Economie
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Nº 3094 du vendredi 5 octobre 2018

Economie

Sensio air est une application utile pour les asthmatiques. Elle permet de traquer les allergènes locaux ainsi que le taux de pollution. Par Micheline Abukhater

Les utilisateurs peuvent vérifier le rapport journalier de pollution et d’allergènes à Beyrouth mais aussi dans 320 autres villes du monde. L’application mesure ces indicateurs en temps réel. Les intéressés peuvent y ajouter leurs symptômes allergiques quotidiens, comme le nez qui coule, les yeux larmoyants, le nez bouché, les douleurs à la cage thoracique, etc. afin de déceler quel allergène ou polluant les a déclenchés. Sensio air prodigue également des conseils quotidiens pour s’exposer le moins à ces facteurs.
Les créateurs de l’app’, Eve et Cyrille Najjar, qui n’en sont pas à leur première start-up (White sur White et White Lab), sont tous deux asthmatiques allergiques. Quand ils ont réalisé que tout le système de soins tournait autour de la prise de médicaments, ils ont compris que le meilleur remède était la prévention. «Prendre des médicaments a des effets secondaires nocifs. Plus on en prend, plus les défenses immunitaires sont à la baisse. C’est un cercle vicieux que l’on devrait éviter si possible. C’est très difficile à gérer»,  commence Cyrille Najjar professeur à Cambridge et créateur industriel. «Quand en 2015, on a décidé de fonder cette start-up, on voulait améliorer l’état général des allergiques asthmatiques en essayant de comprendre ce qui augmentait les risques d’allergies. Sensio air est un capteur qui enregistre les symptômes et le taux de pollution et d’allergènes à toute heure de la journée. Au bout de quelques connexions, il y a une corrélation qui se crée. C’est une aide précieuse au diagnostic du médecin qui devient plus précis et plus complet. Ce service permet aux médecins d’examiner l’historique médical de manière précise surtout si le patient utilise l’application de manière régulière», continue Cyrille. Eve Najjar ajoute que «chaque patient est sensible à quelques allergènes en particulier et à des niveaux très spécifiques.
Sensio Air personnalise le diagnostic en essayant de comprendre statistiquement quels sont les seuils auxquels réagit chaque personne asthmatique. Cela évite la prise automatique de médicaments. Le capteur, plus sophistiqué qu’un capteur traditionnel différencie chaque particule».

Un outil de prévention
«On est obligé de vivre avec l’asthme et l’allergie, alors mieux vaut prévenir que guérir. Comprendre ceci est important car cela permet de prévenir les crises d’asthme bien difficiles à vivre parfois», précise Eve, diplômée en toxicologie, environnement et santé et qui a fait sa thèse en neurosciences. Cyrille explique qu’il s’est avéré que ce sont les activités humaines qui engendraient les plus hauts taux de pollution comme le tabac, le narguilé, les gaz dégagés par les voitures, par exemple.
Les bureaux de Sensio Air se trouvent au centre-ville. Douze personnes travaillent à temps complet au Liban, 23 dans le monde entre les Etats-Unis et l’Angleterre. Sensio Air fait appel à des avocats dans chaque pays pour mettre au point les brevets, les marques déposées et les accords de confidentialité. Ils travaillent avec des médecins du NHS, l’équivalent de la sécurité sociale, en Angleterre sur une étude qui prouverait que l’utilisation régulière du capteur peut améliorer à long terme l’état général des patients.

Micheline Abukhater

Le 26 septembre dernier, le Parlement a approuvé le projet de loi sur les transactions électroniques et les données à caractère personnel. Attendu depuis des années, le texte est enfin entré en vigueur.

Le texte sur les transactions électroniques voté par le Parlement est inspiré des recommandations de l’Union européenne (UE) et de la convention de Budapest pour la lutte contre les crimes électroniques extraterritoriaux. Le Liban devient ainsi en harmonie avec les lois et traités internationaux face aux donateurs notamment européens de la conférence CEDRE. Désormais, cette loi constitue le socle de la mise en place du gouvernement électronique (e.government). Sur le plan judiciaire local, le vote de la loi contribue à l’unification des jurisprudences des tribunaux, les juges ayant désormais un texte écrit sur lequel ils se basent et évitent toutes contradictions dans leurs verdicts quand il s’agit de trancher des litiges liés à l’informatique. La loi a été adaptée à la situation au Liban, bien qu’il s’agisse au bout du compte de principes généraux internationaux. Elle a légalisé la signature électronique et sa protection techniquement, encadré le commerce électronique, créé le titre électronique de paiement (TEP), le timbre fiscal électronique ainsi que le stockage des preuves électroniques sur le réseau international. Aussi le texte a-t-il mis en place un cadre qui régit légalement les relations des banques et leur clientèle et tout ce qui a trait aux transferts électroniques et aux cartes  de crédit. D’autre part, cette législation a autorisé tout individu qui souhaite recueillir des données personnelles de le déclarer et de les publier. En outre, elle a donné le droit à la personne qui fait l’objet d’un rassemblement de données le concernant d’être informée du contenu, d’y apporter les rectifications nécessaires et de demander l’arrêt de leur circulation après l’écoulement d’un certain temps. La loi a énuméré les crimes dont la répression est impérative dans tous les pays du monde, mettant fin à une époque où la destruction des systèmes informatiques et le vol des comptes bancaires et autres données personnelles étaient impunis au Liban. Le pays du cèdre avait subi en 2012 des attaques virales de grande ampleur, connues sous le nom de Gauss, conçues pour espionner les banques libanaises. Par ailleurs, Khalil Sehnaoui a avoué devant les tribunaux libanais avoir piraté avec deux complices depuis 2013 des données personnelles et d’autres stockées dans les systèmes informatiques de certains ministères. Les trois suspects sont en état d’arrestation.

