Magazine Le Mensuel

Nº 3080 du vendredi 4 août 2017

Livre

Livres

Huis clos avec Bachar al-Assad
De Merwann Abboud-Wazir
Ed. Erick Bonnier
Et si Bachar al-Assad était appelé à comparaître devant la Cour pénale internationale à La Haye? Quelle serait sa défense? C’est en partant de ce «simple face-à-face» que l’auteur apporte un nouvel éclairage sur ce personnage trouble à travers une approche romanesque, mais néanmoins extrêmement rigoureuse et respectueuse des faits. «Si je condamne le président sans équivoque, j’ai trouvé des circonstances atténuantes à l’homme», dit l’auteur dans un entretien. Qui se souvient que Bachar al-Assad vivait à une époque à Londres, qu’il était ophtalmologue, et que c’est son frère aîné, Bassel, qui était censé succéder au trône?

 

 

Zabor ou Les psaumes
De Kamel Daoud
Ed. Actes Sud
Après le succès de Meursault, contre-enquête (Goncourt du Premier roman 2015), voici un deuxième roman, très attendu, signé par Kamel Daoud. Zabor ou Les psaumes c’est l’histoire d’un orphelin de mère, mis à l’écart par son père, qui a grandi en compagnie des livres, qui lui ont offert une nouvelle langue. Depuis toujours, il est convaincu d’avoir un don: s’il écrit, il repousse la mort. Dans les Mille et Une nuits, une femme raconte pour sauver sa seule vie, mais «toute la littérature est là pour sauver la vie des autres, autant que possible, la part humaine», dit l’auteur. Un hommage à la nécessité de la fiction.

 

 

 

 


Le petit Macron de la langue française
De Sophie de Thalès
Ed. Leduc
Des expressions désuètes, «poudre de perlimpinpin», «à la saint-glinglin», aux jurons surannés, «diantre», «carabistouille», «fesse-mathieu», en passant par les alexandrins dont il raffole («Est-ce que vous sentez le murmure du printemps?»), aux formules latines oubliées in petto, ab initio, ou persona non grata, Macron, tout littéraire qu’il est, mène son combat aussi avec la langue. L’auteure, doctorante en Lettres, s’est amusée à en rassembler un joyeux florilège, à le décrypter avec humour, pour nous faire entrer dans cette «langue châtiée», avec le sourire et le rire francs. «Bienvenue en Macronie!».

 

 

 

 

Le message du Liban et sa signification
De Philippe Salem
Ed. Naufal-Antoine
Philippe Salem (Koura, 1041), oncologue libano-américain, écrit une chronique sur la première page du journal an-Nahar depuis 1992, date à laquelle remonte le premier des articles rassemblés et publiés dans cet ouvrage. Divisé en 8 chapitres et assorti d’un prologue, Les constantes, Philippe Salem parle du Liban au nom de sa diaspora. Il reprend à son compte la phrase de Gibran «Vous avez votre Liban j’ai le mien», ce «Liban monde» qui est le seul à avoir la liberté de décision, de déplacement, d’activité et d’influence dans le monde. «Ce qui est demandé aujourd’hui c’est la création d’un lobby libanais mondial organisé».

Nayla Rached

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