Confidences diplomatie
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Nº 3104 du vendredi 2 août 2019

Confidences diplomatie

 
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Frontières maritimes
Le tracé début 2020?

Des sources politiques à Beyrouth s'attendent à une réactivation du dossier du tracé des frontières maritimes et terrestres entre le Liban et Israël après la nomination d'un nouveau secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires du Proche-Orient, David Schenker, en remplacement de David Satterfield, qui devient ambassadeur américain en Turquie. Ces sources qualifient M. Schenker de grand connaisseur du monde arabe et de technicien, alors que M. Satterfield était plutôt un «idéologue» dépourvu du sens de la neutralité, défendant souvent les intérêts israéliens. M. Schenker était le directeur du cabinet du secrétaire à la Défense pour les pays du Levant, le plus important poste au Pentagone concernant les affaires arabes. Sa mission consistait à conseiller le secrétaire à la Défense dans les questions militaires et politiques pour le Liban, la Syrie, la Jordanie et les Territoires palestiniens. Avant de rejoindre l'Administration, M. Schenker était chercheur au Washington institute, spécialiste du monde arabe.
Les sources précitées pensent que la médiation américaine concernant le tracé des frontières reprendra intensément après les élections en Israël, le 17 septembre. Car il est peu probable que le Premier ministre Benyamin Netanyahu fasse des concessions politiques de peur qu'il n'en paie le prix dans les urnes. C'est d'ailleurs pour cette raison que les autorités israéliennes étaient revenues sur leur accord pour des négociations simultanées concernant les frontières terrestres et maritimes, comme l'exige le Liban, alors que Tel-Aviv souhaitait commencer par le tracé terrestre. Mais le Liban refuse de discuter de la frontière terretre, qui répond aux impératifs de sécurité israéliens, car il craint qu'une fois qu'il aura obtenu ce qu'il veut sur terre, Israël refuserait ensuite de procéder au tracé des frontières maritimes. Cependant, l'inflexibilité du Liban et le besoin des deux pays d'extraire et de commercialiser le gaz jouerait en faveur d'une solution, qui interviendrait fin 2019 ou début 2020 au plus tard.

 

Les sanctionnés à la table de Ali
L'ambassadeur de Syrie au Liban, Ali Abdel Karim Ali, a réuni à sa table un grand nombre de personnalités politiques proches de l'Iran et de la Syrie. Les agapes ont été organisées, à la mi-juillet, en l'honneur du chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohamed Raad, du député du parti Amine Cherri et du responsable sécuritaire Wafic Safa, récemment frappés par des sanctions américaines.

En vacances
En dépit des développements politiques et sécuritaires qui se succèdent au Liban ces dernières semaines, les ambassadeurs des pays influents brillent par leur absence. Deux raisons se cachent derrière ce qui semble être un désintérêt de la part des grandes puissances à l'égard du Liban, soutient une source diplomatique à Beyrouth. La première est que certains ambassadeurs ont quitté leur poste avec les membres de leur famille pour les vacances d'été. La deuxième raison est une déduction de la première: si ces diplomates n'ont pas jugé bon de reporter ou d'écourter leurs congés, c'est que le Liban n'est plus une question prioritaire au vu des enjeux majeurs au niveau régional, notamment la question iranienne.


 


Bras de fer autour des nominations
Les nominations et les permutations diplomatiques n'attendent pas la reprise des réunions du Conseil des ministres, comme l'affirment des milieux politiques. Des sources informées assurent que malgré le retour à l'administration centrale de onze ambassadeurs dont la mission s'est achevée à l'étranger, la désignation de leurs successeurs n'est pas imminente. Un bras de fer semble engagé entre les principales forces politiques et les désignations pourrait traîner jusqu'au début de l'année prochaine, croient savoir ces sources.  


