Mohammad Ben Salmane. Les secrets d’une ascension fulgurante
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Nº 3000 du vendredi 8 mai 2015

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Mohammad Ben Salmane. Les secrets d’une ascension fulgurante

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    Mohammad Ben Salmane. Les secrets d’une ascension fulgurante
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Surprise mercredi 29 avril en Arabie saoudite. Le roi Salmane Ben Abdel-Aziz a remanié en profondeur le gouvernement saoudien, propulsant son neveu Mohammad Ben Nayef prince héritier, ainsi que son propre fils, le jeune Mohammad Ben Salmane, second dans l’ordre de succession. Qui est le vice-prince héritier et quel est le secret de sa fulgurante ascension?

Version Arabe: http://bit.ly/1Fjh4W7

C’est une véritable révolution de palais qui s’est jouée dans la nuit du 28 au 29 avril dernier. Au petit matin, les citoyens saoudiens apprennent que le roi Salmane avait nommé par décret le prince Mohammad Ben Nayef au titre de prince héritier, en remplacement du demi-frère du roi, le prince Moqrin, âgé de 69 ans. Mohammad Ben Nayef, alias MbN, se voit aussi promu vice-Premier ministre, tout en conservant sa mainmise sur le portefeuille de l’Intérieur. Ce prince, âgé de 55 ans, qui n’est autre que le neveu du roi Salmane, devrait logiquement devenir le prochain souverain du royaume. Loin d’être un inconnu, MbN peut se targuer d’être le fer de lance de l’antiterrorisme en Arabie saoudite. C’est, en effet, lui qui parvint à repousser la menace représentée par al-Qaïda dans les années 2004-2005, échappant lui-même à quatre tentatives d’assassinat.
Sa nomination, en lieu et place du prince Moqrin, marque un changement de génération dans la transmission du pouvoir. Jusque-là, le pouvoir suprême était, en effet, l’apanage exclusif des fils du souverain fondateur de l’Arabie moderne, le roi Abdel-Aziz. La succession commençait d’ailleurs à s’en ressentir, la plupart d’entre eux ayant atteint un âge avancé, quand ils ne souffraient pas de maladies.
Mais c’est surtout une autre nomination − par décret elle aussi − qui n’en finit plus d’intriguer. Celle de Mohammad Ben Salmane, le fils cadet du roi, au poste de vice-prince héritier. Ce qui signifie que MbS, comme on le surnomme volontiers dans la presse, arrive désormais en seconde position dans l’ordre de succession au trône. Un vrai bouleversement. Car le personnage intrigue. Tout comme la décision subite du roi Salmane de bouleverser ainsi les règles de succession, le prince Mohammad n’étant «que» son fils cadet. Mais visiblement aussi, son fils préféré.

 

Entre 27 et 35 ans!
Déjà, après l’avènement du roi Salmane, il y a tout juste trois mois, MbS avait été propulsé au poste de ministre de la Défense, d’où il s’est improvisé chef de guerre, pilotant l’intervention saoudienne au Yémen. Il remplaçait ainsi son propre père, qui officiait au même poste sous le règne du roi Abdallah.
Cette nomination subite interroge. Car on sait au final peu de chose de Mohammad Ben Salmane. D’abord, son âge reste un mystère. Au point qu’aucune date de naissance ne figure sur sa biographie officielle. Selon diverses sources, le vice-prince héritier à la barbe bien taillée aurait entre 27 et 35 ans. Les Saoudiens auraient d’ailleurs tendance à opter pour 35 ans, afin de donner un peu plus de poids et de sérieux au jeune homme.
MbS serait le fils aîné de la troisième épouse du roi Salmane. Mais non l’aîné de tous ses fils. Ce qui ajoute au mystère, car la tradition aurait voulu que le roi nomme de prime abord, l’un des demi-frères de MbS, plus âgés et, sans doute, plus expérimentés en matière de pouvoir. De quoi susciter des jalousies et des rivalités au sein de la famille royale. Décrit comme le nouvel homme fort de l’Arabie saoudite, Mohammad Ben Salmane cumule désormais les postes de ministre de la Défense, de vice-prince héritier et de deuxième vice-Premier ministre. Une ascension fulgurante. Auparavant, MbS présidait déjà le Conseil des affaires économiques et du développement, un organe créé par son père et qui lui permet d’avoir la main sur la politique économique de l’Etat, y compris au niveau des ressources pétrolières. Ce qui fait dire à une source diplomatique occidentale que Mohammad Ben Salmane «supervise tout ce qui est important dans son pays». Bruce Riedel, ancien officier de la CIA qui dirige The Brookings Intelligence Project à Washington, dit du prince qu’il occupe «une position avec un pouvoir immense dans une monarchie absolue». MbS, véritable étoile montante, est partout. Des chansons populaires sont même diffusées depuis le mois de février, vantant son leadership et sa capacité de décision. Il faut dire que c’est le jeune prince, qui, comme un test à grande échelle, mène l’intervention de la coalition arabo-sunnite au Yémen, aux côtés du prince héritier Mohammad Ben Nayef.
 

