Confidences Liban
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Nº 3038 du vendredi 29 janvier 2016

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Berry soutient le bey
Le président Nabih Berry a dépêché un de ses proches émissaires à Bnechaï, porteur d’une lettre au député Sleiman Frangié le sommant de maintenir sa candidature à la présidence au moins jusqu’à la clarification de la vision politique. Lorsque le chef du Parlement déclare que «l’accord de Maarab ne suffit pas à régler le problème de la présidence» et qu’il invite les membres de son bloc à choisir en toute liberté «la personne la plus adéquate», cela signifie qu’il préfère Sleiman Frangié à Michel Aoun. Aussi, le député du Nord aurait reçu chez lui - loin des feux de la rampe - hajj Hassan Khalil, le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hasssan Nasrallah, et Wafic Safa, chef de l’unité de liaison du parti qui lui ont conseillé de rester calme en l’informant que l’accord Aoun-Geagea serait annoncé dans deux jours.
Alors que certains affirment que le Hezbollah déploie des efforts pour convaincre Frangié de se retirer en faveur de Aoun, les sources de Aïn el-Tiné tiennent à dire que nul ne fera pression sur Frangié.

 

A chacun sa part
«Depuis que les Forces libanaises ont appuyé la candidature de Michel Aoun, chacune des composantes politiques tente de négocier avec le général, sous la table, la part qui lui reviendra dans le nouveau régime», révèle l’ex-député Elie Ferzli.
En matière de garantie, le leader du Courant patriotique libre (CPL) proposera la présidence du Conseil à Saad Hariri et promettra la réélection de Nabih Berry à la tête de l’Assemblée, insiste Ferzli. «Quant à la part de Walid Joumblatt, il l’obtiendra dans le cadre d’un bazar global incluant les portefeuilles ministériels ou autres». Certains ajoutent que le général est prêt à considérer la situation particulière du leader druze en matière de loi électorale et à œuvrer à l’institution du Sénat présidé par une personnalité druze.


 

Les Kataëb mis à l’écart
«Notre parti œuvre essentiellement en faveur de l’unanimité chrétienne, déclarent les Kataëb, deux partis ne peuvent pas résumer l’ensemble du tableau chrétien et se comparer au duo chiite, ils ne représentent pas toute la rue chrétienne».
La mise à l’écart des Kataëb au niveau des contacts entre FL et CPL a multiplié leurs griefs contre Rabié et Maarab et les a poussés à se poser la question suivante: en quoi le projet de Michel Aoun diffère-t-il de celui de Sleiman Frangié?

Les regards rivés sur Riyad
Le patriarche Béchara Raï, contrairement aux informations qui ont circulé, n’a pas l’intention de se rendre prochainement en Arabie saoudite pour des pourparlers sur l’échéance présidentielle. On chuchote, par ailleurs, que le Dr Samir Geagea a récemment transmis une lettre aux autorités saoudiennes (le chef des Renseignements, Khaled el-Humeidan) via un émissaire qui s’est rendu à Riyad, pour expliquer les raisons et les données qui ont poussé les FL à annoncer leur appui au général Michel Aoun. Cette décision, dit leur chef, n’est pas dirigée contre l’Arabie saoudite, mais s’inscrit dans le cadre de considérations chrétiennes internes. Selon certaines infos, Geagea avait préalablement prévenu les responsables saoudiens de sa démarche. «Nous ne faisons pas confiance à la politique de Aoun, à ses volte-face et à son attitude à l’égard de l’Arabie et des accords de Taëf, avaient répondu les autorités du royaume, si vous souhaitez le soutenir, c’est vous qui le garantissez et assumez la responsabilité d’un tel choix».
Le Dr Geagea en a déduit que Riyad, tout en n’étant pas enthousiaste à l’idée de la candidature du général de Rabié, n’y serait pas opposé.



La rue, un jeu dangereux
Les développements relatifs à la présidentielle ont dominé la scène politique et masqué les autres affaires, celles surtout concernant la mise en liberté de Michel Samaha. Mais le Hezbollah n’a pas oublié ce dossier et l’a posé sur la table du dialogue de Aïn el-Tiné, sous l’angle du recours à la rue.
Les milieux proches du parti chiite parlent d’une réaction excessive et démesurée de la part des cadres du Moustaqbal et du 14 mars qui, de plus, savaient très bien que les lois en vigueur permettraient la relaxation de Samaha. Ce n’était pas une surprise. Ils réfutent ce climat d’intimidation et cette façon d’instrumentaliser la rue qui menacent la stabilité, afin d’aboutir à des équations nouvelles ou pour couvrir d’autres affaires. Il est vrai, avancent les mêmes milieux, que chacun a le droit de contester un jugement, mais recourir à la rue revient à dépasser les limites et les lignes rouges.

