts et non de l’augmentation de ceux-ci, a expliqué le responsable qui a une interprétation plutôt optimiste. Par extrapolation, si la croissance des dépôts se chiffre à 6% ou 7% fin 2012, ceci signifierait que la base de la clientèle des banques locales, résidante ou non résidante, est demeurée stable. Par conséquent, il n’y aurait pas eu de sortie de capitaux du Liban. Un fait qui démontre la confiance des clients dans le secteur bancaire désormais rompu à la gestion des crises et devenu de ce fait un secteur résilient aux chocs extérieurs. Lors de son analyse des faits, le responsable a souligné que pendant les dernières années marquées par un essor significatif du secteur financier, le taux de croissance des dépôts tournait autour de 13% et 14% par an. Cette progression était le résultat de l’accumulation des taux d’intérêt sur la base des dépôts et des flux de nouveaux fonds vers les établissements de crédit. Pour 2012, les banques se féliciteraient donc du maintien de leur bloc de clientèle devenu captif. En ce qui concerne le déficit cumulé de la balance des paiements, qui a totalisé 1300 milliards de livres à fin août 2012, il est le reflet certes du recul de la croissance des flux de fonds vers le Liban, mais également de la hausse du déficit commercial de 8,4 milliards de dollars en 2011 à 10,1 milliards de dollars en 2012 sur la même période. Ceci dit, le responsable cité ne craint pas outre mesure une augmentation des créances douteuses auprès des banques dans la mesure où les crédits accordés sont en grande partie dédiés à la consommation, et où les transferts d’argent des expatriés en faveur de leurs familles au Liban n’ont pas été grandement affectés. La majorité des pays d’émigration provisoire, où les expatriés libanais travaillent, ne sont pas le théâtre de secousses d’ordre sécuritaire. D’ailleurs, dans son rapport sur le Liban (article VII), le FMI a mis l’accent sur le fait que «la moyenne des créances douteuses au Liban est relativement faible à l’ombre d’une stabilité des profits de ses banques». Celles-ci auraient pu consentir des prêts dont la solvabilité des bénéficiaires n’a pas été confirmée mais des provisions ont été engrangées pour couvrir tout risque de défaut de paiement. Ces provisions seraient comptabilisées à une étape ultérieure au poste des profits si les créanciers honorent leurs engagements. Selon les chiffres de l’Association des banques (ABL), le montant total des crédits avancés au secteur privé à fin août 2012 a représenté 41,5 milliards de dollars.            

 

Liliane Mokbel
 

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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