Très médiatisé
Très présent à la télévision saoudienne et dans les médias, MbS apparaît, tantôt discutant avec les haut gradés militaires, tantôt s’enquérant de la santé d’un soldat blessé, quand il ne rencontre pas des dirigeants étrangers.
Jugé très ambitieux, il est aussi très proche de son père, et ce, depuis des années. Et pour cause. Car, contrairement à la plupart des princes saoudiens, Mohammad Ben Salmane a effectué toute sa scolarité, jusque sur les bancs de l’université, en Arabie saoudite. Selon une biographie de la Misk Foundation − créée par le prince pour le développement de la jeunesse −, MbS est titulaire d’une licence en droit de l’Université du roi Saoud, à Riyad. Ses demi-frères, eux, ont pour la plupart effectué leurs cursus universitaires aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, dans les plus grandes facultés.
Ce n’est pas le cas de Mohammad Ben Salmane, qui, de surcroît, ne parlerait même pas l’anglais, selon un article du Sunday Times qui évoquait la rencontre ce week-end entre Barack Obama et les chefs d’Etat des pays du Golfe, dont le roi Salmane, à Camp David. «L’Arabie saoudite est opaque la plupart du temps et MbS est vraiment le stéréotype du cheikh aux lunettes sombres», aurait confié un officiel américain au journal. Une piètre opinion atténuée par celle d’Antony Blinken, le vice-secrétaire d’Etat américain, qui décrit Mohammad Ben Salmane comme quelqu’un d’«extrêmement bien informé, concentré et engagé». Pour le Sunday Times, le jeune prince a déjà imprimé sa marque, achetant 100 avions de combat pour mener à bien la guerre au Yémen et adoptant une politique étrangère proactive, là où le royaume avait plutôt l’habitude de manœuvrer en coulisse.
Quant à son expérience professionnelle, la biographie publiée par la Misk Foundation fait état, sans guère de précisions, «d’une carrière professionnelle de dix ans», et souligne que le prince a été actif dans les affaires et la philanthropie. Dès 2009, tout jeune prince qu’il est, MbS devient conseiller spécial de son père Salmane, qui occupait à l’époque, les fonctions de gouverneur de Riyad. Puis, quand le roi Abdallah nomme Salmane prince héritier, le fils cadet dirige, dès 2013, le cabinet princier. En avril 2014, il devient secrétaire d’Etat et membre du gouvernement, avant d’être nommé ministre de la Défense et chef du cabinet royal le 23 janvier dernier.
Autant dire que, malgré son jeune âge, il a l’oreille du souverain actuel. Dans le décret royal, publié au matin du 29 avril, ses «grandes capacités» sont mises en exergue, le texte soulignant aussi que MbS a fait ses preuves «dans toutes les missions qui lui ont été confiées».

 

«Fort et brave»
A ces louanges émanant de la plus haute sphère du pouvoir, s’ajoutent celles publiées sur Twitter. Sur le réseau social, l’action du prince est régulièrement suivie par des milliers de tweetteurs et parfois saluée. Surtout que sa jeunesse joue en sa faveur dans un pays où les deux tiers de la population sont à moins de 30 ans. Présenté par certains comme «fort et brave», d’autres internautes l’ont surnommé «le Saoudien téméraire qui n’a pas d’expérience de la guerre». Une campagne serait même menée sur Twitter pour désigner MbS la personnalité de l’année 2015.
Depuis son accession au cercle fermé du pouvoir, Mohammad Ben Salmane essuie aussi de nombreuses critiques. Sa jeunesse et son inexpérience font de lui une cible facile.
Mujtahidd, le célèbre twitteur saoudien −  que d’aucuns soupçonnent d’être un 
prince −, ne s’est pas privé de pointer du doigt l’inexpérience de MbS. «Le jeune ministre de la Défense ne jouit d’aucune qualité professionnelle ni d’expérience. Il a moins de 30 ans, ainsi il ne possède pas la compétence de prendre des décisions adéquates dans les fonctions sensibles au ministère et à l’armée», attaque-t-il. Moquant le prince qui n’est qu’un «adolescent», Mujtahidd écorne encore le personnage en révélant que «les ‘sages’ de la dynastie estiment que le prince est un enfant gâté. Ce qui a mis la famille (royale) et le pays à la merci de cet adolescent, qui prend des décisions sans prévoir les conséquences». «Son problème est dans l’orgueil. Il se croit expert politique, militaire et social», critique-t-il encore.
Le tweetteur anonyme assure également que le jeune prince serait animé d’une ambition dévorante. «Ces princes assurent que Mohammad Ben Salmane n’hésitera pas à utiliser le sceau de son père pour renvoyer une personne de son choix, même s’il s’agissait de Meteeb Ben Abdallah ou de Mohammad Ben Nayef», écrit encore Mujtahidd. Il faut dire que MbS apparaît en première ligne ces dernières semaines, éclipsant son cousin, le prince héritier. Rien qu’en avril, le jeune prince est apparu aux côtés du roi Hamad de Bahreïn, auprès du président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi au Caire, ou encore en réunion avec le commandant du CentCom américain, le général Lloyd Austin III.

