Confidences Moyen-Orient

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Les morts ne sont pas épargnés
Les mouvements islamistes salafistes, très actifs en Libye, sèment la terreur. Ce ne sont pas seulement les vivants qui en payent les frais mais aussi les morts. Depuis plusieurs mois, ces milices attaquent les tombes des figures soufies et les pillent avant de les détruire, considérant leurs pratiques non conformes avec l’islam. Quant aux soufis, fortement représentés dans la société libyenne, ils ont décidé de ne plus se laisser faire et ont formé des brigades chargées de défendre ces tombes. C’est ce qui explique le fait que la dernière tentative en date des salafistes, menée près de la ville de Benghazi, a échoué, laissant trois assaillants sur le carreau.

Moustafa al-Ramid, ministre marocain de la Justice, vient de surprendre la scène politique par un geste symbolique. Il a transporté des passagers à bord de son véhicule officiel vers leur lieu de travail le jour où les conducteurs de bus étaient en grève, laissant des centaines de personnes en détresse, coincées entre Rabat et Casablanca. Une petite poignée a été sauvée par l’altruisme du ministre qui s’est mis à leur service. C’est ce qu’on appelle un véritable coup médiatique réussi.

Tzipi Livni, ancienne ministre des Affaires étrangères d’Israël, vient de commettre une grossière erreur en choisissant de s’allier lors des prochaines élections parlementaires à un certain nombre de figures publiques impliquées dans des affaires d’abus et de harcèlement sexuels. L’ancienne cheffe de la diplomatie, qui s’apprête à former un parti centriste, n’a pas trouvé mieux comme allié que Haïm Ramon, connu pour être le DSK israélien. Voilà pourquoi les organisations féminines se sont mobilisées pour la critiquer et demander aux femmes de ne pas voter pour son parti qui, selon elles, «méprise les femmes et les considère comme des objets sexuels.» L’ancienne ministre, quant à elle, réfute ces accusations et assure que son but était de remettre Israël sur la bonne voie. Ceci dit, il ne faudra plus qu’elle compte sur le vote des femmes.


Retour du père de la bombe
Mohsen Fakhri Zadeh, le savant nucléaire iranien, de cinquante- deux ans, considéré comme le père du projet nucléaire iranien, est de retour à l’avant-plan de la scène politique après plusieurs années d’absence. Des observateurs à Téhéran ont relevé que c’est à la suite d’une décision du guide suprême, Ali Khamenei, que Zadeh est réapparu à la capitale après sa nomination au poste de directeur du centre des technologies défensives. Le régime iranien avait préféré cacher son cheval gagnant par peur qu’il ne soit assassiné par le Mossad. Mais vu la position délicate actuelle, le guide suprême a considéré qu’il était temps que ce savant charismatique rejoue un rôle essentiel sur la scène iranienne interne.


 

 

 

En pointillé
Depuis sa prise du pouvoir, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a adopté envers l’Europe une politique différente de celle de ses prédécesseurs. Ainsi, la priorité d’Ankara n’est plus d’intégrer l’Union européenne mais de renforcer ses relations politiques et économiques avec les pays d’Asie centrale, du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord.
Lors du congrès du parti Justice et Développement, le Premier ministre n’a pas mentionné une seule fois l’Union européenne. Colère à Bruxelles, qui a fait savoir au gouvernement turc qu’elle était inquiète du fait que les relations bilatérales ne s’étaient plus développées durant les cinq dernières années. Mais faut-il vraiment en vouloir au Premier ministre islamiste? Après tout, Ankara tente depuis de longues décennies de rejoindre l’Europe sans succès. Les Européens veulent-ils la chose et son contraire?


 

 

Des prisons de luxe
Le mouvement politique du leader irakien Sayyed Moqtada al-Sadr fait face à un problème de taille: des centaines de ses membres sont détenus dans les prisons du pays depuis de longues années, sans espoir de prendre la porte de sortie. Le Parlement n’arrive toujours pas à trouver un accord politique permettant la ratification d’un projet de loi visant à amnistier les fidèles de Sayyed Moqtada. Résultat, ils ont été transférés dans de nouvelles cellules plus confortables. Désormais, les Sadristes pourront sortir plusieurs heures par jour pour faire du sport et ils auront des télévisions dans leurs nouvelles cellules. Plus important encore, ils seront autorisés à communiquer entre eux et à recevoir chaque semaine des membres de leurs familles. Mais ce n’est qu’une première étape, puisque le leader chiite a promis à ses adeptes que d’ici la fin de l’année, ils seront tous libérés. Feuilleton à suivre.

 



La CIA a un allié de taille
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, élu pour une période transitoire de deux ans, a surpris tous les observateurs en reconnaissant publiquement qu’il avait accordé à la CIA et à l’armée américaine le droit de mener des attaques de drones au pays du Qat. Ces opérations top secrètes, menées contre les milices d’al-Qaïda, ne sont pourtant pas nouvelles et remontent à l’époque de son prédécesseur Ali Abdallah Saleh qui n’avait jamais osé aborder ce sujet très sensible en public. C’est chose faite avec Hadi qui a même ajouté que des membres des services secrets saoudiens et omanais étaient aussi présents sur le terrain et prenaient part à ces opérations. Il a révélé qu’un bureau central était installé à Sanaa pour coordonner ces opérations militaires. Le président aurait peut-être mieux fait de garder secret ce qui doit l’être.


