Magazine Le Mensuel

Nº 3091 du vendredi 6 juillet 2018

Cinéma en Salles

Cinémathèque Beyrouth. Nouvelle et contemporaine

Avec une rétrospective dédiée à Randa Chahal Sabbagh, l’association Metropolis a lancé Cinémathèque Beyrouth. Un projet au retentissement national, pour archiver, documenter et propager le cinéma du Liban et au Liban.


Peu de gens le savent peut-être, du moins en dehors du cadre des professionnels du cinéma, mais le Liban, le Liban officiel, a sa cinémathèque. En 1999, la Cinémathèque nationale du Liban est fondée au sein du Ministère de la culture, afin de répondre au besoin de centraliser et de sauvegarder les archives cinématographiques du Liban. Le projet est né d’un effort collectif de personnes comme Jocelyne Saab, Randa Chahal Sabbagh, Hares Bassil, Sami Kronfol et Souraya Baghdadi.
Cinémathèque Beyrouth qui voit le jour aujourd’hui, à l’initiative de l’Association Metropolis, s’inscrit dans le prolongement de tous les efforts entrepris par la société civile et les énergies individuelles qui se sont consacrées à archiver, à documenter, à promouvoir le cinéma libanais, comme Beirut DC, Né à Beyrouth, Nadi Lekol Nass, Umam, Fondation Liban Cinéma… Cette initiative est aussi le prolongement naturel des activités initiées et lancées par l’association Metropolis, depuis sa création en 2006. Au fil de ses 13 années d’existence, Metropolis a organisé une vingtaine de rétrospective, des festivals d’animation, des programmations pour jeune public, des ateliers professionnels… Toutes ces activités ressemblent davantage à celles d’une cinémathèque traditionnelle. Il était donc presque naturel que tous ces efforts aboutissent aujourd’hui à la création de cette nouvelle cinémathèque.

A la frontière du temps
Résolument moderne, contemporaine, Cinémathèque Beyrouth ne se veut pas seulement une fenêtre ouverte sur le passé, mais axée sur le présent. Ses objectifs sont multiples et s’étalent à court, moyen et long terme: préservation des archives filmiques et non filmiques du Liban, soutien à la publication d’études et d’ouvrages spécialisées, appui aux cinéastes locaux à travers la création d’une plateforme qui rendra accessible les productions contemporaines et anciennes, organisation de rétrospectives, de festivals, d’hommages autour de l’héritage cinématographique, et finalement la transmission de la culture du cinéma aux nouvelles générations.
Cinémathèque Beyrouth a été lancée le 25 juin, avec la rétrospective dédiée à Randa Chahal Sabbagh. D’autres programmations suivront.
Par la suite, Cinémathèque Beyrouth lancera une série de rencontres filmées avec des figures du cinéma, comme les cinéastes Georges Nasser, Mounir Maasri, Randa Chahal Sabbagh, ou Ghassan Haroun, chef opérateur, Abboudi Abou Jaoudé, collectionneur de posters, Hares Bassil, directeur de la Cinémathèque nationale du Liban, Mike Haroun, directeur du studio Haroun.
La troisième des activités sur laquelle se concentre actuellement Cinémathèque Beyrouth: la création d’une base de données d’environ 2 000 films, qui devrait être complétée dans les mois à venir, avec une utilisation simple, permettant à l’internaute de passer facilement d’une information à l’autre, des informations toujours mises à jour par les professionnels du métier. Le site est déjà sur la Toile, dans sa version beta, www.cinemathequebeirut. Et ce n’est que le début!

Nayla Rached

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