Confidences partis
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Nº 3078 du vendredi 2 juin 2017

Confidences partis

 
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    L'implacable loi du nombre Les druzes sont condamnés à nouer de fortes alliances électorales  pour surmonter leur faiblesse démographique. Le nombre d'électeurs druzes s'élève à 200 000, auxquels 8 sièges sont attribués...
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L'implacable loi du nombre
Les druzes sont condamnés à nouer de fortes alliances électorales  pour surmonter leur faiblesse démographique. Le nombre d'électeurs druzes s'élève à 200 000, auxquels 8 sièges sont attribués au Parlement. La moitié de ces sièges dépend du bon vouloir des autres communautés. A Beyrouth par exemple, il existe un siège druze pour 5 000 électeurs. Ce sont donc les sunnites qui le choisissent. A Marjeyoun, 16 000 électeurs druzes, qui disposent d'un député, sont noyés dans un océan de 145 000 électeurs chiites, sunnites et chrétiens. Dans la Békaa-Ouest, il y a 20 000 électeurs druzes face à 100000 sunnites, chrétiens et chiites. A Baabda, il y a 28 000 druzes pour 45 000 chiites, 85 000 chrétiens et 10 000 sunnites. Dans le Chouf, il y a 65 000 druzes, 75 000 chrétiens et 60 000 sunnites. Seulement à Aley, les druzes sont majoritaires: 70 000 contre 55 000 chrétiens.


Du pain béni pour Amal
La tournure confessionnelle prise par le débat politique autour de la nouvelle loi électorale, caractérisé par une exacerbation des tensions entre chiites et chrétiens, constitue du pain béni pour le mouvement Amal. Le parti du président du Parlement, Nabih Berry, en perte de vitesse depuis des années devant le Hezbollah, a repris du poil de la bête, se posant comme le défenseur des droits de la communauté devant «les tentatives  visant à la marginaliser».  Les observateurs ont noté un regain d'activisme chez les cadres du mouvement, qui multiplient les visites de terrain et les réunions internes. Des portraits du président Berry et des drapeaux d'Amal fleurissent à Beyrouth, dans la banlieue sud et dans les villages du Liban-sud. Même fébrilité à l'extérieur du Liban, et pas seulement dans les pays où est traditionnellement implantée la communauté chiite. Ainsi, un congrès organisé par Amal, à la mi-mai, à Berlin, pour ses partisans en Europe, a réuni des centaines de personnes, venues d'une vingtaine de pays du Vieux continent.  


Gemayel résiste au duo chrétien
Pas un mois ne passe sans que le Courant patriotique libre (CPL) et les Forces libanaises (FL) ne commandent, séparement, un sondage d'opinion dans le caza du Metn. Et à chaque fois, les deux partis chrétiens sont déçus des résultats. Le chef du parti Kataëb, Sami Gemayel, reste populaire dans sa région natale et quelle que soit la nature des alliances électorales, il est pratiquement sûr d'être élu. Certes, dans la plupart des sondages, M. Gemayel est devancé par le député Ibrahim Kanaan, secrétaire du Bloc du Changement et de la Réforme et président de la Commission des Finances et du Budget. Mais il arrive loin devant tous les autres maronites, y compris Eddy Abillamah, le candidat probable des FL.  


Confusion autour d'un rendez-vous
Selon certaines informations, le Hezbollah a essayé de profiter de l'absence du ministre des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre (CPL), Gébran Bassil, en tournée à l'étranger, début avril, pour rencontrer le président Michel Aoun afin de discuter "tranquillement" de la loi électorale. Mais le chef de l'Etat aurait attendu le retour de M. Bassil pour fixer la date du rendez-vous. En réalité, c'est tout le contraire qui s'est produit. Le Hezbollah a attendu que le chef de la diplomatie soit rentré à Beyrouth pour solliciter un entretien avec Aoun en présence de Bassil. La délégation était composée de Naïm Kassem, Mohammad Raad et Hussein Khalil.


Aram 1er sollicité pour une médiation
Le catholicos de l'Eglise arménienne-orthodoxe, Mgr Aram 1er, a été sollicité par des personnalités influentes au sein de la communauté au Liban et dans la diaspora, pour entreprendre une médiation entre les principaux partis arméniens en vue d'une éventuelle coopération lors des prochaines élections législatives. Cette démarche auprès du Tachnag, du Hanchag et de l'Ugab (Union générale arménienne de bienfaisance) permettrait à la communauté, dont les voix sont dispersées entre le Metn, Beyrouth et Zahlé, de peser davantage dans le processus électoral. Le prélat n'a pas encore donné de réponse à cette requête.   

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Éditorial
Au nom de la stabilité

La prorogation du mandat du gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, pour un mandat de six années, ne fait pas l’unanimité des partis politiques et des experts, même si la décision a été prise en un tour de main au cours d’une réunion du Conseil des ministres tenue à Baabda. Les opposants à cette décision s’expriment ouvertement. Certains d’entre eux accusent le patron de la banque centrale d’être «l’allié privilégié des banques commerciales», l’affublant, parfois, du titre peu élogieux de «banquier des banques». La stratégie qu’il met en œuvre, à chaque fois que ce secteur est confronté à un début de crise, aboutit à rendre les établissements de crédits, ou la plupart d’entre eux, relativement renforcés. D’autres détracteurs, plus sévères, le qualifient, carrément, de «gardien des voleurs du temple».En deux mots, le 5ème mandat qu’entamera Riad Salamé en juillet sera encore plus délicat et difficile à gérer que les précédents. Le statu quo de stabilité relative au pays du cèdre peut basculer brusquement. Le Proche-Orient est dans la tourmente. Le monde arabe, les présidents américain et russe, Donald Trump et Vladimir Poutine, n’ont pas encore jeté leurs dés et tous les scénarios sont encore possibles. Karl Albrecht avait dit: «Partir avec un idéal en tête et finir avec un deal», alors qu’Ashleigh Brilliant avait conseillé «de négocier (…), si vous ne pouvez ni le contrôler, ni le surmonter.» Or aujourd’hui, le Liban est contraint de suivre les règlements – souvent perçus comme des diktats – des pays dont il utilise la monnaie, en l’occurrence le dollar américain et l’euro, entraînant une obligation inéluctable, celle de la négociation. Riad Salamé a réussi à gérer ce volet, en évitant au Liban et à son secteur bancaire le pire. Néanmoins, il ne peut pas se prévaloir d’avoir relancé la croissance économique – mais est-ce son rôle? –, en dépit des programmes de subvention des taux d’intérêts débiteurs et d’autres stimulations adoptées par la BDL, ces cinq dernières années. Selon les prévisions du FMI, le taux de croissance serait, en 2022, de 3%. Il est évident que la politique monétaire a quelque peu empiété sur la politique économique et financière. Mais qui en assume la responsabilité?Certes, personne n’est indispensable dans le monde des affaires, de l’économie et des finances. Mais il y a aussi ce que l'on appelle «l’homme du moment». En attendant que les épais nuages qui couvrent la région commencent à se dissiper, le pays doit respirer, mais, surtout, il a besoin «d’inspiration divine pour une prudente continuité de résilience et d’ingénierie»… qui profiterait, cette fois, à tous.


 Liliane Mokbel
   
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