Karen Ghrawi. Nouvelle Miss Liban
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Nº 2913 du vendredi 6 septembre 2013

Karen Ghrawi. Nouvelle Miss Liban

 
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«Ce que je n’aime pas voir dans les journaux télévisés, ce sont les larmes des mères pleurant leurs enfants». C’est cette réponse à la question posée aux trois finalistes qui a déterminé le choix du jury qui a élu Karen Ghrawi reine de beauté. Retour sur un spectacle à la hollywoodienne.

En collaboration avec le ministère du Tourisme, l’élection de Miss Liban a eu lieu au Biel à Beyrouth au cours d’une magnifique soirée retransmise en direct sur la chaîne de télévision LBC - Lebanese Broadcasting Corporation, organisatrice de l’événement. La nouvelle élue Karen Ghrawi, âgée de 21 ans, a donc été choisie parmi quinze candidates pour représenter le Liban au concours de Miss Univers qui se déroulera en Indonésie, à Djakarta.
«J’aime le Liban qui, malgré les circonstances difficiles, garde son bel aspect. Un aspect que je vais tenter de présenter à l’étranger. Je souhaite également porter haut et loin la voix du peuple libanais qui essaye contre vents et marées, dans la mesure de ses capacités, de s’entraider et de s’unir pour dépasser cette phase difficile qu’il traverse». C’est en ces termes que la nouvelle élue s’est exprimée devant les caméras de la LBC lorsqu’elle a reçu le trophée la consacrant reine de beauté. Fine, brune, 1m75, 58 kilos, déterminée, Karen étudiante en design d’intérieur à la LAU aime la natation et la danse. C’est ce qui est précisé sur sa page des réseaux sociaux qui a déjà reçu près de 13 000 «likes» en quelques jours. Ce titre est une reconnaissance pour elle et lui ouvrira certainement de nouveaux horizons. Il lui a permis par ailleurs de recevoir des cadeaux d’une valeur dépassant 500 000 dollars dont un appartement de 250 000 dollars à Beit Misk, une voiture Audi Q3 modèle 2014, un collier en diamants signé Paolo Bongia, une montre en diamants de Montblanc, des ustensiles électriques de Samsung et 
50 millions de livres libanaises en cash.
Certes, les mensurations et l’harmonie physique ont joué un rôle important dans le choix de la miss mais, ce qui a également influencé le jury, ce sont les réponses des candidates finalistes à la question suivante: «Dans ces circonstances difficiles par lesquelles passe le Liban, que souhaitez-vous voir dans les journaux télévisés et que zappez-vous?». Elles ont toutes les trois répondu, même si, en termes différents, que leurs souhaits sont de voir le Liban et le monde arabe vivre en paix, qu’il soit mis fin au bain de sang et aux explosions qui rythment la vie des peuples arabes. Karen, elle, a répondu: «Ce que je n’aime pas voir ce sont les larmes des mères pleurant leurs enfants», poursuivant qu’elle aimerait que la paix règne au Liban. Sa première dauphine est Josée Rita Azizi et sa deuxième dauphine Christina Dagher.
Le spectacle, si on peut qualifier ainsi la cérémonie, avait débuté sous les feux des projecteurs sur une musique entraînante. Dans la première partie, dix candidates ont été sélectionnées parmi les quinze en compétition. Cinq ont été choisies pour la deuxième place. Il n’est plus resté sur l’estrade que les trois finalistes: Miss Liban et ses deux dauphines. Le passage des candidates en robes longues très élégantes, signées des plus grands couturiers et en maillots de bain a été entrecoupé par des documentaires filmés sur chacune d’elle, dans son contexte et sa région.
Pour la deuxième année consécutive, le public a pu participer à l’événement via les réseaux sociaux en posant des questions aux candidates sur Facebook et Twitter. Pour animer la soirée, deux stars libanaises: Assi el-Hellani qui a chanté entre autres sa fameuse chanson, Libanais, assurant au passage «que l’amour que les Libanais se portent est plus important de toute forme de criminalité et que le pays se construit avec cet amour. Que les tentatives de diviser le Liban sont vaines». Anthony Touma, une des stars de l’émission française The Voice, a également enchanté tout le monde par sa voix en or.

Danièle Gergès

Le jury
Mona Farès, directrice du département de la promotion touristique au ministère du Tourisme.  
Alain Aoun, député de Baabda.
Nayla Tuéni, députée de Beyrouth.
May Arida, présidente honoraire du Festival de Baalbeck.
Michel Habis, conseiller du ministre du Tourisme.
Joëlle Behlock Nader, ancienne Miss Liban.
Marcel Ghanem, personnalité médiatique.
Zalfa Boueiz, présidente du Festival de Zouk Mickaël.
Zuhair Mrad, styliste.
La soirée était présentée par Dima Sadek, présentatrice du Journal télévisé à la LBC 
et de Nharkom saïd.