Le monde entrepreneurial
La médiatisation des cyberattaques et le développement des outils de cybersécurité ont rendu l’opinion publique plus avertie mais aussi plus obsessionnelle. Le numérique s’est installé au sein de nos vies au quotidien. Le monde entrepreneurial n’a pas d’autres options que l’usage de la technologie pour faire aboutir ses projets. Celle-ci a contribué, a priori, à la création d’une nouvelle richesse en renforçant la productivité et l’efficience au sein des compagnies. Cinq des six meilleures sociétés figurant sur la liste du classement Fortune 500 rendue publique le 18 mai dernier, sont des sociétés high-tech à savoir Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Facebook. Aussi, les concepts de sécurité et de confidentialité ont-ils pris une toute autre dimension dans une industrie de l’informatique asymétrique où les concepteurs des softwares et hardwares maximisent leur fonction-objectif aux dépens des utilisateurs. La préservation de la sécurité n’est pas une simple affaire dans le monde complexe et dynamique des nouvelles technologies où l’innovation est le maître mot. Les experts recommandent fortement aux conseils d’administration des entreprises de se montrer ainsi proactifs et non réactifs dans ce domaine et d’adopter des mesures évolutives appropriées. En effet, des mesures évolutives de sécurisation informatique devraient être mises en œuvre alors que le patrimoine des actifs d’une société est encore gérable. La mise en œuvre d’un tel système ne saurait être considérée comme un coût ou une dépense supplémentaire pour l’entreprise mais un catalyseur voire un vecteur de dopage pour l’amélioration de ses performances.

