Magazine Le Mensuel

Nº 2880 du vendredi 18 janvier 2013

Hommage

Métropolis célèbre Alain Resnais. Rétrospective: «La mémoire et l’imaginaire»

L’Association Métropolis entame en toute beauté l’année 2013, avec une rétrospective dédiée à l’un des plus grands cinéastes de notre époque: l’inégalable Alain Resnais. La mémoire et l’imaginaire, c’est du 20 au 30 janvier.

Alain Resnais. Aussitôt son nom mentionné, surgissent à la mémoire des images de son mythique premier long métrage, Hiroshima mon amour, qu’il a réalisé en 1959, sur un texte de Marguerite Duras et qui, jusqu’à nos jours, reste classé comme l’un des meilleurs films de tous les temps. Pour Les Cahiers du cinéma, «le film de Resnais prend acte que le monde est profondément transformé après la Seconde Guerre mondiale, réduit en fragments. Si l’humanité entière est en ruine, le cinéma doit s’adapter: un langage nouveau naît de la plume de Duras, la narration est déconstruite, la temporalité éclatée. Imprévisible. Novateur, précurseur, Hiroshima mon amour, à l’aube des années 60, bouleverse l’Histoire du cinéma…».
Ce long métrage est l’un des neuf proposés par Métropolis en collaboration avec l’Institut français du Liban, dans le cadre de la rétrospective La mémoire et l’imaginaire, qui aura lieu au cinéma Métropolis à l’Empire Sofil. Organisée à l’occasion du 90e anniversaire d’Alain Resnais, qui a marqué d’une empreinte profonde le cinéma moderne, tant par l’engagement qu’il manifeste dans l’histoire de son temps, que par l’invention d’une écriture cinématographique nouvelle, La mémoire et l’imaginaire comprend une sélection très variée de neuf de ses longs métrages et ses deux courts métrages: Nuit et brouillard et Les statues meurent aussi. «Chez Resnais, comme le mentionne la revue Les Inrocks, le cinéma a toujours été mélangé à d’autres mondes, d’autres disciplines, parfois très hétérogènes, comme dans une expérience de laboratoire: l’histoire (Nuit et brouillard, Hiroshima mon amour, Muriel…), la science (Je t’aime je t’aime, Mon oncle d’Amérique), la littérature de pointe (Hiroshima…, L’année dernière à Marienbad), la bande dessinée (La vie est un roman, I want to go home, Harry Dickinson), le théâtre (Mélo, Smoking/No Smoking, Cœurs), la variété (On connaît la chanson), l’opérette (Pas sur la bouche)».
A 90 ans, Resnais vient de signer un nouveau long métrage, Vous n’avez encore rien vu, qui sera projeté, en exclusivité, en ouverture de la rétrospective, le 20 du mois courant. En compétition officielle au Festival de Cannes 2012, Vous n’avez encore rien vu met à l’affiche Mathieu Amalric, Pierre Arditi et Sabine Azéma. Le film met à l’écran l’histoire d’Antoine d’Anthac, célèbre auteur dramatique, qui convoque par-delà sa mort, tous les amis qui ont interprété sa pièce Eurydice. Ces comédiens ont pour mission de visionner une captation de cette œuvre par une jeune troupe, la compagnie de la Colombe. L’amour, la vie, la mort, l’amour après la mort ont-ils encore leur place sur une scène de théâtre? C’est à eux d’en décider. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises.
Au programme également, la projection d’Eternal Sunshine of the spotless mind, de Michel Gondry, fortement inspiré par Je t’aime, je t’aime d’Alain Resnais.

Laila Rihani
 

Au programme
Dimanche 20: Vous n’avez encore rien vu (2012).
Lundi 21: Hiroshima mon amour (1959).
Mardi 22: Les statues meurent aussi (1953) – Nuit et brouillard (1956).
Mercredi 23: L’année dernière à Marienbad (1961).
Jeudi 24: Je t’aime je t’aime (1968).
Vendredi 25: Stavisky (1974).
Samedi 26: Mon oncle d’Amérique (1980).
Dimanche 27: Mélo (1986).
Lundi 28: On connaît la chanson (1997).
Mardi 29: Cœurs (2006).
Mercredi 30: Eternal sunshine of the spotless mind de Michel Gondry (2004).

 

Toutes les projections auront lieu à 20h.
Prix du billet: 6000 L.L. – Festival pass: 40000 L.L.
www.metropoliscinema.net

 

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