Magazine Le Mensuel

Nº 2989 du vendredi 20 février 2015

Expositions

Expositions

Huguette Caland
Bronzes
Jusqu’au 28 février, à la galerie Janine Rubeiz.

Huguette Caland présente une série de sculptures en bronze, précédemment réalisées en terracotta, en granit et en papier mâché. Corps entremêlés, jambes en l’air, bras qui enlacent. Peu de détails. Surfaces lisses ou rugueuses donnent aux courbes de la texture. Ces sculptures sont, à l’image de l’ensemble de son œuvre, remplies d’humour et de légèreté. Huguette Caland confie: «Apostu m’a encouragée à faire de la sculpture». Lorsqu’elle retrouve le sculpteur roumain en exil à Paris en 1983, Caland, qui avait déjà travaillé différents matériaux, se met pour la première fois à la sculpture. C’est dans un atelier parisien que l’artiste conçoit une trentaine en terracotta et quelques-unes taillées dans du granit, avant de les réaliser en bronze à Los Angeles où elle réside. Huguette Caland est née à Beyrouth. Elle a commencé à peindre à l’âge de 16 ans sous la tutelle de Fernando Manetti, un artiste italien qui habitait au Liban. Elle a ensuite étudié l’art à l’Université américaine de Beyrouth. Aujourd’hui installée à Los Angeles, ses œuvres sont exposées un peu partout dans le monde.

C.T.D.

Helen Khal
Séduction subtile  
Jusqu’au 22 février, à la galerie Mark Hachem.

Décédée le 20 mai 2009, Helen Khal était une artiste peintre et critique qui a marqué par son pinceau et sa plume l’histoire artistique libanaise. Née en 1923 en Pennsylvanie, Helen retourne au Liban, son pays d’origine, en 1946 et poursuit ses études à l’Alba. Elle épouse le poète Yusuf el-Khal et fonde, en 1963, la première galerie d’art à Beyrouth, Gallery One. Cette fois, ce sont les petits formats d’Helen Khal qui sont présentés sous le titre Séduction subtile. Comme elle l’affirmait, «chaque couleur a son propre climat, crée son univers particulier non enfreint et parle avec une calme séduction».  A la fois peintre du figuratif et de l’abstrait, elle a commencé par l’impressionnisme, puis est passée par une période de néo-cubisme et d’expressionnisme abstrait, avant d’atteindre l’abstraction pure, non objective des champs de couleurs! Helen ne dessine pas avec le trait, mais avec la couleur. Celle-ci est son sujet. Ses couleurs vibrent et vivent. A voir.

C.T.D.

Agenda

Anna Boghighian
I heard of myths but I understood I have to free myself from it but how, when and where. Jusqu’au 7 mars, à la  galerie Sfeir-Semler.

Youssef Basbous
The age of wood. Jusqu’au 30 avril, à la galerie Macam.

John Carswell
Trans-Oriental monochrome. Jusqu’au 25 février, à la AUB Byblos Bank Art Gallery.

Pop-up store: Effys. Jusqu’au 31 mars, aux Souks de Beyrouth.

Compositions. Jusqu’au 28 février, au Metropolitan Art Society.

Edouard Elias
Exils syriens. Jusqu’au 7 mars, à l’Institut français de Deir el-Qamar.

Fouad el-Khoury
Suite égyptienne. Jusqu’au 6 mars, à la galerie Tanit.

Related

La bande dessinée arabe s’expose. Plus qu’un divertissement, une lecture de nos sociétés

admin@mews

Les Mille et Une Nuits se révèlent à l’IMA. Un chef-d’œuvre oriental au cœur de l’Occident

admin@mews

Nayla Saroufim. L’art de créer et de s’exprimer

admin@mews

Laisser un commentaire