Pas de sécurité idéale
Citant Charles Darwin, qui estimait que «ce n’est pas le plus fort de l’espèce qui survit, ni le plus intelligent, mais c’est celui qui sait le mieux s’adapter au changement», André Gholam, Pdg de Logica SARL, considère qu’avec le changement du comportement des pirates, avec les nouvelles ressources financières et technologiques à leur disposition, avec l’extension de l’utilisation des nouvelles technologies partout et dans tous les domaines, avec l’utilisation presque en temps réel des réseaux sociaux…, «il est impératif de changer son mode de vie et ses mesures de sécurité pour se protéger». «Il faut savoir s’adapter aux nouveaux défis posés tous les jours», dit-il. Il n’y a pas de sécurité idéale, parfaite et inamovible. Elle doit continuellement se remettre en question, inventer de nouvelles techniques de protection, mettre en place les mesures nécessaires, rendre le piratage plus difficile, plus coûteux, plus complexe, plus risqué pour les hackers». «La protection idéale est celle où le coût de pirater un système est plus élevé que les gains qu’il va engendrer. Pour bien contrer un hacker, il faut savoir se mettre dans sa peau», dit-il.
A la question de savoir si la traçabilité des données personnelles est devenue une démarche banale accessible à tous, de sorte qu’il suffit d’avoir accès au portable du tiers traqué pour le mettre à nu, l’ingénieur informaticien explique qu’«il ne faut pas tomber dans un scénario de schizophrénie relative au manque total de sécurité. Il faut faire la part des choses entre le réel et la fiction. Pirater des données d’un système d’information n’est pas à la portée du premier venu. Bien qu’il y ait des outils, gratuits ou payants, pour cela sur le «Dark net», il faut quand même un minimum de connaissances et de ressources pour pouvoir réussir. D’un autre côté, les mesures de sécurité sont très efficaces et arrêtent de plus en plus d’attaques. Les systèmes de traçabilité pour découvrir les pirates et remonter à la source deviennent aussi très pointus. Quand à un niveau individuel, tel que copier les données d’une carte, voler les données d’un Smartphone quand on est à proximité, c’est évidemment possible, mais pas aussi évident que ce que l’on pense. Là aussi, il faut avoir les outils nécessaires que l’on trouve sur le web. Dans tous les cas, il faut savoir qu’il n’y a jamais de sécurité à 100%. Il y aura toujours une faille quelque part qui profitera aux hackers quand ils la découvriront. Les systèmes ne sont pas parfaits». André Gholam affirme qu’il s’agit d’une course continue et effrénée entre les pirates et leurs attaques qui deviennent de plus en plus sophistiquées d’un côté, et les responsables de la sécurité informatique et de la cybersécurité et les mesures de protection qui deviennent de plus en plus perfectionnés de l’autre».
Evoquant l’expérience du Cloud considérée par certains comme un échec, le fondateur de Logica SARL considère qu’au niveau mondial, l’expérience du Cloud n’est pas un échec. Cette approche permet aux entreprises de se décharger de tout ou d’une partie de leur informatique et de leurs systèmes d’information vers des sociétés spécialisées.
«Les sociétés de service du Cloud ont des moyens techniques, humains, financiers et surtout de sécurité informatique dépassant de loin celles des sociétés utilisatrices dont l’informatique n’est pas le métier principal. Donc, le Cloud pourra mieux protéger les systèmes d’information des sociétés clients que les sociétés elles-mêmes. Il est très complexe et coûteux pour ces dernières de rester à la pointe de la veille technologique et sécuritaire informatique, qui n’est pas leur domaine à la base», dit-il, ajoutant qu’«au Liban, le service Cloud n’est pas encore aussi bien implanté que dans les pays étrangers, principalement pour deux raisons:
● Le service Internet dont la qualité et le prix n’avantagent pas cette implantation.
● La loi du secret bancaire qui pose plein de restrictions aux banques et institutions financières quant au stockage de leurs données relatives aux clients dans un pays tiers.
Prié de dire si le blockchain est la solution de substitut à court terme  qui pourrait bouleverser tout le système informatique, André Gholam déclare que cette nouvelle technologie est des plus prometteuses et des plus importantes qui ont émergé ces dernières années. Les caractéristiques essentielles sont la décentralisation et la distribution des données ainsi que leur sécurité. Cette technologie a été lancée grâce aux monnaies virtuelles (crypto-currencies), principalement le Bitcoin, à partir de 2009, bien que les premières études la concernant remontent à 1992.
Les promesses de l’adoption de la technologie sont grandes. Au niveau sécurité, il sera extrêmement compliqué pour un hacker de pouvoir accéder aux données et/ou de les modifier, car elles sont cryptées. De plus, tous les blocs de données sont reliés entre eux par une chaîne (d’où le nom de blockchain) à travers des hashs (suite de caractères), calculés à partir de ces mêmes données. Un changement des données aboutira automatiquement au changement du hash d’un bloc ce qui cassera la chaîne, car chaque bloc contient le hash du bloc précédent. Le hacker devra alors pouvoir changer tous les hashs de la chaîne pour réussir son coup. Ce qui semble, pour le moment, extrêmement complexe.
Pour citer quelques applications opérant déjà sur cette technologie: les smart contracts, la sharing economy, gouvernance, supply chain, applications gouvernementales (exemple Dubaï). Dans les domaines bancaire, financier et des assurances, rares sont encore les applications métier de base qui reposent sur la technologie blockchain. Cette technologie se développera encore et verra d’autres applications l’utiliser. Elle aura un impact majeur, principalement dans le fait qu’elle élimine ou réduit le rôle des intermédiaires, des back-offices», conclut André Gholam.

Le bouclier de Blom Bank
La banque étant la première ligne de défense pour le client, Antoine Lawandos, directeur général adjoint et directeur des Systèmes d’information à Blom Bank explique à Magazine: «La banque prend très au sérieux tous les risques relatifs au développement rapide des nouvelles technologies et notamment les risques de cybersécurité. Par conséquent, elle met en œuvre des mécanismes de protection très avancés basés sur des technologies de pointe pour parer à ces risques. Nous restons en constante veille technologique concernant les menaces en termes de sécurité informatique et de cybersécurité. Dans ce contexte, nous respectons les directives et régulations émises par les autorités de contrôle locales comme les circulaires de la BDL et les normes de la Commission de contrôle des banques au Liban, en particulier la circulaire 69 relative aux services bancaires électroniques, les circulaires 222 et 144. En plus, nous avons adopté des standards de sécurité internationaux qui assurent, par exemple, la conformité aux normes PCI DSS et GDPR sans être pour autant limités à celles-ci. Conformément aux différentes normes et régulations en matière de sécurité informatique et de cybersécurité, nos ingénieurs procèdent, de façon régulière, à différents tests de sécurité préconisés par les standards et les régulations tout en ayant recours au savoir-faire de compagnies locales et internationales spécialisées en la matière. Nous consacrons pas moins de 20 à 25% de nos efforts, en termes de coûts ou de ressources dédiés au développement et au déploiement des systèmes d’information, pour la protection de nos systèmes et des services relatifs. Ceci dit, nous considérons qu’il faut constamment sensibiliser nos employés et nos clients afin qu’ils soient mieux informés à propos des risques et des bonnes pratiques à adopter pour se protéger contre ces risques sur Internet, et assurer notamment la sécurité de leurs appareils portables tout comme de leur identité en ligne».
Interrogé sur la sécurité des cartes électroniques, le système des OTP, qui semble fragile d’autant que son support, à savoir le Smartphone, apparaît comme le moins sécurisé en termes de données et de contenus, Antoine Lawandos souligne que la banque a mis en place plusieurs mesures visant à garantir la sécurité de ses services de banque en ligne. Elle a adopté une technique d’identification à double facteur. Le premier facteur consiste en ce que le client connaisse son nom d’utilisateur et son mot de passe et le deuxième facteur est basé sur la SIM que le client possède physiquement et qui consiste en un mot de passe utilisable pour une seule fois («One Time Password») envoyé au client par SMS sur son téléphone portable sachant que Google, Hotmail et Amazon proposent aussi un moyen d’identification similaire basé sur le OTP envoyé à l’utilisateur par SMS. De plus, pour mieux protéger ses clients accédant à son service de banque en ligne, Blom Bank offre, prochainement, un moyen de vérification de l’identité de l’utilisateur basée sur une empreinte digitale de son portable et qui pourrait être complétée par son empreinte biométrique, sachant que ce choix sera laissé à la discrétion du client.

