Magazine Le Mensuel

Nº 2855 du vendredi 27 juillet 2012

Confidences Liban

Confidences Liban

Le président Berry prend ses précautions
Le président de l’Assemblée, Nabih Berry, n’a plus pris, les mercredis, le chemin de Baabda comme le veut la coutume. Une visite habituellement consacrée aux concertations sur les sujets de l’heure avec le président de la République. Berry, d’après ses proches, ne quitte plus son domicile à Aïn el-Tiné depuis qu’il a reçu des conseils, émanant de responsables sécuritaires et de parties extérieures, sur la nécessité de prendre des mesures préventives et de réduire ses déplacements, son nom figurant sur la liste des assassinats. Un politique de l’opposition a commenté les faits en disant que jamais Berry n’a vraiment respecté cette coutume, bien avant même que son nom ne soit cité parmi les personnalités menacées. Comment va-t-il faire pour participer au dialogue national, s’est encore demandé la personnalité de l’opposition?

 

 

 

Nuage dissipé entre Bkerké et Meerab
La fin du boycott de Bkerké est annoncée par le chef des FL, Dr Samir Geagea. Il attend le moment opportun et les circonstances sécuritaires favorables pour rencontrer le patriarche Mar Béchara Boutros Raï. Les dernières prises de position du chef de l’Eglise maronite, concernant les développements en Syrie et le dossier du Hezbollah, ont rectifié la situation après que certaines fractions politiques ont essayé d’interpréter le positionnement de Mgr Raï comme étant en contradiction avec celui du patriarche Mar Nasrallah Boutros Sfeir. Les milieux FL qualifient le «malentendu» entre Meerab et Bkerké de nuage d’été qui s’est dissipé et confirment que le Hakim se rendra au patriarcat dès le retour de Mgr Béchara Raï de Dimane.

 

 

 

 

Financement du TSL: drôle de pirouette
Le mode de paiement de la quote-part du Liban au Tribunal international par le gouvernement, après que le président Najib Mikati eut retiré cette clause du budget général, n’a pas donné satisfaction à l’opposition. Ainsi, le Premier ministre aura réussi, pour la deuxième fois, à assurer le montant exigé sans avoir à puiser dans le Trésor public, cela sans révéler le secret du mode de paiement. Selon des informations colportées. Mikati aurait demandé au gouverneur de la BDL de transférer les fonds qui seront remboursés à partir des réserves de la troisième présidence. Les milieux de l’opposition croient savoir que si le Hezbollah n’a pas contesté ceci, c’est parce qu’il a conditionné son silence par le maintien du gouvernement actuel en place. Les déclarations du général Michel Aoun et de Sayyed Hassan Nasrallah ont confirmé cet échange de bons procédés. Echange critiqué par l’opposition.

 

 

 

Benoît XVI à Beyrouth
Tout dépend…

Le ministre de l’Education, Nazem Khoury, chargé par le Conseil des ministres de présider le Haut comité organisateur de la visite du pape Benoît XVI au Liban, confirme le rendez-vous du Saint-Père avec les Libanais, révélant que trois délégations vaticanes sont déjà venues se concerter sur place avec les responsables au sujet des préparatifs. Des membres du comité libanais ont également mis le cap sur le Vatican dans le même but. Le Haut comité comprend le général à la retraite, Joseph Noujaim, directeur de la commission technique ainsi que des représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Information, des Télécommunications, de l’Intérieur et des Travaux publics. L’attaché de presse du président de la République, Adib Abi Akl, et des responsables du Centre Catholique d’Information font également partie du comité. Mais, malgré les confirmations, des sources diplomatiques estiment que l’ajournement de la visite du Saint-Père serait à l’ordre du jour si l’instabilité que connaît la Syrie venait à toucher le Liban…

 

Le président de la République contrarié
Le vice-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères américain, William Burns, n’a pas rencontré lors de son dernier passage à Beyrouth le président Michel Sleiman, qui effectuait une visite officielle en France. Les deux hommes ne se sont pas vus non plus après le retour du chef de l’Etat au Liban. Burns avait tenu une conférence de presse à l’aéroport pour expliquer l’objectif de sa visite avant de prendre l’avion pour Paris. Selon des sources informées, le président libanais serait contrarié par les propos de quelques responsables américains sur des sujets qui concernent le Liban. Le comportement de certains d’entre eux, à New York au mois de septembre passé, serait à l’origine de la tension entre les Américains et le numéro un Libanais.

 

Frangié, le médiateur
Le député Sleiman Frangié a décidé de jouer au médiateur entre le président Nabih Berry et le général Michel Aoun. Au programme: concertations avec le chef du CPL avant de prendre la direction de Aïn el-Tiné. Si les milieux des Marada se veulent discrets et ne souhaitent pas dévoiler la teneur des entretiens de leur leader avec le chef de l’Assemblée, les proches de ce dernier révèlent que Berry a donné carte blanche à Sleiman Frangié pour qu’il trouve une solution à l’affaire des journaliers, assurant qu’il ne s’opposera à aucune formule de règlement, et qu’il est disposé à approuver tout amendement suggéré, sachant qu’il est impossible de dire aux journaliers: «Rentrez chez vous, vous n’avez aucun droit». Le président Berry a critiqué l’attitude du ministre Gebran Bassil qui a refusé de recevoir une délégation de journaliers en posant comme condition préalable, la suspension du sit-in dans les locaux de l’EDL.

 

 

 

 

 

 

Dialogue conditionné
Quelques heures après la réunion au palais de Baabda du chef de l’Etat Michel Sleiman avec le président Gemayel qui a confirmé sa participation au round du dialogue, et bien que surpris par le refus affiché du député Mohammad Raad de débattre de la stratégie de défense, le mouvement du 14 mars, réuni sous la présidence de Fouad Siniora, annonçait qu’il ne prendra pas part à la table du dialogue. Pas de retour au dialogue si une série de conditions ne sont pas satisfaites, à savoir la remise des données IMSI aux organes de sécurité, la levée de la couverture partisane dont bénéficient certains suspects, la protection des personnalités du 14 mars qui doit être assumée par le gouvernement, la confirmation de la souveraineté de l’Etat sur tout le territoire et son droit exclusif à détenir les armes pour défendre le pays.

 

Auto-critique
Nouhad Machnouk, membre du bloc du Moustaqbal, a beaucoup de remarques à faire sur le comportement de son propre camp. «Notre assise ne nous fait plus confiance et nous critique. Les armes à Beyrouth et ailleurs sont omniprésentes, mais nous ne devons pas avoir peur… Les gens veulent des preuves et ne se contentent plus de discours. C’est ce qui explique l’approbation dont jouit le phénomène Assir et pas seulement au sein de la communauté sunnite. El-Assir, dont je n’approuve pas le ton qu’il utilise pour s’adresser aux autres, est l’expression d’une crise politique au sein des Forces du 14 mars et non un problème de trafic à Saïda».

 

 

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