Female wave of change. Réseautage global pour les femmes
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Nº 3087 du vendredi 2 mars 2018

Female wave of change. Réseautage global pour les femmes

 
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Ambassadrice pour le Moyen-Orient de l’association Female wave of change, Roula Eid Sawan espère utiliser son expérience pour encourager les femmes à entreprendre et les aider à réussir dans leurs projets professionnels comme personnels.


C’était presque une évidence pour Roula Eid Sawan. Quand elle entreprend des recherches sur Internet, en quête d’un projet contribuant à l’empowerment des femmes (l’autonomisation des femmes) au niveau international, elle tombe sur l’association Female wave of change (FWoC), basée aux Pays-Bas. L’idée la séduit tout de suite. L’objectif de cette organisation lancée en janvier 2017 est de créer un réseau global et international, avec des femmes de différentes cultures, de différentes visions et de catégories socioprofessionnelles variées pour leur permettre de partager leurs expériences, leurs savoirs, leurs succès. «Nous sommes en train de créer une plateforme en ligne pour que chacune de nos membres puisse accéder à des ressources, comprenant des projets ou initiatives déjà pratiquées dans d’autres pays, un partage d’expériences, des connaissances dans tel ou tel domaine», indique celle qui est devenue, grâce à son dynamisme et sa motivation, ambassadrice de Female wave of change pour le Moyen-Orient. «L’idée est de savoir ce que veulent les femmes pour pouvoir les aider avec toutes les ressources disponibles. Des comités en ligne par centre d’intérêt vont aussi voir le jour. Par exemple, si un de nos membres au Japon a déjà mis en place une initiative sur l’environnement qui fonctionne, peut-être que quelqu’un, au Liban, peut se servir de cette expérience et l’appliquer ici», explique Roula Eid-Sawan. Par ailleurs, elle pointe le fait que des études avancent un fort taux de chômage d’ici à quelques années au Moyen-Orient, d’où l’intérêt d’investir dans les femmes et leur créativité, pour qu’elles puissent mener leurs projets à bien. Female wave of change a aussi vocation à aider d’autres organisations travaillant sur des thématiques relatives aux femmes, pour leur permettre d’élargir leurs réseaux, partager les connaissances, etc. Pour l’heure, FWoC compte, dans la région, environ 300 membres, alors que l’association vient tout juste d’être lancée. «Nous avons déjà des ambassadrices au Liban, en Syrie, en Jordanie, au Qatar, à Dubaï, en Arabie saoudite», se félicite Mme Eid-Sawan. Le 24 mars à 16 h, une conférence de lancement mondiale et de présentation de FWoC se tiendra, pour la partie libanaise, à la Maison des Jeunes et de la Culture de la municipalité de Zouk Mikael (dont Roula est directrice), en présence du ministre des Droits de la femme, Jean Oghassapian et de Asmahan Zein, la présidente de la Lebanese League for Women in Business.

Femme d’action
Le rôle des femmes dans la société, et en particulier au Liban, Roula Eid Sawan y croit dur comme fer. Son parcours professionnel et personnel parle de lui-même. Engagée pour le droit des femmes depuis longtemps, elle estime que si l’on veut être une «femme à succès, tant sur le plan professionnel que personnel, cela dépend uniquement de soi et du travail que l’on réalise sur soi». «Mon objectif, c’est d’aider d’autres femmes à parvenir à cela». Pour autant, elle ne se revendique pas comme féministe, partant du principe que «hommes et femmes sont tout autant éduqués et ont les mêmes capacités, ils sont complémentaires». «Quand on a le potentiel, il faut nous donner la chance de les exprimer». «Je crois dans les actions, pas seulement dans les paroles, nous pouvons nous entraider pour créer un futur meilleur».
Dynamique et enthousiaste dans tous les projets qu’elle entreprend, Roula Eid Sawan s’est donnée pour mission de communiquer ses compétences aux autres. Après un début de carrière dans l’entreprise familiale, puis un parcours de General manager qui l’amène du BHV à l’ABC, elle décide finalement de se lancer, après avoir eu son troisième enfant, dans l’aventure de l’entreprise. Avec son mari, Marwan, qui était déjà un professionnel de ce secteur, ils décident de créer Team in motion, une entreprise de team building qui propose des formations dans les entreprises. «L’idée, c’est d’aider les employés à se sentir mieux au sein de leur entreprise. Celle-ci investit sur eux, ce qui les fidélise et les motive, cela crée une réelle valeur ajoutée». Forte de cette expérience de huit ans dans le team building, Roula Eid-Sawan s’est lancé un nouveau challenge, celui de travailler plus avant sur le team coaching au sein des entreprises. «Quand au sein d’une équipe, les gens ne savent plus communiquer, l’ensemble du travail en pâtit. Si on améliore les relations, qu’on se met à la place de l’autre par exemple, on obtient des miracles. La communication, c’est la clé», témoigne-t-elle. Et, pour l’entreprise, c’est tout bénéfice: «Quand on bâtit une relation saine, on devient plus fiable, plus efficace et donc plus rentable».