 

Un politique «impitoyable»
A ces critiques formulées de l’intérieur du royaume, s’ajoutent celles de Simon Henderson, analyste pour le Washington Institute for Near East Studies, qui mentionne la déclaration du Guide de la République iranienne Ali Khamenei, qui avait évoqué «les jeunes sans expérience» en Arabie, le mois dernier.
Selon Henderson, donc, malgré sa jeunesse, MbS se serait déjà taillé une réputation de politique «impitoyable». «Il a usé de sa position en tant que proche de Salmane, quand celui-ci était ministre de la Défense, pour saper une série de vice-ministres à la Défense entre avril 2013 et juin 2014 (…) et serait responsable du renvoi de plusieurs ministres», écrit l’analyste.
Suscitant la curiosité et la controverse, l’itinéraire de Mohammad Ben Salmane sera à suivre ces prochains mois. Car son ascension soudaine est la marque d’une influence certaine du fils sur le souverain Salmane. Une influence qui pourrait amener encore de grands bouleversements dans la monarchie. L’ambition dévorante que beaucoup prêtent à MbS pourrait coûter son avenir au prince héritier désigné, Mohammad Ben Nayef.
Si, pour l’heure, MbS et MbN semblent gouverner ensemble sans désaccord, de nombreux observateurs estiment que le jeune Mohammad Ben Salmane pourrait l’écarter du trône. En guise d’argumentation, ils citent la mésaventure arrivée au prince Moqrin, le plus jeune des fils encore en vie de Abdel-Aziz, le fondateur, qui aurait été écarté de la succession «à sa demande» (voir encadré), signant le passage direct vers une nouvelle génération de dirigeants saoudiens, les petits-enfants de Abdel-Aziz. Rappelons que Moqrin avait été nommé vice-prince héritier par le roi Abdallah en 2013, afin de faire barrage au clan des Soudeiris et ménager ainsi les chances de son fils Meteeb. Celui-ci, qui a conservé la direction de la Garde nationale, fait aujourd’hui office de garde-frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen.
En nommant MbS et MbN, le roi Salmane a, en revanche, consolidé la prééminence des Soudeiris. Reste à voir comment les deux hommes vont gouverner ensemble. Pour l’heure, aucune rivalité ne semble poindre. Mais Mohammad Ben Nayef resterait méfiant à l’égard du jeune prince, du fait de son influence énorme sur le roi Salmane. Ce qui est certain, c’est que ce grand chambardement n’aura pas eu l’heur de plaire à certains princes, dont une partie aurait refusé de faire allégeance à MbS comme à MbN.

Jenny Saleh
 

Bouleversements au gouvernement
Hormis les promotions de MbS et MbN, le gouvernement saoudien enregistre un autre départ de taille. Celui d’un cacique du royaume, le prince Saoud el-Fayçal, qui occupait le poste de ministre des Affaires étrangères depuis 1975. Il est désormais remplacé par Adel el-Joubeir, jusque-là ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington. Fait assez inhabituel pour être souligné, Joubeir ne fait pas partie de la famille royale. Fort d’un cursus universitaire entièrement effectué aux Etats-Unis, il rejoint le ministère saoudien des Affaires étrangères dès 1987 et sera affecté à l’ambassade du royaume à Washington jusqu’à l’an 2000. Durant cinq ans, il est nommé conseiller pour le prince héritier puis pour le roi, avant de devenir ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington de 2007 à ce jour. Riyad a donc pris soin de nommer un «ami» des Etats-Unis, qui connaît bien les rouages de l’Administration américaine, à ce poste-clé.
D’autres portefeuilles changent aussi de main. Celui de l’Economie et du Plan revient désormais à Adel el-Fakié, nommé par le roi, tandis que Moufrej el-Hakbani se voit confier le maroquin du Travail. La Santé échoit à Khalid el-Falih. Hamad el-Souailem devient, quant à lui, chef du palais royal.
Enfin, la seule femme du gouvernement, Noura el-Fayez, nommée vice-ministre de l’Education des filles par feu le roi Abdallah, a été purement et simplement limogée, pour avoir eu l’outrecuidance de vouloir introduire des cours de sport dans les écoles publiques de filles.


