Magazine Le Mensuel

Nº 3008 du vendredi 3 juillet 2015

Cinéma en Salles

La Semaine de la critique 2015. Cannes au cœur de Beyrouth

De Cannes direction Beyrouth, la 54e édition de la Semaine de la critique sera présentée au public libanais (IFL), du 6 au 20 juillet, organisée par l’association Métropolis et l’Institut français du Liban.
 

Début juillet, le temps de la reprise à Beyrouth de la Semaine de la critique. L’association Métropolis et l’IFL proposent aux cinéphiles libanais de pénétrer au cœur du dernier Festival de Cannes, au cœur de sa section la plus ancienne et la plus exigeante, la Semaine de la critique, qui en est à sa 54e édition. Créée en 1962, elle ne présente que des premiers et deuxièmes films.
La programmation comprend 10 longs et 13 courts métrages, dont Waves ’98 du Libanais Ely Dagher (Palme d’or du court métrage). Côté long métrage, la semaine débute par la projection des Anarchistes du Français Elie Wajeman qui emmène les spectateurs à Paris, en 1899, pour suivre l’histoire du brigadier Jean Albertini, pauvre et orphelin, choisi pour infiltrer un groupe d’anarchistes. Au fil de l’action, il se retrouve de plus en plus divisé; d’un côté, il livre les rapports de police à son supérieur; de l’autre, il développe pour le groupe des sentiments de plus en plus profonds. Parmi les autres longs au programme, le Grand prix Nespresso, Paulina (La Patota) de l’Argentin Santiago Mitre. Après un premier film, El estudiante (2011), il adapte le film La Patota de Daniel Tinayre (1960), en mettant à l’écran Paulina qui, à 28 ans, décide de renoncer à une brillante carrière d’avocate pour se consacrer à l’enseignement dans une région défavorisée d’Argentine. «Naïve et idéaliste peut-être», comme elle se décrit, elle reste attachée jusqu’au bout à ses convictions humaines, malgré l’agression et le traumatisme qu’elle subit, face à la totale incompréhension de son entourage, des spectateurs et même du réalisateur lui-même. «Paulina, dit-il dans la note d’intention, n’a pas à être comprise, et c’est exactement ce qui m’a intéressé dans ce film». Un film qui perturbe et ébranle, qui explore cette zone grise, entre le noir et le blanc, entre le bien et le mal, entre la victime et l’héroïne, au cœur d’un manichéisme de moins en moins d’actualité.
Du 6 au 20 juillet, rendez-vous tous les soirs, au cinéma Métropolis, pour suivre la Semaine de la critique. Presque chaque séance propose la projection d’un court métrage suivi d’un long, à l’exception de la soirée du samedi 11 juillet au cours de laquelle seront projetés trois courts métrages, et de la soirée de clôture, le 20 juillet, une soirée spéciale, consacrée à Waves ’98.

 

Lundi 6 juillet La fin du dragon de Marina Diaby (France, 26’) et Les anarchistes d’Elie Wajeman (France, 1h41).
Mardi 7 juillet Ramona d’Andrei Creţulescu (Roumanie, 20’) et Paulina de Santiago Mitre (Argentine/Brésil/France, 1h43).
Mercredi 8 juillet Les deux amis de Louis Garrel (France, 1h40).
Jeudi 9 juillet Love comes later de Sonejuhi Sinha (Etats-Unis, 10’) et Mediterranea de Jonas Carpignano (Italie/France/Etats-Unis/Allemagne/Qatar, 1h47).
Vendredi 10 juillet The fox exploits the tiger’s might de Lucky Kuswandi (Indonésie, 25’) et Krisha de Trey Edward Shults (Etats-Unis, 1h23).
Samedi 11 juillet Ni vu ni connu de Lyes Salem (France, 13’), A rebours de Frédéric Mermoud (France, 13’) et  Alles wird gut (Everything will be okay) de Patrick Vollrath (Allemagne/Autriche, 30’).
Dimanche 12 juillet Too cool for school de Kevin Phillips (Etats-Unis, 11’) et Coin locker girl de Han Jun-Hee (Corée du Sud, 1h50).
Lundi 13 juillet Varicella de Fulvio Risuleo (Italie, 14’) et La tierra y la sombra de César Augusto Acevedo (Colombie/France/Pays-Bas/Chili/Brésil, 1h37).
Mardi 14 juillet Pojkarna (Boys) d’Isabella Carbonell (Suède, 19’) et Sleeping giant d’Andrew Cividino (Canada, 1h29).
Mercredi 15 juillet Command action de João Paulo Miranda Maria (Brésil, 14’) et Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore (France/Belgique, 1h40).
Jeudi 16 juillet Dégradé de Tarzan et Arab Nasser (Palestine/France/Qatar, 1h24).
Vendredi 17 juillet Jeunesse des loups-garous de Yann Delattre (France, 22’) et La vie en grand de Mathieu Vadepied (France, 1h33).
Lundi 20 juillet (Séance spéciale) Waves ’98 d’Ely Dagher (Liban/Qatar, 15’).

Nayla Rached

Toutes les projections sont à 21h.
Billet: 6 000 L.L.
Informations: (01) 332 661
www.metropoliscinema.net
www.institutfrancais-liban.com

Related

Cinéma en salles

admin@mews

Le grand écran au Liban. D’hier, d’aujourd’hui et de demain

admin@mews

Cinéma en salles

admin@mews

Laisser un commentaire