Subtle Thrills de Randa Ghossoub à Montréal. D’engouement et de plaisir
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Nº 3002 du vendredi 22 mai 2015

Subtle Thrills de Randa Ghossoub à Montréal. D’engouement et de plaisir

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    Subtle Thrills de Randa Ghossoub à Montréal. D’engouement et de plaisir
    Un nouveau titre qui lui va à merveille. Qui symbolise à la fois sa personnalité et l’effet qu’elle laisse auprès de ses auditeurs: celui d’un sentiment subtil d’engouement et de...
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Un nouveau titre qui lui va à merveille. Qui symbolise à la fois sa personnalité et l’effet qu’elle laisse auprès de ses auditeurs: celui d’un sentiment subtil d’engouement et de plaisir. Avec sa voix qui pénètre et apaise, tout en mélodie, c’est réellement dans la subtilité que Randa Ghossoub s’abandonne à l’émotion. Jamais forcée, jamais exagérée, mais tout en douceur. A son image.
 

En Amérique du Nord, pas moyen de la rater. Elle passe sur les ondes de la radio et elle se reproduit régulièrement sur la scène montréalaise, au House of jazz et au Upstairs et, à New York, au Blue Note. On l’aime pour sa sensibilité à fleur de peau que sa voix sensuelle arrive à exprimer à travers des mélodies qu’elle choisit par coups de cœur.
Subtle Thrills. Frissons subtils. Et c’est bien l’impression que ce nouvel album lancé à Montréal, à la Maison du jazz, nous laisse. Et ce n’est pas nouveau. Pour son 4e opus, Randa, la chanteuse libano-canadienne, venant d’Afrique ayant séjourné en France et au Royaume-Uni avec de très larges incursions aux Etats-Unis, nous offre onze nouvelles chansons, un melting-pot savoureux de musique jazzy aux accents parfois orientaux, un peu dans la lignée de ce qu’elle proposait dans ses trois précédents CD qui ont tous connu un franc succès (Pillow’s Talk enregistré à Miami, I belong, à Amsterdam et Moon Breeze, enregistré à Montréal).

 

A l’origine de Subtle Thrills
Son incontestable réussite, elle la doit surtout à ce formidable talent de moduler sa voix qui, de veloutée quand elle parle d’amour, devient cassée ou enrouée, quand elle est en peine. Son interprétation tantôt soutenue, pour des morceaux modernes, ou influencée par le jazz brésilien se transforme en une complainte langoureuse pour du blues ou des chansons françaises ou s’éclaircit et s’ensoleille aux paroles espagnoles. Une versatilité rudement professionnelle que les grands noms de musiciens ont vite repérée. Sur scène, elle est accompagnée de pas moins que le pianiste Cyrus Chestnut reconnu justement pour mixer les genres. Il était d’ailleurs sur scène avec elle, à Montréal, ce 30 avril 2015, date du lancement de l’album. Il l’a découverte dans un club de jazz en Europe quand on lui a demandé de chanter Caravan, l’un des plus populaires airs de Duke Ellington, qu’elle a bien sûr interprété avec ses tonalités orientales qui ont charmé le grand compositeur. Elle a, par la suite, chanté avec le Dizzy Gillespie All-Star Big Band avant d’enregistrer Subtle Thrills dans le studio du John Lee avec Lewis Nash à la batterie et Dezron Douglas à la contrebasse. C’est d’ailleurs ce jour-là, sous une effroyable tempête de neige, alors que New York désemparée grelottait, que des moments de joie ont traversé le trio qui l’accompagnait. Des instants de joie subtils nés d’une formidable complicité avec les musiciens qui ont fait germer l’idée du titre de l’album. Un album dont la photo est signée Carlos Ghossoub et qui est disponible sur Amazon.com, CD Baby et sur iTunes.

 

Gisèle Kayata Eid (Montréal)

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Éditorial
La fin de l’Histoire

Les hordes de l’Etat islamique se sont emparées de la magnifique cité antique de Palmyre, l’un des sites archéologiques les plus riches et les mieux conservés du Levant. Au-delà de la beauté des pierres, de la majesté des temples, de la splendeur des colonnades torsadées et des impressionnants monuments funéraires vieux de 2000 ans, Palmyre est un symbole. Celui d’un Machrek, berceau et creuset d’illustres civilisations, dont l’apport à l’Humanité fut crucial; symbole d’un passé glorieux, trait d’union entre l’Orient de Zénobie et l’Occident d’Aurélien, d’une continuité dans la marche de l’Histoire, d’un pluralisme ethno-religieux, qui fait la richesse de cette partie du monde. Les armées du conquérant de la Syrie, Khaled Ibn el-Walid, tout droit sorties du désert d’Arabie, n’ont pas tenté de détruire Palmyre ou d’autres sites du Levant. Les califes omeyades et abbassides, les Fatimides, les croisés, Saladin, les Mongols, les Mamelouks, les Ottomans, les colonisateurs franco-britanniques, aucun de ceux qui ont occupé, ou dominé, notre région au fil des siècles n’a songé à démolir ces vestiges du passé. Certains ne s’y intéressaient pas, d’autres, en revanche, les ont mis en valeur, estimant que pour grandir, il fallait savoir apprécier les grandes choses.Les crimes perpétrés par Daech contre les peuples du Levant et leur patrimoine archéologique n’ont pas d’équivalent dans le passé des Arabes et de l’islam. Pour cette excroissance monstrueuse d’al-Qaïda, l’Histoire commence il y a quatorze siècles, et tout ce qui vient avant doit disparaître, ce qui vient après doit faire l’objet d’une impitoyable révision afin d’en éliminer les impuretés. C’est cela l’islam du désert, dont la vocation est bien loin des préceptes du prophète Mohammad et de ceux qui, après lui, ont dirigé sa Oumma. En effaçant les traces du passé, Daech veut détruire les symboles qu’elles représentent, pour que domine sa vision d’un monde uniforme, plat, formaté, monotone, totalitaire, injuste, arbitraire, lassant et désespérant. Et c’est en construisant cet enfer, à coups de têtes tranchées, de femmes et d’enfants réduits à l’esclavage, de minorités déracinées, et de populations martyrisées, qu’Abou Bakr el-Baghadadi promet à ses hommes le paradis.Le monde n’a pas encore pris la mesure du danger que représente ce groupe pour l’Humanité. Certains pays dits «civilisés» ne déploient pas les moyens nécessaires pour endiguer sérieusement l’avancée de Daech. Sinon comment expliquer le fait que cette organisation, soumise depuis neuf mois à des bombardements aériens quotidiens menés par des dizaines d’avions, parvient toujours à agrandir son territoire? Des Etats de la région continuent de trouver des convergences d’intérêts avec Abou Bakr el-Baghdadi, partant du principe que «l’ennemi de mon ennemi est mon ami». Le plus dangereux est cette tentative pernicieuse de réhabilitation du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, que certains espèrent voir rayé de la liste des organisations terroristes des Nations unies. Même au Liban, il existe des naïfs qui se croient à l’abri de la menace de Daech dans toutes ses versions, et pensent jouir d’une marge de manœuvre assez large pour jouer aux malins, dans l’espoir de régler des comptes politiques avec leurs adversaires locaux. Ils n’ont pas compris que la menace est globale, que personne n’y échappera, et que l’heure de l’union sacrée a sonné depuis longtemps. 



 Paul Khalifeh
   

Santé

Les conséquences de l’accident vasculaire cérébral. Lésions, séquelles, handicaps
Un engourdissement, une impossibilité de bouger, des troubles de la parole et de la vision et une perte de sensibilité…

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