Magazine Le Mensuel

Nº 3073 du vendredi 6 janvier 2017

Confidences sécurité

Confidences sécurité

Que fait l’ASL à Toufeil?
Une source de sécurité libanaise a révélé que les débris de l’Armée syrienne libre (ASL) se sont regroupés, depuis quelques semaines, près de la localité frontalière libanaise de Toufeil, au sud de Ersal. Cependant, la brigade al-Qadissiya de l’ASL, qui compte plusieurs dizaines d’hommes, n’a aucun accès au territoire libanais, bouclé par le Hezbollah et l’Armée libanaise. Elle est cependant connectée géographiquement à la localité syrienne de Serghaya, contrôlée par les groupes armés, et aux montagnes de Horeira, au sud-ouest de Toufeil. Ces sources précisent que l’armée syrienne prépare une opération, en coordination avec le Hezbollah, pour déloger ces insurgés et isoler définitivement Serghaya.

Le macabre record de Imad Yassine
L’émir du groupe Etat islamique à Aïn el-Heloué, Imad Yassine, capturé par l’Armée libanaise, lors d’une opération spéciale, le 22 septembre dernier, aurait avoué, devant les enquêteurs, avoir assassiné, de ses propres mains, 25 personnes. Vingt-deux ont été exécutées par balle et les trois autres tuées par strangulation, précisent à Magazine des sources proches du dossier.

Des alliés par interposition
Ce n’est que 13 mois après l’intervention de la Russie en Syrie, en septembre 2015, que le premier contact direct entre des officiers russes et des commandants du Hezbollah a eu lieu, vers la mi-novembre, selon une source du parti chiite. La coordination entre les alliés de Damas se faisait, généralement, à travers des représentants des armées russe, syrienne et iranienne, siégeant au sein d’états-majors conjoints. Mais la bataille d’Alep a nécessité un contact direct et continu entre les Russes, qui déploient des unités spéciales sur le terrain, et le Hezbollah, qui a joué un rôle crucial dans la victoire. La même source précise que les officiers russes ont hautement apprécié les compétences des stratèges militaires du Hezbollah, ainsi que le courage et la détermination des combattants pendant les batailles.

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documents de voyage falsifiés ont été découverts, en octobre, par les agents de la Sûreté générale sur des voyageurs à l’Aéroport international de Beyrouth-Rafic Hariri, dont le nombre s’élevait, ce mois-là, à 542 351 personnes. Le taux de documents falsifiés est donc de 14 pour chaque 100 000 voyageurs. Au point de passage de Masnaa, 4 faux papiers ont été saisis sur 343 911 voyageurs, soit un taux de 1,2 document falsifié pour 100 000 personnes.

Les blessés de Foua et Kefraya
Parmi le millier de personnes évacuées des localités de Foua et Kefraya, encerclées par les insurgés dans le nord-ouest de la Syrie, figurent un grand nombre de combattants blessés du Hezbollah. C’est pour obtenir leur exfiltration que le parti chiite avait torpillé le premier accord d’évacuation d’Alep, conclu entre la Russie et la Turquie, en incitant des habitants des deux localités, résidant à Alep, à couper la route entre Alep-Est et le passage de Ramoussa.

La main du Mossad
Mohammad Zouari (49 ans), l’ingénieur tunisien assassiné le 17 décembre à Sfax, en Tunisie, était un haut responsable de «la force aérienne» du Hamas palestinien, dont il était membre depuis les années 90 du siècle dernier. Des sources informées à Beyrouth indiquent que Zouari a été tué cinq jours après son retour du Liban. Après avoir quitté Damas en 2012, il se déplaçait entre la Tunisie, la Turquie et le Liban, où il entretenait des relations étroites avec le Hezbollah. La presse internationale pointe le Mossad du doigt dans cet assassinat.

Hezbollah: Après Alep, cap sur Palmyre
La reprise de la ville de Palmyre par le groupe Etat islamique soulève de sérieuses inquiétudes au sein des services de sécurité libanais. En effet, seule la localité de Qaryatayn, située à 110 kilomètres au sud-ouest de la ville antique et àb 45 km de la frontière libanaise, sépare le groupe terroriste du pays du Cèdre. Si Qaryatayn, défendue, entre autres, par des combattants du Hezbollah et du Parti syrien national social (PSNS), tombe, le maquis jihadiste de Ersal pourra être ravitaillé à partir de Raqqa. Face à ce danger potentiel, le Hezbollah se prépare à participer activement à l’offensive pour la libération de la cité antique. La fin de la bataille d’Alep permettra au parti chiite de redéployer des milliers de soldats pour prendre part à la reconquête de Palmyre, qui constitue une priorité pour le gouvernement syrien et pour la Russie, avant même la reprise de la province d’Idleb.   

Les Farl existent-elles encore?
Un communiqué publié par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (Farl), fondées par Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné en France, ont fait paraître un communiqué, fin novembre, annonçant le décès de l’une de leurs militantes. Jacqueline Esber – nom de code Rima –, qui a assassiné, à Paris, en avril 1982, l’attaché militaire israélien, Yakov Barsimentov, serait morte des suites d’une longue maladie. La jeune femme, née en 1959 dans le Akkar, vivait en clandestinité depuis 34 ans. Le lieu et la date de son décès n’ont pas été précisés. Cette affaire montre que les Farc, un groupe d’extrême-gauche,  disposent toujours d’une logistique leur permettant d’assurer, dans le secret le plus total, la subsistance de leurs anciens membres.

Des kamikazes arrêtés au Nord
Le service de renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) a arrêté, début décembre, au Liban-Nord, quatre suspects dont deux présumés kamikazes, qui s’apprêtaient à commettre des attentats contre des positions de l’Armée libanaise. La cellule terroriste avait terminé la phase d’exploration des cibles potentielles et s’attelait à la préparation des attentats, lorsque ses membres ont été arrêtés. Les interrogatoires préliminaires ont montré qu’au moins trois des suspects seraient liés au groupe Etat islamique et recevaient des ordres d’un émir basé dans le maquis jihadiste à la frontière libano-syrienne.

Perquisitions de l’armée à Dahié
Des observateurs ont noté la multiplication des descentes effectuées par l’Armée libanaise et les services de sécurité dans la banlieue sud de Beyrouth, ces derniers temps.
Des sources informées ont dénombré huit perquisitions depuis la mi-novembre dans différents quartiers de Dahié. Dans la majorité des cas, les forces de sécurité sont à la recherche de suspects liés à des activités terroristes ou des trafiquants de drogue. Plusieurs personnes, des Syriens, des Libanais et des Palestiniens, ont été arrêtées. Les mêmes sources indiquent que ces opérations se déroulent en étroite collaboration avec le Hezbollah, informé à l’avance, quand ce n’est pas lui qui fournit les renseignements aux services concernés. 

Aïn el-Heloué: le mur avance
Des responsables politiques et sécuritaires palestiniens ont intensifié leurs efforts pour proposer à l’Armée libanaise des idées de substitution au «mur de sécurité» en béton, haut de trois mètres, qu’elle est en train de construire autour d’une grande partie du camp de Aïn el-Heloué, à l’est de Saïda. Parmi les idées avancées, le renforcement par les organisations palestiniennes de leurs checkpoints à l’intérieur du camp et l’installation de miradors à sa lisière. Mais l’Armée libanaise reste attachée à son projet initial, seul susceptible, selon elle, de mettre un terme à l’entrée et à la sortie de suspects du plus grand camp de réfugiés du pays. 

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