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JLP

 

Le Jeu Léger du Plaisir

 

 

Le groupe de musique JLP fait de plus en plus parler de lui, en ville, dans nos soirées beyrouthines. Le secret de leur réussite est simple: faire plaisir au public et se faire plaisir. Parce que, pour eux, la musique est, avant tout, une question d’énergie et d’interaction.

 

 

Ils sont cinq à enjamber la scène. Et dès qu’ils empoignent leurs instruments, la scène s’enflamme. Et la salle aussi. La salle surtout. L’énergie passe et repasse, sans relâche. C’est que l’énergie que le groupe dégage est tellement contagieuse, tellement étudiée, tellement spontanée, tellement voulue que l’expérience musicale des JLP en devient autre. Ils sont cinq: Ramzi Ramman à la guitare et à la voix, Boudy Boustany à la voix, Ghassan Bouz et Ziad Ramman aux percussions et Joe Mokbel à la basse. Une formation acoustique, un set simple et un plaisir inégalé.

 

 

Une expérience inédite

 

Depuis quatre ans environ, JLP se produit dans le pays, lors de festivals, en soirées privées et surtout dans les pubs de la capitale, mais aussi d’autres villes telles que Zahlé ou Jounié… Les fans sont nombreux, très nombreux. Ils les suivent de pub en pub, de scène en scène… Ils attendent leur performance, de semaine en semaine. Le buzz court et se répand dans la ville. Pourtant, rien ne l’annonçait. Et les membres du groupe, eux-mêmes, ne s’y attendaient pas.

La genèse du groupe remonte à plus de dix ans. Ramzi Ramman et Ghassan Bouz jouaient souvent ensemble dans plusieurs formations, avec d’autres musiciens. La collaboration débute, en coulisses. L’amitié également. Souvent, au Liban, les groupes se forment au détour d’un hasard, au détour d’une rencontre, voire de rencontres qui placent un musicien aux côtés d’un autre, puis d’un autre encore… C’est ainsi qu’en 2006, Ramman a l’occasion de faire la connaissance et de jouer avec Boudy Boustany. L’idée de «faire quelque chose ensemble», de «s’amuser», commence à se former. Le duo présente son premier gig à Gemmayzé: guitare acoustique et voix. Et au programme, les covers les plus connues. La réaction du public est tellement positive que le duo décide de prendre les choses plus sérieusement, d’agrandir le groupe, d’embellir le son, d’étoffer le répertoire. De manière naturelle, Ghassan Bouz les rejoint aux percussions. Le son se métamorphose; du groove, du punch, du rythme… Le public se laisse emporter, les têtes commencent à osciller, les mains à suivre la cadence, de plus en plus.

Les gigs du trio deviennent réguliers. Mais il y a des éléments qui manquent encore. Le son a besoin d’une base plus solide. Une basse. Le choix se porte sur le bassiste Joe Mokbel, avec lequel Ramman avait déjà joué auparavant, dans d’autres formations.

 

 

 

 

Dernier membre à se joindre au groupe, Ziad Ramman complète, avec son shaker son tambourine, le son des percussions. JLP naît. Mais pourquoi JLP? Pourquoi ce nom? Le mystère demeure, l’origine restera incernable. Rien de mieux que de donner libre cours à son imagination…

 

Et le temps s’embrouille

 

Chaque jeudi, vous avez l’occasion de vous enivrer de plaisir et de musique, avec les JLP, au Live by Dany’s à Hamra, et chaque mercredi, à l’Angry Monkey à Gemmayzé, et dans d’autres endroits de la ville. Et il vous suffit d’assister à un gig des JLP pour devenir accro. L’ambiance qu’ils arrivent à créer est exceptionnelle, brisant les frontières de l’âge et des goûts. Les «twenty’s» et les trentenaires, tout confondus, se régaleront. Les amateurs de pop côtoient, de manière naturelle, les aficionados du rock. Michael Jackson, Queen, Pearl Jam, Pink Floyd… En composant leur répertoire de «cover songs», les membres de JLP se demandent simplement quelles sont les chansons qu’ils ont écoutées en grandissant, à la radio, sur MTV… Et le choix est percutant: tout un chacun se reconnaît dans telle ou telle chanson, y retrouve ses souvenirs, son passé ou son présent, ou les deux à la fois… le temps d’une soirée qui semble s’extraire du temps, s’élever en apesanteur. Progressivement, le répertoire s’étoffe, au fil des gigs et des requêtes de l’audience, ces «special requests», arbitraires et inattendues, que d’autres formations musicales auraient en horreur. Mais les JLP, eux, s’amusent, et les requêtes font partie intégrante de leurs performances. «Le plus important pour nous c’est de faire plaisir au public.

 

Et le meilleur moyen de le faire est à travers l’interaction, parce que l’énergie va et vient. Donc, si quelqu’un demande une chanson de Britney Spears, on le fait. C’est amusant. On ne veut pas se prendre trop au sérieux», explique Ramzi Ramman. Cela ne les empêche pas toutefois de plaisanter et de taquiner le public quant à son éventuelle requête. Et pour que les morceaux ne s’éternisent pas, ne s’étalent pas en longueur, au risque de refroidir la salle et l’ambiance, le groupe en présente une version plus courte, en insistant sur le refrain, cette brève partie que tout le monde réclame, que tout le monde connaît et que tous peuvent chanter. «Nous essayons de prendre la meilleure partie de la chanson et d’en présenter notre version, sans que l’énergie ne se relâche». Alors, place à l’improvisation, à l’inattendu, aux changements de dernière minute, quitte à interrompre le morceau, à virer vers une envolée orientale, à plaisanter et à rire avec le public.

 

Toujours avec le public. Les membres de JLP se concertent entre eux d’un échange de regard, ce regard qui reste perpétuellement braqué sur la salle, pour que… au cas où… Et d’un coup, vous êtes subjugués! Nayla Rached

 

 

 

 

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