La tokenisation
Dès qu’il s’agit des capacités transactionnelles des services offerts en ligne, il est important de noter que tout enregistrement d’un nouveau bénéficiaire et tout mouvement de transfert de fonds initié à partir des services de banque en ligne est soumis à des plafonds tout comme à des contrôles d’identité conventionnels par des moyens non électroniques (out-of-band). Aussi Blom Bank a-t-elle mis en place des techniques de surveillance comportementale (behavioral monitoring) couvrant plusieurs paramètres reliés à l’accès des utilisateurs à ses services en ligne qui lui permettent d’identifier d’une façon transparente des indices de comportement suspects afin de les traiter selon leur sévérité.
«Ceci dit, nous faisons aussi en sorte que nos clients soient au courant des risques présents sur les réseaux Internet comme par exemple les risques résultant du hameçonnage (phishing) qui ciblent directement les utilisateurs de services en ligne», fait remarquer Antoine Lwandos, ajoutant que «nous lançons fréquemment des campagnes de sensibilisation et avons dernièrement mis à jour un guide interne et des présentations à destination de nos employés afin qu’ils puissent être plus avertis pour informer le mieux possible les clients à propos des bonnes pratiques à adopter sur les réseaux Internet».
Pour faire face aux risques associés aux cartes de paiement, Blom Bank a mis en place des technologies de protection et de détection à travers toute la chaîne qui correspond aux transactions de paiement électroniques. Ces techniques comprennent, par exemple, les logiciels de surveillance qui détectent en temps réel, en se basant sur l’analyse comportementale, toute éventuelle fraude commise sur les cartes de paiement. Les cartes à puce ainsi que les messages SMS envoyés lors de toute utilisation de cartes, etc. sont un moyen de prévention et de détection contre la fraude. Toutes les cartes de paiement de Blom Bank sont associées à des plafonds de sécurité qui peuvent être définis en temps réel par le client à travers eBLOM App. Ces plafonds peuvent être définis en relation avec l’utilisation des cartes sur les points de vente et en ligne – ces achats peuvent être bloqués tout le temps et autorisés avant tout achat pour assurer une protection maximale. D’autant plus, il est utile de rappeler que nous adhérons aux normes internationales mises en place par le Conseil des normes de sécurité PCI.
Pour faire face aux fraudes ciblant les ATMs, Blom Bank a mis en place des techniques très avancées d’anti-skimming pour empêcher les malfaiteurs de copier les informations reliées aux cartes de paiement. Les ATMs sont aussi en constante surveillance pour détecter, dans les plus courts délais, toute tentative de skimming.  De plus, la banque a récemment développé un service de paiement mobile – BLOM Pay - offert à travers la eBLOM basé sur le Visa Token Service qui permet la tokenisation des cartes bancaires, sachant que ce service a été soumis à des tests de securité et a reçu des certificats de la part de laboratoires spécialisés en la matière et accrédité par Visa. La tokenisation est le fait d’utiliser un jeton (token), à usage unique, en lieu et place de notre habituel numéro de carte, ce qui rend inutile le vol de données et réduit la fraude car les hackers ne pourront plus fabriquer de fausses cartes à l’aide de ces informations.

