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Nº 2854 du vendredi 20 juillet 2012

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Michel Sleiman à Paris. Un soutien français renouvelé

La France a, une fois de plus, réitéré son appui au Liban. Le président de la République, François Hollande, fraîchement élu, a réaffirmé le soutien le plus ferme de la France au Liban, à sa souveraineté, à son unité et à son intégrité territoriale.

La situation au Liban et dans la région était au menu de la visite en France du chef de l’Etat libanais, Michel Sleiman. Les deux présidents ont évoqué au cours d’un tête-à-tête l’incidence sur le Liban des affrontements en Syrie. Hollande a écouté les explications de son homologue sur les grandes lignes de la politique libanaise par rapport aux événements régionaux et la volonté de garder le Liban à l’abri des dangereuses répercussions de la crise syrienne. Il a réaffirmé à son hôte l’appui de la France à l’action qu’il mène avec le gouvernement libanais pour l’unité, l’intégrité et le développement du Liban.
François Hollande a également défini la position de la France face aux développements en Syrie et les préoccupations françaises de la situation à plus d’un niveau. Pour le chef de l’Etat français: «il faut maintenir la pression sur le régime syrien afin qu’il accepte la solution politique attendue», comme il faut «convaincre les Russes que rien n’est pire que le chaos et qu’en soutenant le président syrien Bachar el-Assad, le risque, c’est le chaos». Il a invité les pays influents à œuvrer en vue d’éviter le désordre et la guerre civile en Syrie, en permettant la transition politique et la remise par le président Assad du pouvoir à un gouvernement de transition.
Le rôle du Liban dans cette crise? Hollande le précise lui-même en affirmant qu’il mesure «ce que représente pour le Liban toute cette période puisqu’il reçoit de nombreux réfugiés, des Syriens qui retrouvent leurs familles au Liban et qui s’installent dans ce pays, avec des risques pour l’économie libanaise qui ne peut pas faire face à cette charge supplémentaire». Il fait part de son inquiétude des «troubles qui peuvent éventuellement naître de ce qui se produit en Syrie», et la nécessité d’appuyer «tous les efforts du Liban pour préserver son indépendance et son intégrité».
Le président Sleiman a écouté le point de vue de son interlocuteur. A son tour, il a insisté sur l’importance pour le Liban que la crise syrienne ne déborde pas sur son territoire. Il a souligné l’importance du déploiement de l’armée à la frontière libano-syrienne, et affirmé  que «cela constitue la meilleure parade à tout danger provenant du côté syrien». «L’armée veille non seulement aux frontières, mais également à la sécurité intérieure» a-t-il ajouté. Plus tard, au cours d’un entretien avec un groupe de correspondants libanais et arabes à Paris, le président Sleiman a expliqué la position du Liban par rapport aux événements en Syrie. Il a affirmé qu’«à l’instar d’autres pays du monde, le Liban est contre toute intervention militaire étrangère en Syrie car cela ne ferait qu’aggraver la situation et barrer le chemin à toute démarche vers la démocratie, qui ne peut être réalisée que par un dialogue entre les Syriens eux-mêmes». «Le Liban est l’ami de la Syrie et du peuple syrien qui décidera lui-même de son avenir», a-t-il encore précisé.
Concernant le volet libanais, le président Sleiman a assuré que le Liban n’est pas au bord de la guerre civile, malgré l’existence de divisions profondes sur des questions fondamentales, notamment sur la crise syrienne. Pour le président français, comme il l’a dit à son visiteur libanais: «La présence de la Finul est un moyen de témoigner au Liban notre soutien»
Une visite réussie? Le Liban a été assuré d’un renouvellement de l’appui français à son unité, et la volonté occidentale de le voir préservé des évènements en Syrie, et de pouvoir s’en sortir avec le moins de répercussions possibles sur son territoire.

 

Rencontres de Sleiman à Paris
Au cours de sa visite à Paris, le président Sleiman s’est rendu au palais du Luxembourg. Il y a rencontré le président du Sénat, Jean-Pierre Bel. Il a visité la Chapelle de la présidence du Sénat, construite au XVIIIe siècle avant de se rendre au palais Bourbon où il a été accueilli par le président Claude Bartolone. Celui-ci a déclaré que la France ne doit pas se laisser entraîner dans le conflit interne en Syrie, ni d’ailleurs dans les autres troubles que connaît la région.

 

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