Magazine Le Mensuel

Nº 2981 du vendredi 26 décembre 2014

general

Farid Khazen, député du CPL: «Statu quo en Syrie»

Le Liban verra-t-il un nouveau président en 2015?
Certainement. C’est une affaire qui a déjà pris trop de temps. C’est une période de transition qui devrait aboutir dans quelques mois. Le président sera-t-il du 8 mars, du 14 mars ou consensuel? La question n’est pas encore claire.

Comment sera l’année 2015 sur le plan de l’économie?
Les indicateurs économiques seront presque les mêmes. Nous sommes surtout affectés par la situation en Syrie. Le problème des réfugiés ne peut être réglé par le Liban seul. Les conséquences vont empirer du fait que la guerre en Syrie se poursuivra en 2015 et affectera le Liban sur le plan de l’économie qui sera pareille qu’en 2014.

Comment voyez-vous la situation en Syrie en 2015?
Un statu quo. Il n’existe pas de solution politique acceptable. Si un changement doit intervenir, il sera lié aux négociations entre les Etats-Unis et l’Iran. Je pense que les deux parties veulent aboutir à un accord, pour des raisons différentes. Ceci est possible à mon avis et affectera la situation générale, surtout en Syrie, plus qu’au Liban. Une solution politique n’est pas envisageable à court et moyen termes en Syrie surtout que la guerre a changé de face. Ce n’est plus la crise, qui a commencé il y a trois ans, entre l’opposition et le gouvernement, mais une guerre régionale. Une guerre qui se poursuit ainsi prend un caractère interne et externe. De plus, Daech et les islamistes ne sont plus une simple vision, mais sont devenus une véritable réalité. Ils existent bel et bien en Irak, en Syrie et au Liban et leur projet est de fonder un califat. Il faudra du temps à la coalition pour pouvoir les éliminer. Le Liban en est déjà affecté. Ce qui se passe à Ersal n’est pas une théorie, mais la réalité du conflit.
 

Le Liban pourra-t-il profiter de son gaz et de son pétrole?
Le travail de base a été fait et il n’y a aucune raison de ne pas continuer d’y travailler loin de la politique. Nous étions déjà en retard sur ce plan. Lorsque Gebran Bassil a entamé le travail, rien n’existait. Ce dossier compte maintenant une feuille de route et il faut continuer à la suivre. 

Interview recueillie par Joëlle Seif

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