Joumblatt cultive le flou
Repositionnement du leader druze Walid Joumblatt qui a réussi à se désengager du cercle Frangié sans s’engager dans celui de Aoun. Le député du Chouf avait ajourné une réunion programmée de son bloc parlementaire et de ses cadres en attendant le retour du ministre Waël Abou Faour de Riyad. Après avoir promis d’annoncer sa décision sur la présidentielle, il s’est contenté d’un communiqué rédigé avec grand soin, dont la teneur signifie le retour du député du Chouf à la case départ, celle de son joker Henri Hélou, ce qui lui laisse une marge de liberté et le temps de s’adapter aux éventuels changements. Il a certes considéré que «le rapprochement interchrétien constitue un pas important qui renforce l’entente nationale et complète la réconciliation historique dans la Montagne en 2001 qui a tourné la douloureuse page de la guerre». Par ailleurs, le communiqué retient la candidature de Hélou, valorise celle de Sleiman Frangié la qualifiant de «sortie de crise» et trouve que l’option Aoun correspond bien aux caractéristiques du futur président adoptées à la table du dialogue… En cultivant le flou, Joumblatt a réussi à satisfaire tous les pôles maronites.

Présidentielle: les Américains observent
Des responsables américains concernés par les affaires du Moyen-Orient suivent avec intérêt les développements relatifs à la présidentielle au Liban. Ils ne croient pas que les démarches actuelles, qu’il s’agisse de la candidature de Sleiman Frangié ou de celle de Michel Aoun, aboutiront réellement à l’élection d’un président. L’un d’entre eux a expliqué: «Notre position est inchangée, nous n’appuyons pas un candidat déterminé, tout en rappelant à tous que la vacance présidentielle n’est pas dans l’intérêt du Liban». Mais il a ajouté, le candidat devra publiquement adopter «certaines constantes comme le respect des résolutions du Conseil de sécurité en relation avec le Liban, ou encore de la déclaration de Baabda qui préconise la distanciation de la crise syrienne».

Tripoli: lutte politique au barreau
La question des examens d’admission au barreau de Tripoli continue à faire des remous. Le nombre de candidats admis à entrer dans l’Ordre des avocats du Nord a dépassé la centaine et une partie d’entre eux a décidé d’organiser un sit-in devant le bâtiment de l’Ordre. Ils revendiquent la mise sur pied d’une commission chargée de reprendre la correction des copies qui leur donnerait accès aux résultats. Mais le bâtonnier du Nord, Fahd Mokadem, a refusé de donner suite à ces réclamations. Il s’est présenté au lieu du sit-in, a pris des photos des participants, en leur disant: «Que celui qui se trouve en ce lieu mette un terme à ses rêves de réussir l’examen de l’Ordre. Je connais bien ceux qui sont là, ils appartiennent tous au Azm» (le courant du président Najib Mikati). Selon des sources de la région, toute cette affaire n’est que l’expression de la lutte politique à Tripoli que se livrent notamment les présidents Najib Mikati et Saad Hariri. Quatre ex-bâtonniers ont d’ailleurs porté plainte contre l’Ordre actuel, l’accusant d’avoir faussé les résultats en admettant au barreau des avocats incompétents. La décision judiciaire adoptée a prévu la nomination d’un expert pour réexaminer les résultats et les comparer à ceux qui ont été proclamés. Mais l’Ordre a rejeté la décision et fait disparaître les copies.

Hariri ne reculera pas
Le tandem Hariri-Frangié mise sur une redynamisation de l’initiative présidentielle, à la prochaine étape. De l’avis de certaines sources parlementaires, l’ex-Premier ministre et le député du Nord ne peuvent plus faire marche arrière, tout recul de leur part équivaudrait à un déclin politique aux conséquences fâcheuses. Tant que Saad Hariri veut revenir au Sérail avec l’accession à Baabda d’un nouveau chef d’Etat, Sleiman Frangié ne se désistera pas, bien que son allié, le général Michel Aoun, ne veuille pas se retirer de la course. Des analystes estiment que le leader des Marada n’a pas le choix, un retour en arrière se traduirait pour lui par de grandes pertes qu’il n’est pas prêt à assumer. Surtout que Hariri continue à l’encourager, en lui disant: «C’est une occasion en or pour toi. Le momentum régional est en ta faveur, malgré tous les développements».