Jenny Saleh

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Éditorial
Désordre de priorités

Le gouvernement multiplie les réunions pour adopter le projet de budget 2018. Cette gesticulation frénétique a surtout pour objet de faire figure de bon élève devant les bailleurs de fonds et les pays donateurs en prévision des conférences internationales consacrées au Liban, organisées ces prochaines semaines. L’aide attendue, sous des formes multiples, varie, selon que l’on soit réaliste ou optimiste, entre 8 et17 milliards de dollars. Quelles que soient les sommes engrangées par ces conférences, elles traduiront le souci de la communauté internationale de voler au secours du Liban, après les rapports pas très encourageants du FMI et de la Banque mondiale sur l’état de l’économie et des finances du pays.Mais il ne faut pas se réjouir trop vite. Car cette aide, si elle n’est pas utilisée à bon escient, risque d’avoir des effets négatifs à moyen terme. En effet, si elle est dépensée pour honorer le service de la dette et combler une partie du déficit budgétaire abyssal, elle contribuera simplement à faire gagner au Liban un an ou deux supplémentaires, à un prix exorbitant, avec une dette publique qui avoisinerait les 100 milliards de dollars.Les milliards qui vont arriver doivent servir, en priorité, à relancer l’investissement dans le but de booster la croissance et de créer des emplois. Ces objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction de réformes en profondeur, dans un pays où 85% du budget de l’Etat partent dans les salaires des fonctionnaires et des membres des forces armées et dans le remboursement du service de la dette.Mais de quelles réformes parle-t-on? Celles qui consistent à privatiser à tour de bras tous les secteurs de l’économie et les entreprises publiques, vendues à des vautours de la finance qui ne se soucient que d’un gain rapide? Ce serait donner un très mauvais signal alors que le Liban ambitionne d’entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Ou alors faut-il comprendre par réforme l’abolition des maigres subventions et la réduction des aides sociales, dans un pays où de plus en plus de familles ont du mal à boucler leurs fins de mois? La troisième voie pour les réformes est l’augmentation des taxes et des impôts, un outil déjà utilisé, il y a quelques mois à peine, pour financer l’échelle des salaires dans le secteur public.Si l’augmentation des recettes par ces trois méthodes n’est pas louable en raison de leurs répercussions sociales, il est possible d’envisager une réduction des dépenses. Cela passe nécessairement par une politique d’austérité, qui est une condition indispensable pour réduire le déficit budgétaire afin de ralentir puis de freiner la hausse de la dette.La réduction des dépenses passe par la lutte contre la corruption et le gaspillage des deniers publics, qui engloutissent chaque année des centaines de milliards de livres. Les pots-de-vin, le détournement de l’argent public, les délits d’initiés et autres crimes de la même famille provoquent un manque à gagner difficilement quantifiable mais sans doute très important pour l’Etat.Tel devrait être le point de départ de toute réforme, et non pas demander aux plus démunis de consentir des sacrifices supplémentaires.


 Paul Khalifeh
   

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