Confidences partis
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Nº 3079 du vendredi 7 juillet 2017

Confidences partis

 
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    La mollesse ne fait pas un chef Une fronde sourde secoue le Parti démocratique libanais (PDL) de Talal Arslan avec l'approche des élections législatives. De nombreux cadres, de toutes les communautés,...
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La mollesse ne fait pas un chef
Une fronde sourde secoue le Parti démocratique libanais (PDL) de Talal Arslan avec l'approche des élections législatives. De nombreux cadres, de toutes les communautés, ont démissionné ou ont manifesté l'intention de le faire, si l'émir druze ne décide pas de livrer une véritable bataille dans les urnes face au seigneur de Moukhtara, Walid Joumblatt. Ces cadres reprochent à Talal Arslan sa «mollesse» et son "alignement" sur M. Joumblatt, se contentant du siège que celui-ci veut bien lui réserver. «L'émir est trop à l'écoute de sa mère, la princesse Khawla Arslan (née Joumblatt), qui lui a inculqué un principe sacro-saint, celui de ne jamais provoquer une cassure irrémédiable au sein de la communauté druze, même au prix de concessions à Walid Joumblatt», révèle un ancien responsable du PDL.


Wakim se pose en rassembleur
Le fondateur du Mouvement du peuple et ancien député de Beyrouth, Najah Wakim, fait des pronostics très sombres, s'inquiètant de ce qu'il qualifie de «dérives confessionnelles» du Courant patriotique libre. Pour empêcher le retour du clivage chrétien-musulman, M. Wakim prône le retour à «un langage politique national», que seuls peuvent porter, selon lui, des partis laïques et non-confessionnels. Pour concrétiser son projet, l'ancien député nassérien de Beyrouth tente de créer une plateforme réunissant le plus grand nombre de formations répondant à ces critères. Il a rassemblé, le 7 juin, des représentants d'une dizaine de mouvements, dont le Parti communiste libanais, l'Organisation populaire nassérienne, le Mouvement du peuple et d'autres groupes d'obédience nassérienne et de gauche. Des détracteurs de M. Wakim ont dénoncé une «démarche folklorique et opportuniste à laquelle l'ancien député nous a habitués à la veille de chaque élection législative».



Les Marada veulent s'exporter
La participation du leader du Courant des Marada, Sleiman Frangié, à la réunion de concertation organisée par le président Michel Aoun, le 22 juin, au palais de Baabda, marque le début d'un dégel entre les deux hommes. Mais cela ne signifie pas que les relations sont revenues au beau fixe. Les Marada ont en effet décidé de présenter des candidats ou d'en soutenir d'autres au Mont-Liban, notamment à Jbeil-Kesrouan et Baabda, des fiefs du Courant patriotique libre. Commentant cette information, un responsable du CPL a dit: «D'ici à mai 2018, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts».     


Hassan Rouhani tient l'argent
Des cadres du Hezbollah n'ont pas hésité à exprimer devant des journalistes leur grande déception après la victoire écrasante de cheikh Hassan Rouhani à l'élection présidentielle en Iran. Ils n'ont pas caché que leurs préférences allaient au candidat conservateur malheureux, Ebrahim Raisi. Ces cadres du Hezbollah ont pourtant reconnu que la politique étrangère de l'Iran sous le mandat Rouhani avait peu changé, notamment en ce qui concerne le dossier de la guerre en Syrie, où Téhéran apporte au régime un soutien sans faille. Ils rappellent toutefois que la politique étrangère reste fortement influencée par les orientations stratégiques du «leader de la révolution», l'ayatollah Ali Khamenei. Les cadres du Hezbollah indiquent, néanmoins, que depuis l'élection de Hassan Rouhani, en 2013, l'aide financière apportée par l'Iran au parti a considérablement baissé, alors que les dépenses ont fortement augmenté à cause de la guerre en Syrie. «Il n'est pas assez généreux avec la Résistance», commente l'un des cadres.

Qui contrôle la diaspora?
Le président du Parlement et chef du Mouvement Amal, Nabih Berry, a ordonné à ses cadres de mobiliser la diaspora chiite dans le monde. Amal a ainsi tenu, ces dernières semaines, plusieurs congrès ou manifestations, à Berlin pour le continent européen, à Abidjan pour l'Afrique, et à Detroit pour l'Amérique du Nord. Certains inscrivent cette agitation dans le cadre des préparatifs en vue des élections législatives. D'autres, plus sournois, l'interprètent comme une réaction à l'activisme du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, auprès de la diaspora.  

 

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Éditorial
Confiance déficitaire

Face aux immenses défis, notamment économiques, auxquels le Liban est confronté, les hommes politiques font figure de nains essayant, comme Atlas, de soulever sur leurs épaules la voûte céleste. Le temps précieux perdu en verbiage et en fanfaronnades autour de la loi électorale aurait pu être investi dans une profonde réflexion pour imaginer des idées, élaborer des plans et trouver des ressources permettant à l’économie de se redresser. Au lieu de cela, la classe politique a dilapidé, à coups de polémiques inutiles et de chamailleries stériles, une grande partie du capital-confiance du nouveau mandat, clé de voûte de tout projet d’avenir.De fausses batailles sont menées au nom de la défense du destin du Liban, qui résiderait, à en croire certains hommes politiques, dans le code-barre d’une carte magnétique. Pendant ce temps, la dette publique continue de gonfler et les capacités de l’Etat à trouver des ressources pour son financement deviennent de plus en plus aléatoires. L’ingénierie financière imaginée il y a presque un an par le gouverneur de la BDL serait à bout de souffle. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui l’annonce, dans son rapport annuel. L’ABL exprime sa crainte de voir les dépôts, attirés l’année dernière par le montage de Riad Salamé, refaire le chemin inverse.Cette mise en garde illustre une inquiétude à peine voilée de la part des banques de ne pas voir affluer au Liban, en 2017 et 2018, des capitaux en quantités suffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat libanais en financement, et du secteur privé en investissements. L’incertitude est alimentée par des facteurs régionaux, nés de la profonde division qui a frappé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) après le bras de fer entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’un côté, le Qatar de l’autre. L’absence de perspectives positives concernant une remontée du prix du pétrole n’améliore pas la situation. Les émigrés, qui ont longtemps contribué généreusement aux transferts de capitaux vers la mère-patrie, sont contraints de se serrer la ceinture à cause de ces fâcheux développements. D’ailleurs, un début de mouvement de retour des familles de travailleurs libanais du Golfe, dissuadés par la cherté de vie, est enregistré.Le moins que l’on puisse dire est que la conjoncture n’est pas favorable au Liban. Il y a certes des éléments positifs, comme le redémarrage du tourisme après cinq années de recul. Cela reste toutefois insuffisant pour relancer des pans entiers de l’économie.Une meilleure gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amorce de réformes et le début de l’exploitation des ressources en hydrocarbures auraient pu apporter, partiellement, des solutions de rechange. Mais ce ne sont pas des hommes politiques comateux ou qui jouent aux Don Quichotte qui seront capables de le faire.


 Paul Khalifeh
   
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