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Nº 3047 du vendredi 1er avril 2016

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Présidentielle libanaise, Syrie, Yémen. Le «fruit est mûr», selon Nabih Berry

Après de nombreuses récentes visites dans les capitales de la région, un ancien ministre libanais se dit assuré du prochain déblocage de l’élection présidentielle, en dépit de l’escalade politique dans les relations de l’Arabie saoudite avec l’Iran et le Liban. Ce ministre appuie son optimisme sur les facteurs suivants:
Les indices d’une ouverture du dialogue saoudo-iranien. Ainsi, au cours de sa dernière visite en Iran, le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu, s’est dit disposé à effectuer une médiation entre Téhéran et Riyad. Autre indice, les pressions américaines et occidentales sur l’Arabie saoudite, non seulement pour ouvrir un dialogue avec Téhéran, mais aussi sur le soutien saoudien aux organisations terroristes. Enfin, les critiques acerbes du président Barack Obama à l’égard de l’Arabie saoudite.
L’évolution positive de la crise syrienne en parallèle à l’accord russo-américain sur un cessez-le-feu et les progrès dans les négociations de Genève.
Selon l’ex-ministre, il existe une convergence d’intérêts entre les administrations américaine et russe pour mettre la crise syrienne sur les rails d’une solution politique. Si cette convergence débouche sur des réalisations positives sur la situation syrienne, elles se répercuteront, sans aucun doute, sur le Liban. Les deux pays agiront alors pour l’élection d’un président de la République.
Le président Nabih Berry, qui avait comparé la présidentielle à «un fruit mûr qu’il était temps de cueillir», craint toutefois de le voir tomber avant que les Libanais n’en goûtent la saveur. Il avait dit à ses visiteurs qu’il suivait de près ce qui se passait au Yémen, car toute situation positive dans ce dossier se répercutera sur les autres dossiers, surtout entre Riyad et Téhéran. Et le Liban ne pourrait qu’en profiter. Berry considère que la période des compromis a commencé. Il se base en cela sur les développements régionaux et le retrait russe partiel de Syrie pour mener à la présidence un candidat consensuel. A en croire des sources centristes et des proches du chef du Parlement, Berry se serait entretenu, il y a quelques jours, avec le Hezbollah sur la nécessité d’élire rapidement Sleiman Frangié, vu l’impossibilité pour Michel Aoun d’accéder à la magistrature suprême. Mais le parti maintient son appui inconditionnel à la candidature du général Aoun.

 

Chaouki Achkouti

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