E-light. Des rideaux qui transforment le soleil en énergie
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Nº 3089 du vendredi 4 mai 2018

E-light. Des rideaux qui transforment le soleil en énergie

 
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    E-light. Des rideaux qui transforment le soleil en énergie
    Ahmad Allaf, 23 ans, étudiant en génie mécanique à l’université de Balamand a créé E-light, une start-up sociale qui produit de l’énergie solaire grâce à des rideaux électriques. Rencontre. Comment avez-vous...
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Ahmad Allaf, 23 ans, étudiant en génie mécanique à l’université de Balamand a créé E-light, une start-up sociale qui produit de l’énergie solaire grâce à des rideaux électriques. Rencontre.

Comment avez-vous eu l’idée de E-light?
C’était il y a un an et demi, j’étais à Tripoli avec des amis. On ne faisait absolument rien. On a commencé à regarder les immeubles autour de nous, et plus particulièrement les fenêtres. Comme il faisait chaud, les gens fermaient leurs rideaux pour se protéger du soleil. J’ai alors pensé qu’il était dommage que toute cette énergie solaire ne soit pas utilisée. En tant qu’ingénieur, j’ai commencé à réfléchir à une solution qui empêcherait le gaspillage de toute cette énergie naturelle. J’ai bien sûr pensé aux panneaux solaires mais ceux-ci sont grands et pas très pratiques à installer devant les fenêtres. C’est alors que j’ai eu l’idée de E-light. Pourquoi ne pas transformer les rideaux électriques en panneaux solaires?

Pourquoi ce problème était pour vous important à résoudre?
Je suis très sensible à l’environnement et en tant qu’ingénieur, je veux utiliser la technologie pour améliorer le monde dans lequel nous vivons. Je veux travailler sur l’énergie renouvelable car c’est un moyen propre et durable de résoudre de nombreux challenges au Liban.

Quels sont les challenges principaux que vous rencontrez en tant qu’entrepreneur au Liban?
Le plus difficile reste l’accès au financement. Si nous n’avions pas remporté un prix lors d’une compétition avec le Tripoli Entrepreneur Club, nous n’aurions même pas pu financer notre prototype et valider notre idée. Même avec cela, j’ai tout de même dû investir personnellement dans le lancement du projet. Heureusement, nous avons pu ensuite intégrer de nombreux programmes et accélérateurs. Nous cherchons aujourd’hui des investisseurs pour développer notre produit. Nous avons besoin de 530 000 dollars pour lancer la production et couvrir nos dépenses les deux premières années.

Soraya Hamdan

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Un faisceau d’indices montre que la question des réfugiés syriens sera, dans les mois à venir, une source de tensions entre le Liban et la «communauté internationale». Chaque partie a abattu ses cartes et celles dévoilées par les Nations unies, l’Union européenne et autres «organisations internationales», ne sont pas de bon augure pour les Libanais. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a mal réagi au retour de 500 Syriens réfugiés à Chébaa dans leur village de Beit Jin. D’un autre côté, la conférence de Bruxelles II, organisée le 25 avril, appelle les pays hôtes à accorder aux réfugiés syriens un statut juridique, une résidence légale et un permis de travail au sein des pays d’accueil.Le chef de l’Etat Michel Aoun a dénoncé les résultats de cette rencontre dont les conclusions mettent «en danger le Liban en proposant une naturalisation voilée des réfugiés syriens», selon un communiqué présidentiel. Le Premier ministre Saad Hariri avait déclaré, dans son intervention, à Bruxelles, que le Liban s’était transformé en un immense camp de réfugiés syriens. «Les tensions entre réfugiés syriens et communautés hôtes se sont accrues, notamment en raison d’une compétition pour les ressources et les emplois», a-t-il dit.Le Liban plaide pour un retour «digne et sûr» des réfugiés syriens, alors que l’Onu et l’UE évoquent un retour «digne, sûr et volontaire». Ce dernier mot de trop traduit un différend fondamental dans l’approche des deux parties. En effet, lorsqu’ils auront obtenu des droits juridiques, légaux, sociaux et économiques, y compris un emploi, l’éducation gratuite (comme c’est actuellement le cas) et des soins de santé, il est fort probable qu’une bonne partie des réfugiés, surtout les plus jeunes qui n’ont pas ou plus d’attaches affectives avec la Syrie, n’envisageront pas de retourner «volontairement» dans leur pays. Cela nous amène à dire que l’approche prônée par la «communauté internationale» est soit irresponsable, soit suspecte. Le Liban accueille, selon les sources de la présidence de la République libanaise, 1,8 millions de Syriens, dont un million enregistré en tant que réfugiés. Nous retiendrons ce dernier chiffre. A l’échelle de la France, c’est l’équivalent de 16 millions de réfugiés, à celle des Etats-Unis, on arrive à 80 millions d’individus. De plus, les pays occidentaux connaissent parfaitement la fragilité des équilibres communautaires sur lesquels repose le système politique libanais et combien il est délicat de maintenir dans de telles conditions un minimum de paix sociale et civile.Le Liban n’a vraiment pas de leçons d’hospitalité et de bienséance à recevoir d’une communauté internationale hypocrite, qui n’a versé jusqu’à présent que 11% de l’aide promise pour le soutenir dans l’accueil des réfugiés, selon Saad Hariri. Il n’a pas non plus d’enseignements à tirer de pays censés être riches et développés, prônant les droits de l’homme, et qui font tout un drame parce qu’ils accueillent chez eux, au compte-goutte et après maints filtres, quelques petits milliers de migrants. Le Liban refuse de trouver une source d’inspiration dans ces pays où se développe un discours raciste et xénophobe qui n’a pas trouvé racine chez nous malgré le gigantisme des problèmes engendrés par la présence d’un nombre effrayant de réfugiés. Le plus grave serait de découvrir, un jour, que l’attitude de la «communauté internationale» s’inscrit en fait dans le cadre d’un plan machiavélique, destiné à modifier la démographie du pays dans l’espoir de changer les rapports de force. Qu’elle soit irresponsable ou suspecte, naïve ou réfléchie, la position des pays occidentaux constitue une menace existentielle pour le Liban. Elle n’est pas la bienvenue et ne le sera jamais. Le chantage au racisme ou à l’aide internationale conditionnée n’y changera rien.                                                                                                                                    


 Paul Khalifeh
   

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