IDM pour une autorité
Quant à Samar Khalil, directrice de la gestion du réseau auprès d’IDM, elle a estimé que les fournisseurs de services Internet ont pour principal devoir de protéger leurs clients en protégeant et sécurisant d’abord leur réseau interne. Si le FSI n’est pas bien protégé, le client serait une cible vulnérable pour les pirates informatiques. En tant que fournisseur de services Internet, IDM s’efforce de protéger son réseau et il est également responsable de la mise en service de techniques de sécurité avancées et de l’information du client sur la nécessité de prendre en compte ces services et de les intégrer. Ils font partie du réseau du client. Lorsque le réseau du client relève du domaine de la gestion client, le fournisseur de services Internet doit sensibiliser le public aux menaces à la sécurité et sensibiliser le public aux méthodologies appropriées à mettre en œuvre pour protéger leurs réseaux, notamment en changeant les mots de passe, effectuer des sauvegardes, utiliser les dernières mises à jour logicielles ou cliquer et ouvrir un contenu non approuvé. Les mécanismes de protection fournis varient en fonction du service acheté par le client. En l’absence d’une Autorité de régulation dans le domaine, les efforts déployés pour protéger les abonnés restent individuels et sont considérés pour le moment comme un facteur de différenciation majeur entre les fournisseurs de services Internet, qu’ils soient légaux ou illégaux. Pour ce qui est de la métadonnée (metadata), Samar Khalil souligne que son traitement est «un sujet très sensible et un domaine que nous abordons avec prudence au sein de notre groupe. IDM a une obligation légale vis-à-vis du ministère des Télécommunications, fondée sur une décision rendue en 2013 de conserver tous les journaux de transactions Internet de ses clients pendant un an. Cependant, nous devons faire une distinction claire entre la conservation des journaux et la découverte du contenu de ces journaux».
«IDM a une politique interne qui interdit la communication de tout journal sans une décision de justice signée par le juge. Si, pour une raison quelconque, IDM reçoit une demande d’informations non signée, elle est immédiatement rejetée. Sur un autre plan, et d’un point de vue interne, les journaux sont sécurisés et accessibles par un nombre limité d’ingénieurs pleinement conscients de la sensibilité de ces informations. D’un point de vue éthique, les employés d’IDM sont tenus de respecter la confidentialité de ces informations. IDM assure à ses clients que la confidentialité des métadonnées est pleinement respectée», assure-t-elle.
Samar Khalil souligne l’importance des  stratégies de sécurité d’IDM qui s’articulent autour de trois points: ressources humaines, outils techniques et partenariats. Sur le premier front,  IDM dispose d’une équipe de sécurité dédiée et continuellement formée qui a pour rôle de vérifier les opérations et de mettre en œuvre les meilleures solutions de sécurité internationales. Les solutions techniques sont le deuxième point. IDM a investi et continue d’investir dans des solutions de sécurité de pointe qui lui permettent de détecter, d’informer et de protéger son réseau avec ses clients. A titre indicatif, l’exemple des attaques par déni de service qui ont affecté le réseau d’IDM en juin 2018 illustre bien sa stratégie. Les dommages causés lors de ces attaques auraient pu être catastrophiques si les mesures appropriées n’avaient pas été mises en œuvre. Cela ne signifie pas que des dommages n’ont pas eu lieu. Cela s’est produit mais l’impact de ces dommages a été considérablement réduit car une protection à la pointe de la technologie était déjà mise en œuvre. Il est du devoir du fournisseur de services Internet de s’assurer qu’il est prêt à réagir de manière proactive aux éventuelles failles de sécurité affectant son réseau et ses clients. S’agissant du troisième point, IDM s’est associé à BT (British Telecom) et à d’autres sociétés internationales pour mettre en place les meilleures solutions de sécurité lui permettant de détecter et d’atténuer d’éventuelles attaques ou tentatives de piratage. Les organisations internationales apportent une perspective plus haute nous permettant de comprendre les méthodes utilisées par les pirates informatiques, extraites d’une observation générale faite sur d’autres fournisseurs d’accès à Internet dans le monde. C’est cette compréhension qui est nécessaire de la part des organismes internationaux et qui complète le travail interne réalisé.

Liliane Mokbel

De la clarté dans les objectifs et la stratégie, Georges Kamal, Pdg de la société Acres Development Holding, fondatrice de la marque LeMall, affirme son optimisme pour le moyen et long terme au Liban. Par Micheline AbuKhater

Tout en insistant sur les difficultés que traverse notre pays à court terme, le groupe Acres Development Holding a repris son expansion en 2018. Il a annoncé l’inauguration de deux nouveaux centres commerciaux LeMall Jbeil en 2020 et Tripoli à l’horizon de 2022. Georges Kamal nous affirme que le groupe envisage de s’implanter en Syrie.

Pouvez-vous nous donner un aperçu du groupe?
Acres Development Holding est une filiale du groupe Azadea. Acres qui a lancé la marque LeMall est propriétaire de trois emplacements à Sin el-Fil, Saïda et Dbayé. Elle s’apprête à lancer Jbeil en 2020 et Tripoli en 2022. Azadea propriétaire de plus de 50 marques internationales (Zara, Mango, Massimo Dutti, etc.) est implantée dans 13 pays, avec une forte présence au Moyen-Orient. LeMall, dans ses trois branches, attire 8 millions de visiteurs annuels et nous pensons doubler ces chiffres à l’échéance 2022 après l’ouverture du LeMall Tripoli:
● LeMall dispose actuellement d’une surface commerciale de 50 000 m2 et vise les 120 000 m2 pour 2022.
● LeMall gère 250 boutiques dans ses trois branches et s’est fixé un objectif de 600 boutiques en 2022.
● Le chiffre d’affaires dans les trois branches totalise 250 millions de dollars et nous estimons qu’il atteindra 600 millions après l’ouverture de LeMall Tripoli.
● Acres regroupe 80 collaborateurs et LeMall regroupe plus de 3 000 personnes employés dans les emplacements.