Zasypkin reste en poste au Liban

L'absence prolongée de l'ambassadeur de Russie Alexander Zasypkin, a déclenché des rumeurs sur son prochain remplacement. Des sources informées à Beyrouth assurent que Moscou, amplement satisfait de son ambassadeur, ne souhaite pas nommer un remplaçant à ce diplomate chevronné qui est en poste à Beyrouth depuis neuf ans. M. Zasypkin est en vacances avec sa famille et réintégrera son poste à la mi-août.

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Éditorial
La stratégie invisible de Donald Trump

Au-delà du discours populiste, des dérives racistes et des propos inconséquents, le plus inquiétant dans la personnalité de Donald Trump c’est qu’il donne l’impression de faire cavalier seul, dans le sens où certaines des décisions qu’il prend ne semblent pas s’inscrire dans le cadre d’une stratégie mûrement réfléchie, minutieusement élaborée, et convenablement mise en œuvre par les différents départements du processus du «decision-making» aux Etats-Unis. Une stratégie prévoyant les conséquences sur les équilibres mondiaux et prenant en compte les intérêts de ses alliés.Le président américain a ainsi marqué une pause dans sa guerre commerciale contre la Chine après avoir pris des sanctions à l’emporte-pièce, sans en mesurer l’impact sur l’économie américaine. La tentative de mettre à genoux le Chinois Huawei s’est heurtée aux réticences d’un grand nombre d’entreprises américaines, qui ont fait pression sur l’Administration. Sur un plan plus général, Pékin a riposté par des mesures ciblées contre la taxation par Donald Trump de produits chinois d’une valeur de plusieurs centaines de milliards de dollars. Les mesures de rétorsion chinoises ont mis à mal le secteur agricole aux Etats-Unis, pour qui l’Empire du milieu constituait un important marché. Le président Trump s’est donc tiré une balle dans le pied puisque les agriculteurs constituent une pierre angulaire de sa base électorale. C’est principalement pour répondre à leur demande que le locataire de la Maison-Blanche a décrété une trêve avec Pékin.Par ailleurs, les mesures contre Huawei ont poussé le géant chinois à accélérer ses programmes d’autonomisation pour ne plus dépendre exclusivement des logiciels et autres produits fabriqués par les entreprises américaines. Bien que les Etats-Unis aient reculé, Huawei poursuivra sur la voie de l’autonomisation car rien ne garantit que demain, ou un autre jour, Donald Trump ou un autre président, ne décideront pas de revenir à l’option des sanctions.Plus proche du Liban, la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran donne lieu aux mêmes observations. Par vanité ou par ignorance, Donald Trump croyait, à tort, que Téhéran lèverait le drapeau blanc au bout de quelques mois de sanctions, couplées de menaces. Les sanctions sont toujours là mais les menaces, elles, perdent du volume. Au tout début, Trump menaçait la République islamique des pires gémonies si elle osait s’en prendre «aux ressortissants US, aux intérêts américains et aux alliés des Etats-Unis». Puis les «alliés» ont disparu de son discours, suivis des «intérêts», vu qu’il n’a pas riposté à la destruction du drone-espion Triton, qui vaut 220 millions de dollars, par un missile iranien qui a coûté lui quelques dizaines de milliers de dollars.Dans le bras de fer irano-américain, le monde assiste presque en temps réel, aux scènes de ménage entre Donald Trump et certains de ses conseillers, comme John Bolton, un va-t’en-guerre patenté qui cherche à entraîner son patron dans un conflit militaire que ce dernier ne souhaite pas en pleine campagne électorale.Dans ce paysage lamentable et pitoyable, les alliés des Etats-Unis sont les dindons de la farce. Ils constatent, avec effroi, que leur protecteur n’est pas si pressé de les protéger. C’est probablement pour cette raison que les Emirats arabes unis ont commencé les manœuvres pour un atterrissage en douceur en se désengageant de la guerre du Yémen.  


 Paul Khalifeh
   

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Un mariage à Chypre
La saison des mariages bat son plein et les voyages vers Chypre se multiplient. Célébrer ainsi son hyménée dans ce pays voisin du Liban se fait de plus en plus…

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