Magazine Le Mensuel

Nº 2944 du vendredi 11 avril 2014

ECONOMIE

Réseaux sociaux. Les internautes libanais branchés

Le taux de pénétration d’Internet au Liban était de 61% en 2013, alors qu’il représentait 56% en 2012 contre 44% en Egypte, 56% en Jordanie, 79% au Koweït, 82% en Arabie saoudite et 92% aux Emirats arabes unis. L’enquête menée par Ipsos-Stat a montré que le taux de pénétration des utilisateurs des réseaux sociaux s’est élevé à 87% au Liban en 2013, contre 76% un an auparavant, alors que cette proportion est de 95% en Jordanie, 89% en Egypte et 87% aux Emirats arabes unis et au Koweït, et, enfin, 81% pour le royaume wahhabite. Le réseau Facebook fait fureur au Pays du Cèdre, avec un taux de pénétration de 98% en 2013, un pourcentage demeuré inchangé par rapport à 2012. Ce taux de pénétration de la société des internautes a atteint également des niveaux record en Jordanie (100%), aux Emirats arabes unis et en Egypte (99%), en Arabie saoudite (93%) et au Koweït (83%). D’autre part, la part des utilisateurs de Twitter par rapport à la base totale de ceux qui utilisent les réseaux sociaux était de 28% en 2013 au Liban, contre 18% en 2012, tandis que ce taux représentait en Egypte (35%), en Jordanie (10%), aux EAU (43%) et en Arabie saoudite (57%). Le rapport d’Ipsos-Stat a montré également que le taux d’internautes libanais qui ont downloadé (ou téléchargé) des contenus de sites en ligne l’année dernière était de 68%, en Jordanie (55%), au Koweït (51%), 71% en Arabie saoudite, 66% en Egypte et 64% aux EAU. La part des détenteurs libanais de téléphone intelligent ou smartphone du total de la population a représenté 63% en 2013, alors qu’elle n’était que de 36% un an auparavant. Ce pourcentage n’est que de 6% en Egypte, mais de 79% en Arabie saoudite et de 83% aux EAU. Il est bon de souligner que 85% des détenteurs de smartphones au Liban utilisent le service 3G contre 74% en 2012. Cette enquête a été effectuée sur base d’un échantillon de 2 500 Libanais.
Ceci dit, le ministre des Télécoms, Boutros Harb, n’a pas pris d’engagement concernant des chantiers portant sur l’amélioration des infrastructures des télécoms arguant de la supposée courte durée du gouvernement. Il s’est contenté d’évoquer la création de la société publique Télécom (loi 421 de 2002), qui devrait concurrencer les autres opérateurs de la téléphonie mobile. Entre-temps, ce même gouvernement vient de proroger de six nouveaux mois les contrats des deux compagnies opératrices du cellulaire sur le marché domestique. Qui peut dire que le Liban n’est pas le pays des paradoxes…!  

Liliane Mokbel
 

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