 

Municipalités: malversation au Liban-Sud
Mise en garde contre la corruption dans certaines municipalités relevant du tandem chiite. Ce phénomène s’amplifie dans plus d’une région, prévient une source politique en donnant pour exemple les routes secondaires qui, dans certains villages, ont été asphaltées - sur papier - trois fois au cours des dernières années sans que les entrepreneurs aient pris la peine d’étaler une seule couche de goudron. Dans le cadre municipal, les escrocs de la communauté ne sont soumis à aucun contrôle et jouissent de la protection des politiques. Un communiqué du ministère de la Jeunesse et des Sports précise que le sort des fonds publics octroyés pour des projets de construction de complexes sportifs dans la région relève de la responsabilité des chefs municipaux. Résultat: aucun de ces complexes n’a vu le jour, sans que l’on sache où et comment l’argent s’est volatilisé. En réponse à une réclamation présentée par des municipalités dans le caza de Bint Jbeil pour l’obtention des fonds alloués à la construction de deux complexes sportifs, le communiqué indique qu’un montant de 400 millions de dollars a déjà été versé par le ministère, en novembre 2015, aux deux présidents municipaux de Bint Jbeil et Sultaniya.

Passages illégaux fermés
L’armée syrienne a verrouillé tous les passages illégaux qui se trouvent à l’extrême nord de la Békaa, rapportent des citoyens de Baalbeck. Un seul point de passage est resté ouvert pour faciliter le déplacement des éléments de la Résistance, «le barrage de la mission». Ces sources parlent d’un projet actuellement sous étude de transfert du passage officiel de Joussé, situé aux frontières de Qaa, aux alentours de la ville de Hermel, entre la bourgade libanaise d’al-Qasr et le village de Matraba en Syrie. La fermeture des frontières a entraîné l’intensification de la traversée des piétons et des difficultés de déplacement pour des dizaines d’écoliers libanais vivant dans les villages à l’intérieur du territoire syrien. L’initiative syrienne est cependant considérée bénéfique pour le Liban, parce que les points de passage de Qaa pouvaient être facilement infiltrés et c’est via cette zone que les mouvements terroristes acheminaient les kamikazes durant les deux dernières années, ainsi que les armes, les munitions et les fonds de financement vers diverses régions libanaises. Particulièrement, au passage illégal de Joura situé dans les projets de Qaa. Les habitants du Hermel et de ses environs accueillent, avec grande satisfaction, le retour des patrouilles douanières et militaires syriennes sur les routes, notamment sur la route de Homs dans la ville du Qoussair et de son rif.

Disparition de Sadr: nouvelle version
Dès que les médias ont tourné la page de l’affaire de l’enlèvement d’Hannibal Kadhafi, dans laquelle l’ex-député Hassan Yaacoub est impliqué, une nouvelle version de la disparition de l’imam Moussa Sadr est apparue. Elle est signée par l’Américain Andrew Cooper. Cooper, professeur à l’Université de Columbia, a publié un livre intitulé The fall of heaven, The Pahlavis and the final day of imperial Iran. Selon l’auteur, les chefs de la révolution iranienne, qui ont renversé le shah sous le commandement du sayyed Khomeiny, ont vu en la personne de l’imam Moussa Sadr une menace pour eux. Cooper ajoute que des contacts secrets avaient eu lieu entre Sadr et le shah, malgré l’apparente tension qu’ils cultivaient tous deux. Ce dernier souhaitant le retour de Sadr en Iran pour faire face aux ambitions de Khomeiny, cela quelques mois avant la Révolution. La version de Cooper vient renforcer le mystère qui entoure la disparition du leader chiite libanais, et développe la thèse selon laquelle l’imam Sadr avait mis en garde le shah contre les discours de l’ayatollah exilé et lui avait proposé, au début de l’été 1978, de l’aider à museler le chef de la révolution islamique. Mais l’histoire de Cooper ne semble pas avoir intéressé les milieux chiites locaux. Leurs organes de presse ne l’ont même pas rapportée.