Les indicateurs économiques sont peu encourageants, dans tous les secteurs. Acres Development Holding a annoncé une expansion géographique optimiste. Comment justifiez-vous ceci?
Malgré la situation critique que traverse notre pays due à la crise politique d’une part et à la baisse du pouvoir d’achat qui est directement liée à la crise régionale d’autre part, nous pensons qu’à moyen terme le Liban va bénéficier d’une meilleure conjoncture. Il suffit simplement d’imaginer l’ouverture des frontières avec la Syrie et sa reconstruction par l’afflux d’investissement étranger. Les entreprises libanaises sont extrêmement outillées pour bénéficier de cette reconstruction due à leur riche expérience et au personnel qualifié qui peut répondre aux demandes des compagnies multinationales. Comme vous le savez, le Libanais parle plusieurs langues, suit une formation internationale et est doté d’un sens du business au-delà du commun. En 2019, le pétrole et le gaz nous donneront une visibilité sur la quantité existante et le prix d’extraction. Nous ajoutons à cela le potentiel des réformes structurelles de l’Etat qui pourraient assurer un surplus de revenus d’une part, et réduire considérablement les dépenses, de l’autre. Il y a aussi les bénéfices de la conférence CEDRE. Nous concluons que notre pays possède la capacité de surmonter la crise. Et de ce fait, nous avons décidé de reconquérir le Liban et de poursuivre l’implantation de LeMall sur son territoire. LeMall Jbeil a été pensé en partenariat avec Hawat Investment ainsi que LeMall Tripoli avec la société M1. De plus, nous étudions très sérieusement l’implantation de LeMall en Syrie, mais pour le moment je préfère ne pas donner plus de détails.

Comment vous choisissez les emplacements?
Le problème de la circulation routière au Liban a créé une sorte de décentralisation des villes. Le choix de construire un centre commercial dans un emplacement particulier dépend énormément de la densité de la population qui réside dans la zone de chalandise, de son pouvoir d’achat et de ses besoins. Alors que l’identité et le positionnement dépendent en plus de la compétition présente et de celle à venir. A titre d’exemple, LeMall Dbayé a été développé dans une zone à forte compétition alors que LeMall Jbeil et Tripoli seront assurés d’un monopole pendant une bonne période. Dans ce cas, le choix des magasins qui définit en partie le positionnement sera forcément différent.

En quoi se démarque chaque centre LeMall?
Chaque LeMall bénéficie d’une zone de chalandise, d’un nombre d’habitants et d’un pouvoir d’achat différent d’un emplacement à l’autre. Si on rajoute la forme géométrique du terrain, vous concluez que chaque centre a sa propre identité. Ceci est valable à toute la concurrence. Nous développons et gérons LeMall d’une façon scientifique. Nous nous concentrons essentiellement sur le client, sur ses besoins, son pouvoir d’achat et son confort. C’est pour cela que nous avons développé un niveau de service plus que décent afin de rendre l’expérience de la visite la plus confortable possible pour notre clientèle. A commencer par l’accueil passant par la sécurité, la propreté ainsi que tous les services qui doivent être présents dans un centre commercial.

La compétition s’est accrue avec le temps avec de nouveaux noms sur le marché. Quelles en sont les répercussions sur votre business?
Jusqu’à présent, nous nous en sommes bien tirés, nous sommes impactés par la cannibalisation évidemment mais si on sait bien positionner son produit, l’impact est minimal. Nous veillons à toujours développer des services et des avantages pour notre clientèle afin que LeMall soit extrêmement attractif. Nous sommes en train d’investir dans la fidélisation de nos clients comme par exemple la carte de fidélité MyMall Rewards, gratuite de LeMall dans toutes ses branches. Ce programme permet aux clients d’accumuler des points dans tous les magasins de LeMall et offre des avantages supplémentaires aux jeunes âgés de 13 à 23 ans et leur accorde des services gratuits. Cette génération deviendra la génération LeMall dans les années à venir. Nous avons aussi investi dans l’accès Wifi high speed gratuit pour répondre au besoin de nos clients.  
En conclusion, c’est clair que nous traversons une crise économique sans précédent. Chaque businessman ou entrepreneur qui a de l’expérience sait qu’avant la tempête il y avait le beau temps et après la tempête il y aura le beau temps. C’est pour cela que nous prenons du recul par rapport à la situation actuelle pour pouvoir construire l’avenir avec plus de clarté. 

Micheline Abukhater

 

Depuis leur installation en 2007 à Bagdad, Erbil et Bassora, les banques libanaises se sont battues sur un marché complexe. D’ici fin 2015, elles auront une nouvelle échéance à honorer.

