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Nº 2861 du vendredi 7 septembre 2012

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Des produits accessibles. Des prêts portés par la demande locale

Le segment des prêts automobile et des prêts au logement constituent, pour les banques commerciales libanaises une importante manne financière. Toutes proposent des gammes de produits bancaires adaptées pour répondre aux besoins de leur clientèle.

Malgré le marasme économique actuel, le secteur du crédit auto et crédit au logement continue de tirer son épingle du jeu. Les derniers chiffres livrés par l’Association des importateurs de voitures en témoignent (voir encadré), avec une hausse de 8,8% pour les sept premiers mois de l’année. Cette belle croissance profite tant aux concessionnaires qu’aux établissements bancaires qui travaillent main dans la main pour fournir les meilleures prestations à leur clientèle commune. La plupart des banques ont passé des accords avec la grande majorité — si ce n’est tous—  des concessionnaires présents sur le sol libanais, permettant aux futurs acquéreurs d’automobiles d’accéder à des produits bancaires bien ficelés. Ainsi, pour acheter un véhicule neuf, ou même d’occasion, les formalités sont relativement simples et surtout complètes. Les banques fournissent en effet des produits de prêts clés en main, permettant aux clients d’acquérir une automobile et de s’assurer en même temps. Plus besoin donc pour l’automobiliste de courir de bureau en bureau. Dès que son choix est arrêté, il se voit proposer des facilités de paiement et une assurance pour son véhicule.
Les banques jouent donc un rôle essentiel dans la croissance du secteur automobile au Liban. Pour les voitures familiales ou de taille moyenne, ainsi que pour les petites autos, 80 à 90% des ventes sont effectuées via un prêt bancaire, essentiellement en dollars.
Dans le même temps, les banques se mettent en cheville avec une compagnie d’assurance — quand celle-ci n’est pas tout simplement un membre de leur groupe — ce qui leur permet de fournir également un produit complet de bancassurance, avec une assurance tous risques pour certaines, et dans tous les cas, l’assurance obligatoire.
L’avantage pour le client est d’avoir affaire à un «one-stop-shop», mais aussi de bénéficier d’offres spéciales conçues selon les besoins marketing des concessionnaires d’un côté, et des banques de l’autre.
Le futur acheteur doit toutefois prendre garde, lors de la signature de son contrat de prêt, à l’échéance du prêt et aux taux d’intérêt pratiqués. Car cela peut parfois mener à de grandes surprises, le véhicule coûtant au final plus cher. Sans compter que la valeur d’un véhicule baisse au fil des années.

Immobilier au ralenti
Autre secteur dynamique pour les établissements bancaires, celui de l’emprunt immobilier. Les grues et autres camions de chantier qui pullulent dans les différents quartiers de Beyrouth, mais pas seulement, témoignent de la bonne activité du secteur, même si l’immobilier accuse ces derniers mois, un ralentissement notable, notamment en termes de volume des ventes. Un état de fait qui est dû à la situation régionale, à la crise syrienne et aux démêlés politiques internes.
Si le secteur ne montre pas encore de baisse inquiétante, les banques commencent tout de même à voir un changement dans le domaine des prêts. L’immobilier libanais, qui avait été porté par une forte croissance entre 2005 et 2009, affiche désormais un ralentissement, essentiellement à cause du recul de la demande de la part des expatriés libanais. Car c’est la diaspora libanaise qui portait le secteur ces dernières années, en assurant plus de 50% des ventes d’appartements sur le territoire. Craintifs et méfiants par rapport à la situation locale instable, ces investisseurs réfléchissent davantage avant de se lancer dans l’aventure immobilière.
Pour autant, le secteur bancaire des prêts immobilier n’affiche pas de recul. Mais il est désormais davantage porté par la demande locale, de Libanais vivant et travaillant sur le territoire. Conséquence, les montants des prêts requis ne sont pas les mêmes. Les salaires locaux n’étant pas au même niveau que ceux des expatriés, les prêts bancaires concernent davantage des sommes raisonnables, entre 150000 et 300000 dollars. Fuyant les immeubles neufs, mais aux prix exorbitants de la capitale, les Libanais préfèrent désormais tabler sur des appartements en périphérie de Beyrouth, et sur de plus petites surfaces. Les promoteurs l’ont bien compris, puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à proposer de petits logements, entre 100 et 150 mètres carrés, plutôt à l’européenne, en lieu et place des 300 m2 auxquels les Libanais étaient jusque-là habitués.
Pour répondre à cette demande, les banques disposent d’une panoplie de prêts. Pour cette clientèle au profil classe moyenne, les prêts proposés le sont en collaboration avec l’Etablissement public de l’habitat (EPH, ou Public housing institute), sous couvert de la Banque du Liban. L’intérêt pour l’emprunteur est de se voir proposer des prêts à taux d’intérêt plus bas. L’Etablissement public de l’Habitat s’adresse essentiellement à des particuliers disposant de revenus faibles, mais qui souhaitent acquérir un bien immobilier, histoire de s’assurer un logement, quelle que soit la situation dans le pays. Jenny Saleh

Automobile en hausse
Le secteur des ventes d’automobiles neuves a enregistré une hausse de 8,8% pour les sept premiers mois de 2012, par rapport à la même période de 2011. Au total, ce sont 20187 véhicules qui ont été vendus à fin juillet 2012, contre 18556 l’an dernier, à période équivalente. Dans le peloton de tête, on trouve à la première place les voitures coréennes (45% du total des ventes), suivies par les japonaises, les européennes, les américaines, et enfin les chinoises.
Côté immobilier, le ralentissement du secteur se confirme encore, comme en témoignent les dernières statistiques de la Direction du Bureau du cadastre, publiées par le Lebanon weekly monitor de la Bank Audi. Le volume des ventes pour les sept premiers mois de l’année enregistre une baisse de 8,8% par rapport à la même période de 2011, tandis que le volume des transactions immobilières augmente légèrement de 5,6%.

 

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