 

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Éditorial
Tous coupables

Nous, citoyens libanais sans exception, sommes tous coupables et méritons la classe, dite dirigeante, que nous avons élue et réélue. Nous sommes coupables d’avoir attendu si longtemps, que cela soit devenu trop tard, pour leur réclamer des comptes que nous n’avons d’ailleurs pas obtenus. Il est vrai qu’une partie de la population a hurlé sa colère, au nom d’une majorité silencieuse, et lancé contre la caste politicienne des accusations de pollution aussi bien morale que politique. A quoi cela a-t-il servi? A des déchets qui s’amoncellent de plus en plus à tous les coins de rues, accompagnés de promesses mensongères, de solutions reportées de mois en mois et même d’année en année, dans un tourbillon de coûts faramineux qui valsent sans cesse laissant, encore une fois, planer des soupçons de magouilles.A des candidats à la présidence, affichés ou potentiels, l’un chassant l’autre, avec autant de succès annoncés pour les uns ou les autres. Et autant d’échecs garantis laissant la place vide. De «l’initiative» de Saad Hariri, laquelle, dit-on, mettait le général Michel Aoun sur le chemin du palais présidentiel, au même Saad Hariri qui, soudain, prenait sous ses ailes le leader des Marada, petit-fils de l’ancien président Sleiman Frangié, la réaction immédiate, et certainement calculée, de Samir Geagea a fait prendre le chemin de Maarab au général Aoun, accompagné cette fois de toute sa smala politique, pour sabler le champagne de la rencontre interchrétienne et à la gloire du supposé futur chef de l’Etat… Dans cet imbroglio, chacun puise ce qu’il veut. Même si les doutes ont la dent dure, tous les souhaits vont vers une réelle réconciliation des deux pôles maronites politiques que rien ne semblait, il n’y a pas si longtemps, devoir rapprocher. Quelles seront les relations futures de Michel Aoun et des principales composantes du 8 mars? A-t-il le feu, sinon vert, du moins orange, de la coalition à laquelle il est allié pour se lancer dans cette aventure? Comme on ne peut pas croire que Samir Geagea se soit passé d’un assentiment, aussi discret qu’il puisse être, de ses alliés du 14 mars. A ce sujet, les démentis vont bon train, chacun assurant sauvegarder ses affinités politiques, ce qu’on peut difficilement croire et, peut-être surtout, se faire accepter par les alliés de l’un ou l’autre. Tout cela en attendant qu’émerge de la manche d’on ne sait quel courant, un troisième prétendant à un fauteuil qui n’est pas près d’être occupé. Rares sont les optimistes, les plus crédules, qui y croient encore, du moins à court terme.Certains ont jubilé devant le spectacle des larges sourires de la réconciliation de deux leaders que les tendances politiques séparaient depuis une trentaine d’années. Il aura fallu la crise aiguë que vit le pays pour croiser les chemins parallèles de deux adversaires de très longue date. Rien ne nous fera croire, malgré notre ingénuité politique, que l’Esprit saint a éclairé soudain les anciens rivaux et les a fait se retrouver en nouveaux complices sinon en amis.Mais la faiblesse du pouvoir, pour ne pas dire son absence quasi totale, ne peut qu’avoir des répercussions nocives sur tous les secteurs. Le Conseil des ministres censé, selon la Constitution, gouverner en l’absence du chef de l’Etat, est lui-même paralysé par ses contradictions internes.Ne resterait-il à nos «ténors» qu’à se tourner vers l’étranger le plus influent? La Syrie étant hors circuit, il fallait trouver un autre parrain. Est-ce la France de Hollande? N’a-t-elle pas d’autres chats à fouetter? Est-ce l’Iran avec son clair parti pris? Le général Aoun sera-t-il encore un privilégié du camp du 8 mars? Est-il déclassé par Sleiman Frangié? N’y a-t-il pas dans la course à la présidence d’autres candidats au moins aussi valables que les deux chevaux actuellement en piste?Le fait est que, chaque fois qu’un nom est mis en avant, tous les pronostics misent sur un autre gagnant. Et tout est remis en question. Les médias, presse et télévisions, toutes tendances confondues, prévoient et annoncent un report prolongé d’une élection tant disputée. Reste, qui sait, le miracle qui viendrait de la rencontre au Vatican du patriarche maronite et du chef de l’Eglise catholique.Y aurait-il, enfin, de nouvelles coalitions imprévisibles? Les pronostics sont difficiles, mais vont bon train.


 Mouna Béchara
   

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