Sur un plan organisationnel, laBanque centrale irakienne a décidé de relever les capitaux propres des branches des banques étrangères installées en Irak à 70 millions de dollars. Cette décision respectée, les banques sont autorisées à ouvrir autant de branches qu’elles le souhaitent. D’après certains experts, la nouvelle réglementation portant le No 9/3/288 du 16 octobre 2014 viserait à encourager l’activité des banques étrangères en Irak et, par la suite, à pousser les banques locales à réaliser de meilleures performances au nom de la concurrence. Les banques libanaises, qui ont accueilli favorablement la possibilité d’ouvrir de nouvelles branches, se sont montrées plus réservées quant au montant de la capitalisation requis et au délai de se conformer à la nouvelle directive expirant pour les banques étrangères fin 2015, alors que ce délai est de trois ans pour les banques locales. La date butoir de la fin 2015 a été qualifiée de courte. Parallèlement, les financiers ont considéré avec scepticisme les dispositions de la Banque centrale irakienne selon lesquelles la capitalisation des banques étrangères doit représenter 30% de celle des banques locales. Ce qui signifie, dans la pratique, qu’à chaque fois qu’il sera demandé aux banques locales de relever leurs capitaux propres, il en sera de même pour les banques étrangères dans une proportion de 30%.

 

Marché compliqué
Le parcours des banques libanaises en Irak a débuté en 2007, sachant que la loi concernant les banques irakiennes n’a été promulguée qu’en 2003. Sur le marché irakien, on dénombre aujourd’hui la présence de multiples branches appartenant à neuf banques libanaises, et un bureau de représentation, répartis entre Bagdad, Bassora et Erbil. Il s’agit de Byblos Bank, Intercontinental Bank, la Banque Libano-Française, Bankmed, Bank of Beirut & Arab Countries, le Crédit libanais, Fransabank, Blom Bank et Middle East & Africa Bank, alors que Beirut Bank a ouvert un bureau de représentation et que Audi Bank est en passe d’inaugurer des branches notamment à Najaf et Souleimaniyé, en plus de branches à Bagdad, Bassora et Erbil. Les conditions de travail en Irak rendent l’activité bancaire difficile à gérer vu les limites des autorités monétaires en termes de compétences humaines et techniques. La faiblesse de la culture bancaire de la clientèle n’arrange pas les choses. Aujourd’hui donc, l’activité des établissements bancaires en Irak se concentre sur l’ouverture de crédits documentaires aux agents sans toutefois l’octroi de prêts. L’inexistence d’une centrale des risques et d’un registre de commerce rend l’obtention de toute information financière et économique concernant le client quasiment impossible. A ceci s’ajoute l’interdiction pour les banques de procéder à des hypothèques immobilières, celles-ci n’étant pas autorisées à posséder des propriétés. En parallèle, suivant les données de l’Agence américaine pour le développement, il est fort probable qu’une grande partie des Irakiens n’a pas de comptes bancaires. Par conséquent, le ratio des prêts bancaires rapportés au PIB est l’un des plus faibles dans le monde, ce ratio ne dépassant pas 9%, alors que la moyenne dans les pays de la région Mena s’articule autour de 55%. Aussi l’absence d’un mécanisme de domiciliation des salaires est de nature à freiner le développement des prêts individuels.

 

PAGES RÉALISÉES PAR LILIANE MOKBEL

Mercredi, 17 Décembre 2014 02:59

Moyen-Orient

Asie centrale  
IDB Finance implante des cliniques mobiles

Islamic Development Bank (IDB), basée à Jeddah, et le Kirghizstan ont signé un accord en vertu duquel la banque islamique s’est engagée à assurer le financement de cinq cliniques mobiles consacrées aux soins médicaux. Ces cliniques seraient déployées dans les zones rurales en Asie centrale. Le projet de la clinique mobile au Kirghizstan s’inscrit dans le cadre du programme d’un coût de 266,5 millions de dollars financé par le royaume wahhabite et exécuté par l’IDB. Ce programme consiste à implanter 75 cliniques mobiles dans plusieurs pays islamiques à savoir, outre le Kirghizstan, le Pakistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan et le Yémen. Les cliniques mobiles offriraient une panoplie de services dont des soins médicaux généralistes, la radioscopie et la mise à niveau du personnel médical.          

Budget
Huit nouveaux ministres en Arabie saoudite

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a nommé par décret royal huit ministres pour s’occuper de la restructuration des contentieux relevant des ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur, du Transport, de l’Agriculture, de l’Information et des Affaires islamiques. Parallèlement, les ministères jugés d’une importance prioritaire n’ont pas subi de changement au niveau de leurs responsables, à savoir ceux des Finances, du Pétrole, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense. Les dispositions du décret royal étaient concises, soulignant que la restructuration concernerait le budget de 2015 sans autres précisions. De toute évidence, la restructuration devrait anticiper la baisse attendue des revenus du royaume provenant de l’exportation du pétrole. Le prix du baril de pétrole a reculé ces derniers mois à son niveau le plus bas depuis quatre ans.

