Magazine Le Mensuel

Nº 3077 du vendredi 5 mai 2017

Spectacle

Alain Plisson met en scène Oscar Wilde. L’important est d’être aimé

Du 10 au 28 mai, le théâtre Tournesol accueille la pièce L’important est d’être aimé, mise en scène par Alain Plisson. Il s'est confié à Magazine.

D’année en année, entre le printemps et l’été, Alain Plisson est toujours au rendez-vous, au cœur du théâtre qu’il n’a jamais cessé de défendre. Il ne joue plus, même si dans un sourire frais, il se rappelle avoir été un bon acteur, il sent qu’il n’a plus les mêmes possibilités physiques. Mais continuer à mettre en scène des pièces de qualité, continuer à faire jouer des acteurs, oui, sûrement, d’autant plus, dit-il, que «je suis démoralisé quand je regarde ce qui se passe autour de moi. On joue n’importe quoi!»
Sa mise en scène annuelle sera consacrée à la comédie d’Oscar Wilde, L’important est d’être aimé. «Un petit bijou d’humour anglais, devenu un grand classique», explique Plisson. Il n’avait pas réussi à la monter, car il lui fallait une distribution jeune. Au fil de la conversation, au détour des anecdotes qui fusent, d’une journée à la plage et d’une dame qui l’interpelle, il se décide finalement à prendre le risque de la jeunesse. «Je suis très heureux de travailler avec des jeunes, car ils m’ont apporté quelque chose que je n’ai plus, de l’énergie, de la vitalité, de l’imagination». Pourtant, durant toutes ses années d’enseignement, il a toujours fait jouer ses étudiants dans ses pièces, leur permettant d’expérimenter la scène à ses côtés.

Sang neuf
Sa troupe se compose aujourd’hui Myriam Watfa, Ingrid Ziade, Carlos Yammine et Thomas Trad. «J’ai eu beaucoup de difficultés pour les trouver, affirme-t-il, et je les ai entourés d’acteurs qui ont déjà du métier et l’habitude de la scène», à savoir Robert Arab, Josyane Boulos, Marie Lagarrigue et Jacques Mokhbat. Et dans les coulisses, Alain Plisson sera là, pour stimuler ses jeunes acteurs qui n’ont pas encore l’expérience du public, «pour les envoyer se sacrifier sur scène!».
Une scène presque sans décor, juste quelques meubles et deux paravents. En revanche, pour les costumes d’époque, voilà que sortent les jupons, les dentelles, les plumes d’autruche, les chapeaux invraisemblables. Nous sommes en Angleterre, sous le règne de Victoria. Deux jeunes aristocrates, Jack Worthing et Algernoon Montcrief vivent des amours contrariées et doivent surmonter de multiples obstacles avant d’en arriver à séduire Gwendoline et Cecily: l’important est d’être aimé (avec un «a» minuscule) ou d’être Aimé (avec un «A» majuscule). «Cette pièce est d’une subtilité extraordinaire, très en finesse, pleine d’humour, de légèreté, de fraîcheur, poursuit Plisson. Une comédie dans le vrai sens du mot, avec des personnages magnifiquement dessinés». A l’instar de Lady Bracknell, «cette lady autoritaire qui mène tout le monde à la baguette, la mégère pas apprivoisée». Alain Plisson confie: «Moi acteur, dans un autre pays, à une autre période, à un autre âge, j’aurai joué Lady Bracknell!».

Nayla Rached

Les recettes seront reversées au profit d’associations de bienfaisance. Informations: 01. 381 290.

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