Magazine Le Mensuel

Nº 3065 du vendredi 5 août 2016

Festival

Maxime Le Forestier chante Brassens

Il était 21h07 précisément lorsque Maxime Le Forestier fait son entrée sur les planches du Festival de Byblos, le jeudi 28 juillet. Tout de blanc vêtu, accompagné de sa guitare, pendant une heure trente minutes, Le Forestier chante Georges Brassens, devant un public essentiellement francophone, composé de jeunes et de moins jeunes.
D’emblée, Maxime Le Forestier confie se sentir chez lui. «La façon dont vous m’avez accueilli m’a fait sentir que j’étais chez moi parmi vous». C’est la troisième fois que Maxime Le Forestier se produit au Liban. «En 45 ans de carrière, trois fois, c’est peut-être peu», lance-t-il au public.
Sous le ciel étoilé et dans le décor magnifique de Byblos, installé sur un tabouret, la guitare sous le bras, il feuillette un cahier placé devant lui. «Qui dit Brassens dit cahier, parce que les paroles chez Brassens sont importantes», déclare Le Forestier avec un sourire avant d’entonner Le paratonnerre, l’une des plus célèbres chansons de Brassens. Et c’était parti pour un tour de chant durant lequel Le Forestier a interprété des chansons inédites, écrites par Georges Brassens, mais que ce dernier n’a jamais chantées. Au grand ravissement du public, il a chanté Il n’y a pas d’amour heureux, un magnifique poème d’Aragon mis en musique par Brassens. L’assistance l’a vivement accompagné lorsqu’il a interprété Une jolie fleur, ce qui a fait dire au chanteur: «Lorsque je chantais cette chanson dans les années 70, les féministes hurlaient. Je ne veux pas croire que le féminisme est mort». Rappelons quelques lignes de cette fameuse chanson: «Une jolie fleur dans une peau de vache, une jolie vache déguisée en fleur, qui fait la belle et qui vous attache, puis vous mène par le bout du cœur… Mais pour l’amour, on ne demande pas aux filles d’avoir inventé la poudre». Il a également chanté un poème écrit par Antoine Pol, un poète décédé à 82 ans, sans savoir que Brassens avait mis en musique l’un de ses textes.
Sans pause, Maxime Le Forestier a abordé tous les thèmes dans ses chansons et s’est adressé aux jeunes filles, aux enseignants. Le public s’est enflammé sur ce que Le Forestier a qualifié une incontournable de Brassens, Les copains d’abord. Il a évoqué les noces et la religion dans une interprétation magistrale des Enfants de chœur. Plusieurs grands titres de Brassens se sont succédé avant de terminer sur la fameuse chanson de L’Auvergnat. Fortement rappelé par le public, Maxime Le Forestier est revenu sur scène pour «faire une entorse» aux soirées Brassens et interpréter son fameux titre San Francisco.
Une belle soirée, où le plaisir fut partagé entre l’auditoire et le chanteur qui a quitté la scène sur ces quelques mots: «Vous m’avez fait un bien fou».

Joëlle Seif

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