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Éditorial
La coupable inconscience

Sommes-nous condamnés à vivre au rythme des humeurs belliqueuses de nos voisins: celui que certains considèrent ami et celui qualifié d’ennemi par tous? Le Liban, terre d’accueil certes, mais dorénavant pour des touristes d’un genre particulier. Nous avons connu, il y a quelques décennies, un flux de Palestiniens, chassés de leurs terres par un envahisseur arrogant et fort de ses alliances occidentales. Ils n’ont pas tardé à prendre conscience de la faiblesse du pouvoir dans le pays hôte. Ils ont vite fait de quitter les tentes, dites provisoires, pour se regrouper dans des logements en béton dans toutes les régions. Conscients de l’absence d’institutions et de véritables autorités, armés par ceux qui espéraient régler leur problème en leur assurant un pays de rechange au Liban, ils se sont posés en pouvoir absolu, allant jusqu’à prendre en charge non seulement leur propre sécurité, mais celle de tous les citoyens et à leur imposer des barrages de contrôle au vu et au su des forces de l’ordre et des dirigeants. Plus récemment, le Liban, toujours sans frontières, après avoir été longtemps dominé par Damas avant que ses troupes ne soient expulsées en 2005, reçoit des réfugiés dont le nombre semble difficile à déterminer. Les chiffres valsent et la misère se creuse un peu plus au fil des mois. Cela dure depuis plus de deux ans. Des familles entières, celles qui ne peuvent pas échapper aux massacres, sont décimées sans pitié. Le nombre de morts ne se décompte plus au milieu d’un assourdissant silence international. Il a fallu parler de l’utilisation d’armes chimiques pour que l’hypocrisie du monde éclate au grand jour. L’horrible spectacle des cadavres gazés a réveillé ceux qui, depuis plus de deux ans avaient assisté, indifférents, à l’exode massif des centaines de milliers de Syriens démunis, à la peur qu’on lit sur les visages d’enfants, aux blessés en mal de soins dont les photos remplissent les écrans de télévision et les «Une» des journaux. Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on dire. Mais le résultat n’a fait que prouver la faillite des grandes puissances. Celles-ci victimes, dit-on, de leur démocratie ont affiché leur fragilité. N’auraient-elles pas dû prendre le temps de la concertation et de la réflexion avant de promettre une intervention improvisée et provoquer une panique incontrôlable qui a gagné, non seulement les citoyens syriens, mais tous ceux des pays frontaliers et, à leur tête, le Liban? Qu’entend-on par frappe punitive? Comment peut-on éviter les dégâts collatéraux? Pourquoi a-t-on suscité cette tension qui accompagne l’attente des décisions de ceux qui possèdent le droit de vie et de mort sur des hommes, des femmes et des enfants? Au Liban, pays aux frontières ouvertes à tout vent, l’annonce d’une possible frappe occidentale sur la Syrie, a fait fuir, non seulement les étrangers, mais surtout ceux qui hésitaient encore à quitter leur terre. Le rush sur les avions en direction des Emirats ou d’autres pays lointains, en est la preuve évidente. Les écoles perdent leurs élèves qui occuperont les bancs d’autres écoles sous des climats plus cléments. Les universités ne sont pas mieux loties. La saison touristique a été étouffée dans l’œuf et l’économie s’effondre un peu plus, même si les responsables des institutions financières, dont la Banque du Liban, se veulent convaincants dans leurs prévisions. De tout cela n’en sommes-nous pas responsables? Une frange importante de la population ne s’est-elle pas volontairement impliquée dans une crise qui ne nous concerne en aucune manière? Une démocratie «consensuelle» qui a toujours empêché l’entente sur des sujets plus ou moins cruciaux, une société qui n’a pas la compétence d’élire ses représentants, un gouvernement compliqué, pour ne pas dire impossible, à former, un mandat présidentiel dont certaines voix commencent à mettre en doute une relève. Si le chef de l’Etat multiplie les déclarations toujours plus fermes, il n’en reste pas moins que le pays va à la dérive, qu’il se vide de son sang tandis que, par miracle, la vie continue et avec elle les festivals qui défient la sinistrose ambiante. Les appels au dialogue ont-ils encore un sens?


 Mouna Béchara
   

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