Les indiscrétions de Mujtahidd
Selon le tweetteur saoudien Mujtahidd, une opération de prise de pouvoir en Arabie saoudite par le prince Mohammad Ben Salmane serait en cours. Le roi Salmane aurait ainsi offert 10 milliards de rials au prince Moqrin pour renoncer à la succession. Selon Mujtahidd, Moqrin n’a rien à voir avec tout cela. «(Il) n’a pas demandé cet argent en échange de sa démission ou de son silence à l’égard de sa destitution», tweette-t-il. «Ce geste en faveur de Moqrin est intervenu de la part de MbS, qui déploie tous ses efforts pour accéder au plus haut poste du pouvoir».
Autre révélation de Mujtahidd, «les proches de MbS disent qu’il a acheté 100 000 comptes Twitter et a employé un grand nombre de cadres pour mener une campagne médiatique en sa faveur».

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Éditorial
Bons baisers du Qalamoun

L’ambiance aujourd’hui ressemble à celle qui prévalait en 2012, à la veille de la décision du Hezbollah de s’impliquer directement dans la guerre en Syrie pour rééquilibrer les rapports de force, qui penchaient en faveur de la rébellion islamiste. La situation est même plus complexe et plus dangereuse car, depuis, deux nouvelles guerres ont éclaté: celles d’Irak et du Yémen. Les informations sur la «chute imminente» du régime syrien envahissent de nouveau les salons, accompagnées d’une vigoureuse campagne médiatique destinée à saper le moral des troupes syriennes. Ici on annonce la mort de Bachar el-Assad, tué accidentellement par son garde du corps «iranien», là on diffuse un enregistrement sonore du président syrien, dans lequel il annonce sa fuite de Damas (un faux… d’excellente qualité). Ou encore, on fait circuler des rumeurs sur l’abandon par l’Iran de son vieil allié syrien, ce qui expliquerait les récents revers subis par l’armée régulière à Idlib et Jisr el-Choughour. En 2012, la participation du Hezbollah à la guerre syrienne, qui avait culminé au printemps 2013 avec la bataille de Qoussair, avait suscité des critiques sans précédent. Le parti avait été accusé de faire primer les intérêts du régime syrien aux dépens de ceux du Liban et d’attirer sur les Libanais les foudres des jihadistes. Les crispations provoquées par cet épisode avaient retardé de dix mois la formation du gouvernement de Tammam Salam. Entre-temps, le pays a été frappé par une vague d’attentats suicide, qui ont fait des centaines de morts et de blessés. Aujourd’hui, après l’annonce de l’imminence de la grande bataille du Qalamoun, on assiste à une levée de boucliers similaire. Le même vocabulaire est réutilisé, par les mêmes visages, comme le député Okab Sakr, dont on avait presque oublié l’existence. La décision du Hezbollah d’anéantir les jihadistes du Qalamoun, comme il l’avait fait à Qoussair, est jugée par une partie de la classe politique dangereuse pour l’unité et la stabilité du pays. Dans les milieux du Courant du futur et du 14 mars en général, on recommence à parler de la «fitna», qui aurait comme point de départ le Qalamoun. Il reste à expliquer aux Libanais en quoi le fait de déloger le Front al-Nosra et Daech de l’Anti-Liban, qu’ils ont transformé en sanctuaire, menacerait l’unité interlibanaise. D’autres affirment que la défense des frontières est du ressort de l’armée nationale et non pas du Hezbollah. Ceci est vrai dans l’absolu. Mais on sait que la mission de l’armée est plus défensive qu’offensive et que, de toute façon, aucune des armées arabes impliquées dans des guerres contre les jihadistes n’est parvenue à remporter la bataille sans le soutien d’auxiliaires et de forces supplétives. C’est le cas en Irak et en Syrie. Quoi qu’il en soit, l’histoire dira laquelle des deux visions était la plus pertinente: coexister avec des milliers de jihadistes d’al-Qaïda et de l’Etat islamique à nos frontières ou œuvrer à leur éradication. L’ambiance actuelle montre que les tentatives de limiter l’impact des événements régionaux sur le Liban ont échoué. L’impression d’apaisement, née des multiples dialogues initiés entre les protagonistes dans le but de faire baisser la tension, n’était qu’illusion. Si l’histoire est appelée à se répéter, cette crispation pourrait aboutir à des blocages politiques. L’élection présidentielle serait alors reléguée aux calendes grecques, le Parlement serait incapable de se réunir pour légiférer et, plus grave encore, l’Exécutif serait frappé de paralysie et le gouvernement se limiterait, alors, à l’expédition des affaires courantes. Il ne reste plus qu’à espérer que la stabilité soit toujours une ligne rouge imposée et protégée par les grandes puissances.


 Paul Khalifeh
   

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