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Nº 3051 du vendredi 29 avril 2016

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Accélérateur Speed. Coup d’envoi du second programme

L’accélérateur Speed a sélectionné sept jeunes entreprises pour son second cycle. Objectif à terme: créer des exits start-up libanaises.

L’accélérateur de start-up Speed vient de lancer son second programme Batch II, qui inclut sept start-up libanaises triées sur le volet pour une période de trois mois de mentorat et de coaching.
Pour cette nouvelle phase, Speed a choisi de se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité, comme l’explique son directeur, Sami Abou Saab, dans un entretien recueilli par Magazine: «Nous voulons créer des start-up de haute qualité, car notre objectif ultime est bien de faire naître des exits».
Un objectif qui semble sur la bonne voie puisque quatre des six start-up sélectionnées durant le premier cycle d’accélération seraient actuellement en pourparlers avec des investisseurs locaux et internationaux. «Il y aurait des offres pouvant aller jusqu’à 20 fois la valeur de ces entreprises avant qu’elles n’entrent à Speed», se réjouit Abou Saab.
«Pour le second programme, nous avons travaillé très dur pour nous assurer de choisir les start-up les plus prometteuses et les plus susceptibles d’entrer dans une seconde phase d’accélération. Nous voulons les préparer à suivre les traces de NAR et Rational Pixels, les deux start-up qui ont poursuivi leur programme d’accélération dans la Silicon Valley américaine».
 

Mentorat de qualité
Parmi les start-up sélectionnées pour Batch II, JellyFish, fondée par Joey et Teddy Zeeny. Après avoir travaillé longtemps dans le secteur des ONG, Joey Zeeny est rapidement confronté au premier défi du financement de ces organisations et à la gestion des budgets.
«Pour lever des fonds, les chefs de projets ont besoin d’envoyer des rapports réguliers aux donateurs, explique le cofondateur de JellyFish. Or, ils n’ont que rarement les qualifications d’un gestionnaire ou d’un financier et sont plus axés sur le social. Nous avons alors eu l’idée de créer une plateforme web simple d’utilisation qui permet à l’ensemble de l’équipe de mettre à jour les données relatives à l’ONG. Une fonctionnalité permet aussi aux donateurs d’avoir accès au budget en ligne pour plus de transparence».
Au départ, exclusivement conçu pour les organisations humanitaires, les deux entrepreneurs pensent, aujourd’hui, élargir leur cible aux start-up qui partagent les mêmes problématiques de gestion de budget avec les investisseurs. «Nous espérons bénéficier du carnet d’adresses et du programme de mentorat de Speed pour convaincre les investisseurs et partenaires potentiels de notre projet», ajoute Joey Zeeny.
L’accélérateur Speed a été lancé en juillet 2015, soutenu par les fonds d’investissement Berytech Fund II et Middle East Venture Partners (MEVP), les programmes de soutien IM Capital et Bader, ainsi que le réseau Lebanon for entrepreneurs.
Tous les six mois, Speed lance un cycle d’accélération de trois mois et investit 30 000 dollars dans chacune des start-up sélectionnées contre 10% de son capital.
«Outre le support financier que nous apportons, les entrepreneurs bénéficient d’un mentorat de haute qualité avec plus d’une cinquantaine de mentors triés sur le volet tels que Microsoft», souligne Sami Abou Saab. Pour le premier cycle d’accélération, 180 000 dollars ont été investis dans six start-up libanaises.

Soraya Hamdan

La scène tech, un grand potentiel pour le Liban
La scène tech libanaise a commencé son développement en 2012 avec le lancement de Seeqnce, le premier accélérateur de start-up au Liban. Parmi ses fondateurs Fadi Bizri, un des cofondateurs de Speed. Après des études à Montréal et un début de carrière au sein d’une start-up londonienne, Bizri rentre au Liban en 2009. «Je pensais repartir au Canada. Mais à mon retour au Liban, j’ai flairé un potentiel énorme et inexploité. Il y existait beaucoup de talents locaux et un certain dynamisme local. Le Libanais est un entrepreneur-né, il prend des risques et lance de nouveaux concepts. J’ai alors décidé de lancer le premier accélérateur de start-up au Liban, Seeqnce». Spécialisé dans le Web et le mobile, Seeqnce accélérera huit start-up. Trois ans après, trois d’entre elles sont toujours en opération. L’une d’elles vient même de lever deux millions de dollars: «Cela révèle bien le potentiel de la scène tech libanaise».

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