 

 

Un gouverneur dans l’embarras
Adib Mayalah, gouverneur de la Banque centrale syrienne, se trouve dans une position pour le moins délicate puisque les événements dramatiques qui secouent son pays ont laissé l’économie locale dans un état déplorable. Première victime, la Banque centrale qui a perdu toutes ses réserves en dollars et en euros et qui ne contrôle plus les marchés financiers depuis de longs mois. C’est ce qui expliquerait le fait que l’allié iranien ait contribué à hauteur de plus de dix milliards de dollars pour permettre au régime du président Assad de payer les salaires de l’armée et des fonctionnaires de l’Etat. Mais selon Mayalah, ces informations sont fausses et Damas n’aurait reçu aucune aide étrangère. Difficile à croire, mais que peut vraiment dire le gouverneur dans l’état actuel des choses?
 
Un ministre appelle au kidnapping
Le gouvernement palestinien à Gaza, dirigé par le mouvement Hamas, n’a jamais vraiment brillé et plusieurs de ses ministres ont été limogés à cause de leur incompétence. Néanmoins, la déclaration faite par Atallah Abou al-Sabah, ministre en charge des Détenus, de prendre en otage «le plus grand nombre d’Israéliens pour les échanger contre nos prisonniers», laisse perplexe. L’Etat hébreu, qui détient des milliers de Palestiniens dans ses geôles, ferme ses portes aux organisations internationales qui souhaitent les visiter pour s’assurer de leurs conditions de détention. C’est sans doute ce qui a poussé le même ministre à lancer, quelques jours plus tard, un autre cri, «pour mettre terme aux souffrances de nos détenus, j’appelle les jihadistes à mener des attaques kamikazes contre les occupants.» Ce n’est pas avec de telles déclarations que le Hamas se fera respecter sur la scène internationale.

Morsi embarrasse!  
Depuis son élection, le président islamiste Mohammad Morsi a connu plusieurs situations embarrassantes puisqu’il accorde peu d’estime au protocole officiel. Ainsi, lors de son voyage à New York pour prendre part aux discussions de l’Assemblée générale des Nations unies, il a répété les gaffes devant les caméras. En rencontrant la Première ministre australienne Julia Jilard, le président a touché sans gêne et, à plusieurs reprises, des parties intimes de son corps devant les journalistes. Stupeur au pays des kangourous, poussant la première télévision australienne à se demander si de tels gestes ne représentaient pas une insulte protocolaire à la Première ministre et au peuple qui l’a élue. La présidence égyptienne, pour sa part, a considéré que ces critiques étaient infondées et ne méritaient même pas une réponse. Morsi ferait mieux de prendre quelques cours de savoir-vivre, car sa prochaine gaffe pourrait être encore plus dévastatrice.

1 milliard de dollars est la somme que le Congrès américain compte annuler de la dette égyptienne envers le pays de l’Oncle Sam. L’Administration Obama pousse les parlementaires à voter ce projet afin d’aider le gouvernement présidé par Hicham Kandil à reprendre la situation économique en main. Et alors que tout laissait penser que cette recommandation passera sans encombre, des voix se sont élevées, même dans le camp des Démocrates, rejetant cette idée. Ils considèrent que le gouvernement actuel, dominé par les islamistes, ne semble pas être sur la même longueur d’onde que la politique américaine au Moyen-Orient. Les politiciens à Washington sont surtout inquiets des liens étroits qui existent entre les Frères musulmans égyptiens et le mouvement palestinien Hamas. Ils voient d’un très mauvais œil le rapprochement entre le Caire et Téhéran. Pire encore, les protestations organisées contre les Etats-Unis dans les villes égyptiennes à la suite du film sur Mahomet et la réaction très timide du Président Morsi pourraient pousser la Maison-Blanche à réviser ses liens avec le Caire.

90 milliards de dollars est le montant prévisionnel des revenus pétroliers irakiens pour l’année 2012. C’est en tout cas ce qu’a révélé le ministre du Pétrole qui a assuré que ces revenus auraient un effet très positif sur l’économie locale. Or, tous les visiteurs de Bagdad peuvent observer l’état déplorable des routes, le manque d’eau et les longues coupures d’électricité. Le pays des Rafidain, considéré comme un des premiers pays exportateurs de pétrole au monde, n’arrive toujours pas à remonter la pente. Le nombre de familles vivant sous le seuil de pauvreté ne fait qu’augmenter. Pour rendre les choses encore pire, plus d’un million de réfugiés irakiens en Syrie ont dû rentrer chez eux pour s’apercevoir que leurs maisons n’étaient plus habitables. Pendant ce temps, le Premier ministre, Nouri al-Maliki, signe de nouveaux accords militaires avec Washington et Moscou au lieu de s’occuper des besoins vitaux de sa population.

