Magazine Le Mensuel

Nº 2881 du vendredi 25 janvier 2013

Festival

Lancement du Festival de Beyrouth. La culture au service d’une cause

La Fondation Samir Kassir lance le programme du Festival du Printemps de Beyrouth qui se tiendra du 26 au 31 mai. La Fondation prône haut et fort la défense des libertés sous toutes leurs formes et diversifie ses activités placées dans leur ensemble sur ce même thème. Invité d’honneur pour le cru de 2013 Wajdi Mouawad qui a reçu le Prix Phénix 2012 de la meilleure œuvre littéraire.

Dans une conférence de presse, la présidente de la Fondation, Gisèle Khoury, a annoncé le programme de 2013. L’épouse du journaliste, martyr de ses idées, souligne le lien qui existe entre la culture et les nations, d’une part, et entre la culture et la lutte, d’autre part. L’importance du Festival réside dans le fait qu’il démontre, jour après jour, que l’on peut, dit-elle: «dépasser ses blessures et transformer la souffrance en joie et culture». La Fondation Samir Kassir a réussi le pari de diversifier ses activités, de défendre les droits humains bafoués dans cette partie du monde, en utilisant pour ce faire, l’art et l’écriture sous toutes leurs formes. Elle a remercié l’ambassadeur du Canada, Hillary Childs-Adams, les membres de l’Institut culturel français et les artistes Wajdi Mouawad, (Wajdi Mouawad est né le 16 octobre 1968 à Deir el Qamar. C’est un homme de théâtre libano-québécois, tout à la fois metteur en scène, auteur, comédien, directeur artistique, plasticien. L’ensemble de son œuvre sera à maintes reprises récompensée: l’homme à la plume d’or) et Tania Saleh, (née à Beyrouth, chanteuse, auteure-compositrice, en langue arabe, sa renommée n’est plus à faire), la femme à la voix d’or.
L’ambassadeur du Canada a, pour sa part, évoqué les raisons qui l’ont encouragée à accepter le poste de diplomate au Liban, précisant que ce qui l’a poussée à venir à Beyrouth c’est le fait que, pendant des années, elle a eu l’occasion de suivre la contribution des Libanais vivant au Canada, leurs réalisations et leurs succès et que cela lui a permis de constater que le travail effectué par eux a permis aux non-Libanais de mieux comprendre cette partie du monde.
L’attachée culturelle de l’Institut français Carole Bratt a souligné que l’institut appuie ce festival depuis ses débuts du fait de la valeur des œuvres présentées.
Le Festival Le Printemps de Beyrouth est une création de la Fondation Samir Kassir. Inspirée du titre de l’un de ses derniers articles, la première édition a vu le jour en 2009. Les objectifs du Festival: offrir des spectacles inédits programmés sur une semaine à raison d’une représentation différente par soir dans un lieu différent de Beyrouth. Proposer une programmation pluridisciplinaire internationale notamment théâtre, musique, danse, conférence… qui s’articule autour de la diversité culturelle et de la tolérance dans les sociétés qui subissent violences et injustices. Respecter l’intérêt manifesté par la nouvelle génération qui exprime son désir de garder un lien avec les préceptes et la pensée de Samir Kassir. L’entrée gratuite à ce Festival permet à toutes les catégories de la société libanaise d’accéder facilement à des créations originales et non commerciales.

Danièle Gergès

 


Programme du Festival
Le Festival débutera le 26 mai au Jardin Samir Kassir au centre-ville avec un concert de Tania Saleh qui chantera des chansons en avant-première à son parterre de fans.
27-28 mai
Pièce de théâtre de Wajdi Mouawad, Incendies, au théâtre al Madina. Adaptée au cinéma, elle porte sur le thème de la transmission et de l’héritage.
29 mai
Pièce de théâtre de Wajdi Mouawad, Sentinelles, dans les bains romains du centre-ville. En parallèle, une conférence sera présentée par l’auteur.
30-31 mai
Monodrame de Wajdi Mouawad, Seuls, au théâtre Monnot.

 

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