Magazine Le Mensuel

Nº 3086 du vendredi 2 février 2018

Confidences hommes et femmes

Confidences personnalités

Aoun donne Le bon exemple
Conformément aux usages, le président Michel Aoun a voulu présenter, il y a quelques mois, sa déclaration de patrimoine au Conseil constitutionnel (CC). Il a donc fourni une procuration à sa fille Claudine pour le représenter. Mais le président du CC, Issam Sleiman, lui a dit qu'il devait recevoir la déclaration des mains propres du président, et lui a proposé de se rendre lui-même au palais de Baabda. «Je ne suis pas au-dessus de la loi», lui a répondu le président Aoun, qui a tenu à se présenter en personne au siège du Conseil constitutionnel pendant l'horaire officiel. Après le président, les autres hommes politiques ont commencé à défiler pour faire leur déclaration de patrimoine. Parmi eux a figuré le Premier ministre, Saad Hariri, qui avait boudé le CC lorsque Issam Sleiman lui avait expliqué, il y a plusieurs années, qu'il devait se présenter en personne et non pas envoyer un représentant pour accomplir cette formalité.

Hawat regrette sa démission
L'ancien président du Conseil municipal de Jbeil, Ziad Hawat, aurait exprimé devant des proches son regret d'avoir présenté sa démission, au début de l'été dernier, afin de présenter sa candidature aux élections législatives, prévues en mai prochain. La décision de M. Hawat, dont la gestion de sa ville faisait l'objet d'une appréciation positive quasi-unanime, sur les plans local, régional et international, avait surpris l'opinion publique. Certaines personnalités avaient critiqué sa précipitation, jugeant qu'il avait pris un pari risqué. Aujourd'hui, M. Hawat semble leur donner raison, surtout que l'issue de la bataille électorale est incertaine face à la liste du CPL.

Machine grippée
Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, est le principal adjoint de M. Nabih Berry. A ce titre, le président du Parlement l'a chargé, début janvier, de réunir les responsables de la machine électorale du mouvement Amal dans toutes les régions du pays pour un séminaire d'évaluation sur l'état de préparation des cadres et de la base, à quatre mois des législatives. Selon des sources bien informées, M. Khalil aurait jugé déplorables le moral, l'organisation et le niveau de préparation en vue des élections. Il aurait dressé au président Berry un rapport alarmant, affirmant en substance que le mouvement Amal, en l'état actuel, était incapable de mener dans les régions clé des batailles électorales efficaces et ne pouvait pas mobiliser sa base. M. Khalil aurait préconisé dans ses recommandations une série de mesures dont la moins radicale est le remplacement d'un grand nombre de responsables de la machine électorale.

Indésirable
Les notables de plusieurs villages à majorité sunnite de l'Iqlim el-Kharroub (Chouf) ont signifié à l'ex-ministre de l'Environnement, Wiam Wahhab, qu'il n'était pas le bienvenu et que s'il décidait de visiter malgré tout leur localité, il le faisait à ses risques et périls. Selon des sources sûres, M. Wahhab peine à trouver un colistier sunnite crédible, capable de lui apporter une plus-value.
 

Le franc-parler de Youssef Fenianos
Le ministre des Travaux publics est un homme qui ne mâche pas ses mots. Ces derniers temps, il multiplie les piques subtiles à l'adresse du Hezbollah, en affirmant, par exemple, que seul le parti possède les solutions aux multiples problèmes politiques du pays. Pourtant, M. Fenianos entretient d'anciennes et d'excellentes relations avec le Hezbollah. «Ces critiques indirectes traduisent le mécontentement de Sleiman Frangié à l'égard du parti», commente une personnalité politique. 

 

Michel Sleiman: un cheval perdant
L'ancien président de la République a vu plusieurs personnalités qui gravitaient dans son orbite s'éloigner ces dernières semaines. A l'approche des élections législatives, ces candidats potentiels ont estimé que M. Sleiman était un cheval perdant et qu'il valait mieux chercher leur fortune ailleurs. «A ce rythme, il va se retrouver quasiment seul le jour du scrutin», a commenté une mauvaise langue jbeiliote.   

Baalbek-Hermel: Voix dispersées
Baalbek-Hermel est la seule circonscription du pays où le Hezbollah a la haute main sur la composition de la liste. Dix sièges sont en jeu dans cette région: 6 chiites, 2 sunnites,1 maronite et 1 grec-catholique. Avec près de 310 000 électeurs en 2017, et une participation de 50%, comme en 2009, le coefficient électoral est estimé à 15 500. Un chiffre qui n'est pas difficile a atteindre pour que d'autres listes restent dans la course. Des sources du Hezbollah pensent que la liste du parti pourrait être percée par un ou deux candidats de listes adverses. Celles-ci sont nombreuses: les Forces libanaises et «l'opposition chiite» envisagent de conclure une alliance; l'ancien président du Parlement Hussein Husseini ou son fils, pourrait former une seconde liste; l'ex-secrétaire général du Baas, Fayez Chocor, laisse entendre qu'il serait en lice. La multiplicité des listes disperserait les voix et ferait le jeu du Hezbollah, dont les électeurs sont connus pour leur extrême discipline.   

Riachi sacrifié
Le ministre de l'Information, Melhem Riachi, est globalement respecté et apprécié pour sa simplicité et son contact avenant avec les gens. Toutefois, il ne sera probablement pas candidat des Forces libanaises (FL) dans le Metn. C'est en effet Eddy Abillama qui a les faveurs de la base FL. Et de peur que les voix du parti ne se dispersent à cause du vote préférentiel, Samir Geagea a décidé de présenter un seul candidat. S'il recueille une majorité des voix des partisans des FL, il aura ainsi plus de chance d'être élu.

Rifi vs FSI: rien ne va plus
Achraf Rifi a dirigé pendant 8 ans les Forces de sécurité intérieure (FSI) mais il semble qu'il n'y a pas laissé beaucoup d'amis. Sinon, comment expliquer la virulente polémique entre l'ex-ministre de la Justice et la direction des FSI. Celle-ci accuse le chef du cabinet de Rifi, Omar al-Bahr, d'avoir organisé une «prétendue tentative d'assassinat contre lui-même» pour se présenter en victime. Rifi, pour sa part, accuse les FSI de faire campagne pour le Courant du Futur à Tripoli.

Les choix difficiles de Joumblatt
De toutes les forces politiques présentes au Chouf et à Aley, réunies dans une seule circonscription, le Parti socialiste progressiste (PSP) de Walid Joumblatt est celle qui possède le plus important bloc d'électeurs. Courtisé par tout le monde, le bey ne veut froisser personne, mais au final, il lui faudra choisir. La circonscription compte 5 sièges maronites, 4 druzes, deux sunnites, un grec-orthodoxe et un grec-catholique. Pour l'instant, la liste de M. Joumblatt compte son fils Taymour, Marwan Hamadé et Akram Chehayeb (druzes), Henri Hélou et Naji Boustani (maronites) et Bilal Abdallah (sunnite).  Le bey et le ministre Ayman Choucair ne sont pas candidats.

 

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