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Nº 3052 du vendredi 6 mai 2016

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Santé

Les allergies saisonnières au Liban. Le pollen en cause

L’augmentation des taux de pollen au Liban contribue fortement aux allergies saisonnières. Plus de 30% des Libanais souffrent de tous types d’allergie en raison des hauts niveaux de pollen et de la pollution croissante.

Le printemps est la saison la plus difficile pour les personnes souffrant d’asthme et d’allergie. Sanofi et la Société libanaise d’allergie et d’immunologie ont alors organisé une séance d’information média, afin de soulever la question de l’augmentation des allergies chez les Libanais et les raisons des éternuements, de la respiration sifflante et des démangeaisons des yeux.
Le climat chaud, combiné aux arbres bourgeonnants et les fleurs en éclosion, engendre les symptômes suivants: nez qui coule, yeux larmoyants et difficultés de respiration. L’allergie au pollen et les autres types d’allergies, notamment l’allergie aux moisissures, voient leur prévalence et sévérité augmenter dans le monde et continueront de constituer un problème avec l’augmentation des températures et la croissance des expositions aux allergènes.
L’allergie au pollen est une maladie affectant les membranes muqueuses du nez et des yeux, caractérisée généralement par un écoulement nasal, une congestion nasale, des larmoiements, des démangeaisons oculaires, des démangeaisons nasales, des démangeaisons de l’oreille interne et du palais, causés par une hypersensibilité au pollen, comme le pollen des arbres, des graminées et des mauvaises herbes. Lorsque l’allergène entre en contact avec l’immunoglobuline E (IgE) liée aux cellules dans les tissus de la conjonctive et la muqueuse nasale, les tissus libèrent les médiateurs comme l’histamine ou les leucotriènes et engendrent des symptômes allergiques embêtants. La rhinite allergique non traitée pourrait aboutir à l’asthme dans environ 40% des cas. Au Liban, la prévalence de la rhinite allergique et de l’asthme est de 32,7% et de 5,6% respectivement.
«Il est important que les patients souffrant d’allergies reçoivent un diagnostic précis et un traitement approprié. Le moyen le plus sûr de gérer les symptômes d’allergie est de les traiter avant qu’ils ne commencent à sévir. Les spécialistes de lutte contre les allergies possèdent l’expertise professionnelle afin d’aider à identifier et à confirmer les allergies et de proposer des traitements et des mesures de contrôle de l’environnement du patient, pour réduire les symptômes et améliorer la qualité de vie», suggère le Dr Carla Irani, spécialiste en allergie et immunologie clinique. Les symptômes allergiques peuvent affecter le sommeil et la performance au travail ou à l’école et gênent de même les activités de loisir. «De nombreux adultes et enfants souffrent d’allergies saisonnières aboutissant, dans certains cas, à des complications quotidiennes comme les céphalées, la soif, l’isolation sociale, la tristesse et la baisse du niveau d’énergie. Certains patients sont incapables de porter leurs lentilles de contact par exemple», conclut Irani.

Déchets
Plus tu tries, plus tu vis

Consciente du danger de la pollution sur la santé, Yogadream a organisé une conférence sur la crise des déchets au Liban intitulée Plus tu tries, plus tu vis, donnée par les Drs Zeina Dagher et Roula Daou Chabo.
Les dépôts d’ordures ménagères, composés de 50% de matières organiques, constituent une source de maladies diverses. L’accumulation des ordures ménagères dans une ville menace la santé. Elles peuvent être à l’origine de la prolifération de microbes, parasites et autres vecteurs de maladies, transmissibles par voie fécale-orale (eau contaminée), respiratoire (aérosols) ou par des vecteurs vivants (moustiques, rats, tiques). La putréfaction engendre des odeurs incommodantes et des vapeurs irritantes, susceptibles de provoquer des phénomènes allergiques, voire des pneumonies.
Plusieurs facteurs influencent négativement la qualité de l’air à Beyrouth. Le niveau des particules fines et ultrafines dépasse les normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces nanoparticules peuvent atteindre des organes cibles secondaires. Une attention particulière est attribuée quant à l’exposition aux dioxines par voie respiratoire, compte tenu des activités accrues d’incinérations des déchets au Liban. En effet, les dioxines, cancérogènes certains, sont des polluants organiques persistants produits lors de la combustion et s’accumulant dans la chaîne alimentaire. Les aliments les plus contaminés sont les viandes, les poissons, les œufs, certaines matières grasses et les produits laitiers. D’autres effets associés aux dioxines: malformations congénitales, toxicité fœtale, altérations du développement de l’enfant, troubles endocriniens….
Pour mieux se protéger, plusieurs solutions sont envisageables: avoir de bonnes habitudes d’hygiène, trier les déchets, composter à domicile, privilégier le bon conditionnement, les produits avec moins d’emballage et les sacs réutilisables pour les courses, lutter contre le gaspillage alimentaire, utiliser les produits jetables à bon escient, limiter les impressions papier, donner/vendre/réparer ses vêtements et les objets d’occasion, économiser les piles…

NADA JUREIDINI

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