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Nº 2937 du vendredi 21 février 2014

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Gianluca Marcianò, directeur musical du festival Al Bustan. «Chaque soirée du festival est unique»

Le festival Al Bustan vient de démarrer, le 18 février, et s’étalera sur cinq semaines, jusqu’au 23 mars. Le chef d’orchestre, Gianluca Marcianò, le directeur musical du festival Al Bustan depuis quatre ans, nous en parle. Rencontre.
 

Quels sont les points forts du festival Al Bustan?
Ce qui est intéressant dans le festival, c’est que chaque concert peut-être défini comme un point fort, depuis la soirée d’ouverture avec le bandonéoniste Mario Stefano Pietrodarchi, puis la violoniste Alexandra Soumm, la soprano Johanni Van Oostrum qui interprétera The last four songs de Strauss, la danseuse de ballet Nina Ananiashvili, et l’événement central, la IXe symphonie de Beethoven avec deux orchestres invités… Chaque nuit est spéciale, unique. C’est notre signature. Et puis le thème de cette année, musique et nature, est très intéressant. Une grande partie des œuvres les plus merveilleuses est inspirée par la nature. Nous aurons donc l’occasion d’entendre la 6e symphonie Pastorale de Beethoven, les Ière et IVe symphonies de Tchaïkovski, la IXe de Dvorak, The new world… Le programme est très varié, notre approche l’est également. Le festival Al Bustan ne met pas de limites quant à l’offre qu’il propose au public. Nous présentons de la musique classique de la manière la plus traditionnelle, mais nous proposons aussi des nouveautés, un autre genre d’inspiration musicale. Pour satisfaire un plus large public, et pour qu’il découvre et apprenne quelque chose de nouveau.

Est-ce que vous sentez que le public s’accroît d’année en année?
Il y a un public fidèle au festival. Et je sens une nouvelle injection d’énergie, de jeunesse. L’année dernière, par exemple, nous avons ramené de très jeunes musiciens, comme Oliver Pool qui a présenté quelque chose de nouveau. Et le public en a entendu parler, ce qui a poussé certaines personnes qui ne se rendent pas généralement à un concert de musique classique à venir. Nous devons toujours trouver des moyens pour attirer un nouveau public. Et ce n’est jamais suffisant. Notre travail ne s’arrête jamais. Le monde ne cesse d’évoluer, et nous nous devons de l’analyser, de l’interpréter et d’essayer continuellement d’y répondre.

Est-ce qu’il a été difficile de convaincre les artistes de venir au Liban?
Pas du tout. D’ailleurs, ce sont tous des amis. Ce qui est fantastique, c’est que dès qu’ils entendent qu’il s’agit du festival Al Bustan, ils s’enthousiasment. C’est devenu une marque après vingt et un ans. Tous les musiciens qui passent par le festival parlent à leur retour de sa qualité, de l’atmosphère amicale qui y règne, des rencontres qu’ils y effectuent. C’est comme une grande famille qui se réunit durant cinq semaines, pour créer ensemble de la musique et la proposer à un merveilleux public plus de plus en plus enthousiaste.

Vous n’avez pas d’appréhensions, surtout vu la situation?
Je suis très confiant, parce nous avons un très bon programme, de multiples talents, une grande variété, beaucoup d’originalité. Je m’attends à une réaction très positive. Et je crois que c’est particulièrement dans des situations difficiles économiquement, financièrement et socialement, que les arts et la culture peuvent nous aider, parfois à nous détacher, pour simplement apprécier la beauté des arts, nous relaxer, nous calmer. Cela aide souvent à trouver les bonnes réponses aux problèmes, loin du stress. Une injection de beauté est un bon remède.

Vous-même que ressentez-vous sur la scène de l’auditorium Emile Boustani?
Je me sens chez moi. Je n’aimerai pas être ailleurs. Je sens la chaleur du public qui me connaît déjà. J’ai une grande énergie et une grande envie de me dépenser jusqu’au bout pour donner la meilleure performance possible.

Vous êtes le directeur musical du festival depuis quatre ans? Comment a-t-il évolué depuis?
Nous devenons plus interactifs et l’information est continuellement mise à jour. Même le site Web a changé, l’apparence compte aussi. Il est très important de savoir ce que le public veut pour pouvoir le satisfaire et le surprendre en même temps. C’est un travail continu. Le festival occupe dans ma vie et celle de toute l’équipe les 365 jours de l’année. Et je crois qu’en 2015, nous pourrons offrir quelque chose de vraiment unique. Je n’en dirai pas plus pour le moment.

Propos recueillis par Nayla Rached

Billets en vente à la Librairie Antoine et au festival Al Bustan.
www.albustanfestival.com

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