Mercredi, 17 Décembre 2014 02:54

Indices

Eau
Une part importante des aides

Selon la dernière lettre d’information du ministère des Finances portant sur les aides internationales au Liban, le secteur de l’eau a accaparé une part substantielle de celles-ci pendant les mois de juillet et d’août 2014. En juillet, le pays a obtenu une assistance globale de l’ordre de 8,39 millions de dollars pour l’amélioration de l’alimentation en eau dans ses différentes régions notamment au Akkar (1,73 million de dollars) et dans la Békaa. En août, le gouvernement libanais a signé deux accords de prêts avec la Banque mondiale d’un montant de 474 millions de dollars consacrés à l’augmentation de l’approvisionnement en eau de Beyrouth et du Mont-Liban. Le montant de ces accords est réparti comme suit: 319 millions de dollars alloués à la construction des installations, alors que 155 millions seraient réservés aux expropriations.

Filiales syriennes
Résultats encore dans le vert

Les filiales syriennes des banques libanaises ont enregistré une baisse des profits combinés de l’ordre de 6,32% à fin septembre 2014 sur un an. Néanmoins, leurs résultats financiers sont restés dans le vert, continuant à dégager des bénéfices de l’ordre de 62,18 millions de dollars (sur base de la valeur de change de la livre syrienne contre le dollar au 9e mois de septembre 2014).
Les filiales syriennes ont enregistré sur la période couverte les résultats suivants: Bank Audi Syria (15,64 millions de dollars), Bank of Syria & Overseas (8,34 millions de dollars), Byblos Bank Syria (3,87 millions de dollars), Bemo Bank Saudi Fransi (14,82 millions de dollars), Sharq Bank (5,25 millions de dollars), Fransabank Syria (18,14 millions de dollars) et Syria Gulf Bank (pertes 3,88 millions de dollars).

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Éditorial
Gouvernement: le dernier sprint

Le processus de formation du gouvernement devrait être redynamisé à partir de cette semaine après un gel consécutif aux voyages du président Michel Aoun à Strasbourg et à New York, début et fin septembre. Les démarches en étaient restées, officiellement, à la mouture présentée le lundi 3 septembre par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et que le chef de l’Etat avait poliment déclinée. Mais les discussions s’étaient poursuivies loin des projecteurs entre MM. Aoun et Hariri, qui se seraient rencontrés à plusieurs reprises, discrètement, à la demande du chef du gouvernement sortant, afin de se soustraire aux pressions politiques et médiatiques. Aucun accord n’a été finalisé mais ces tête-à-tête ont montré une volonté des deux hommes de maintenir leur partenariat et d’essayer de surmonter les écueils qui ont retardé la naissance du Cabinet. Le plus sérieux obstacle est la répartition des quotas et des portefeuilles entre les deux principales formations chrétiennes: le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL). Cette question a été examinée lors de la rencontre à la Maison du centre, le 27 septembre, entre M. Hariri et le chef des FL, Samir Geagea. Des sources politiques informées affirment que des progrès ont été réalisés lors de cette réunion. Après le refus du camp présidentiel d’accorder quatre maroquins aux FL, comme le proposait M. Hariri, M. Geagea aurait accepté un compromis avancé par le Premier ministre désigné: quatre sièges ministériels dont la vice-présidence du Conseil (sans portefeuille) et les portefeuilles de l’Education, des Affaires sociales et de la Culture.   Lorsque la formule lui a été présentée avant son départ pour New York, le président Aoun ne s’est pas prononcé. Mais des milieux proches de la présidence ont laissé filtrer que la vice-présidence du Conseil pourrait être accordée aux FL, bien que le chef  de l’Etat considérait ce poste comme faisant partie de son quota, ainsi que trois autres ministères: la Culture, les Affaires sociales et un ministère d’Etat.Pour une bonne partie de l’opinion publique, toutes ces formules s’apparentent à des calculs de boutiquiers et à des querelles de puissants, qui se partagent le pouvoir entre eux. Quoi qu’il en soit, ces informations, confirmées par des sources diverses, dénotent une volonté de déblocage chez les principaux protagonistes, dont les revendications et les contre-revendications empêchent la formation d’un gouvernement depuis le mois de mai. Ce sursaut de conscience est surtout motivé par la crainte d’une détérioration irréversible de la situation économique et financière et par la conviction apparue chez les FL et le Parti socialiste progressiste (PSP) que le président Aoun ne cèdera pas aux revendications maximalistes de ces deux formations. Une fois l’écueil chrétien surmonté, les autres obstacles moins épineux de la représentation druze et des sunnites du 8-Mars seront rapidement réglés. C’est dans ces dispositions plutôt positives que les démarches pour la formation vont reprendre et s’accélérer dans les jours qui viennent.


 Paul Khalifeh
   

Santé

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