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Éditorial
Sot dans l’inconnu

Il est toujours plus facile, lorsque l’on n’assume pas des responsabilités, et que, par conséquent, l’on n’a pas de comptes à rendre, de s’ériger en donneur de leçons. Il est plus aisé de se livrer à la surenchère quand on n’est pas aux commandes que lorsque l’on est appelé à prendre, tous les jours, des décisions qui engagent le destin d’un pays et qui influent sur l’avenir de millions de personnes. Il faut avoir ces réalités en tête en écoutant Mitt Romney disserter sur la politique étrangère des Etats-Unis et accuser son rival démocrate d’être mollasson. Face à la «passivité» du président sortant, le candidat républicain promet des solutions miracle, basées sur les muscles et les super-budgets militaires. Une bonne partie de son discours électoral est construite autour de la fausse accusation que Barack Obama a «laissé tomber» Israël, oubliant que l’aide militaire, le soutien financier et l’assistance technologique, fournis par l’actuel président à l’Etat hébreu, n’ont jamais été égalés par ses prédécesseurs. En fait, Mitt Romney reproche au locataire de la Maison-Blanche de résister aux pressions -qui frôlent les injonctions- de Benjamin Netanyahu, pour le pousser à couvrir et participer à une attaque préventive contre l’Iran. Accepterait-il, s’il siégeait au Bureau ovale, de s’engager dans une guerre dont les objectifs et les conséquences ne serviraient pas nécessairement les intérêts des Etats-Unis? Mitt Romney plaide donc pour un alignement total de la politique étrangère américaine sur celle d’Israël, même au détriment des intérêts nationaux des Etats-Unis. Un phénomène mis en évidence dès 2006 par les chercheurs John Mearsheimer et Stephen Walt, dans leur remarquable ouvrage sur l’influence du lobby israélien dans les orientations de la politique étrangère américaine. Un travail qui leur a coûté leur emploi, il faut le rappeler. Mitt Romney n’est pas en reste sur le dossier du processus de paix au Proche-Orient. Il affiche un mépris absolu pour les Palestiniens, avec qui la paix «est impensable», peut-on l’entendre dire dans une vidéo filmée à son insu. En d’autres termes, Israël n’a pas l’obligation de rendre les terres qu’il a volées et la situation de conflit et de guerre avec les Palestiniens est appelée à durer ad vitam æternam.    Mitt Romney a exploité à fond l’attaque du consulat américain de Benghazi, au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Il estime que «les attaques contre l’Amérique, le mois dernier, ne doivent pas être prises pour des actes isolés. Elles illustrent la lutte plus large qui traverse tout le Moyen-Orient, une région qui vit son bouleversement le plus profond depuis un siècle.» Le camp républicain a dénoncé la réaction de l’Administration Obama après l’attaque de Benghazi, et le fait d’avoir attendu plusieurs jours avant de la qualifier de «terroriste» et de sous-estimer les menaces anti-américaines. Ces propos sont destinés à la consommation interne car ils n’apportent aucune idée constructive et nouvelle. Pas plus d’ailleurs que ses critiques contre ce qu’il appelle la stratégie d’«espoir» de Barack Obama. Là, le candidat républicain se fend d’une esquisse de stratégie: «Nous ne pouvons pas aider nos amis et battre nos ennemis si nos paroles ne sont pas appuyées par des actes et si la perception de notre stratégie n’est pas celle d’un partenariat mais celle d’une passivité». Traduit en realpolitik, cela ne veut absolument rien dire. Partenariat avec qui? Contre qui? Comment? S’il est élu président, Mitt Romney promet de renforcer les sanctions contre l’Iran pour l’empêcher de développer des capacités nucléaires militaires. Il subordonnerait l’aide financière à l’Egypte au respect du traité de paix avec Israël, augmenterait le budget américain de la Défense. Et, cerise sur le gâteau, il fournirait des armes aux rebelles syriens. Sur ce dernier point, l’actuelle Administration l’a devancé. Car les livraisons d’armes via l’Arabie saoudite et le Qatar –en plus de tous les autres pays qui ne l’ont pas reconnu officiellement- n’auraient jamais pu se faire sans le feu vert des Américains. Concernant l’augmentation du budget militaire, Mitt Romney ne semble pas connaître les chiffres des déficits américains. Sauf s’il compte sur les bons du trésor achetés par la Chine pour financer la dette américaine. Sur l’Iran, l’actuelle Administration a développé le régime des «sanctions intelligentes», douloureuses et efficaces, et qui commencent à donner leur fruit. Mais il n’est pas sûr qu’elles feront plier Téhéran. C’est d’ailleurs fortement improbable.    
Mitt Romney est à cours d’idées. Son discours veut se donner des semblants d’une force qui n’est qu’illusoire, car avec des muscles ramollis et des caisses vides, il ne peut plus mener le monde avec le bâton et la carotte.


 Paul Khalifeh
   

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