Magazine Le Mensuel

Nº 2878 du vendredi 4 janvier 2013

general

Martin Zoller prévoit 2013

2013 sera-t-elle l’année de la paix ou de l’exacerbation des conflits locaux et régionaux? Comment le paysage politique du Liban et du Moyen-Orient évoluera-t-il? Des questions auxquelles répond Martin Zoller, voyant et parapsychologue.

2013 ressemblera dans l’ensemble à 2012. Nous n’assisterons pas à des déflagrations importantes ou à des conflits particulièrement meurtriers, selon Martin Zoller.
Sur le plan politique, les forces du 8 mars perdront une partie de leur pouvoir. Le 14 mars ne sera pas, de son côté, en mesure d’apporter des solutions aux conflits internes ce qui lui portera préjudice et réduira son influence sur la scène interne.
Une personnalité politique importante sera victime d’un attentat au cours de l’année. Des conflits entre sunnites et chiites ne sont pas à écarter. Ils seront ponctuels et n’auront pas d’incidence majeure sur la situation politique. Les chrétiens se tiendront de préférence en dehors d’une vague de violence. La frontière libano-syrienne connaîtra des tensions, notamment au Liban-Nord. Un événement sanglant frappera un endroit de la capitale. Mais très vite tout rentrera dans l’ordre.
La tension à la frontière entre le Liban et Israël augmentera mais la guerre n’éclatera pas. Israël ne frappera pas non plus l’Iran comme certains s’y attendent. En revanche, c’est entre 2014 et 2015, qu’un conflit armé se déclenchera entre le Liban et Israël.
Toujours au Liban, la situation économique restera égale à elle-même, stable mais sans essor particulier. Le secteur bancaire continuera à bien se porter et les échanges commerciaux ne seront pas affectés par les tensions politiques de la région. En été, le tourisme connaîtra une certaine amélioration
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Danièle Gergès 

 

 

 

 

Michel Sleiman président de la République, préservera sa fonction par ses prises de position et la sagesse de sa politique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bachar el-Assad président syrien, ne perdra pas le contrôle de la situation dans les premiers mois de 2013. Il fera un voyage à l’étranger. Pendant son absence, les forces de l’opposition essaieront de renverser son régime en attaquant son entourage. Il y aura des effusions de sang.
Une instance étrangère (Onu ou un Etat) entamera un dialogue avec les différents protagonistes du paysage politique syrien qui débouchera sur la conclusion d’un accord. L’opposition acquerra une plus grande influence. Elle jouera un rôle prépondérant dans l’avenir de la Syrie. Le président Assad pourra se maintenir au pouvoir mais devra le partager et accepter des compromis. C’est en 2014 que son influence faiblira.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre et du Bloc du Changement et de la Réforme, renforcera sa position. Il établira de nouveaux liens avec des forces politiques puissantes à l’intérieur du pays et y consolidera son rôle. Il gagnera une bataille haut la main.

 

 

 

 

 

Saad Hariri leader du Courant du futur, reviendra, après le marasme de 2012, sur le devant de la scène et jouera un rôle de première importance sur le plan politique. Au cours du dernier trimestre de l’année, il sera appelé à prendre de sévères mesures de sécurité car sa vie sera toujours en danger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Walid Joumblatt député du Chouf et chef du Parti socialiste progressiste (PSP), célèbrera, au cours de l’année 2013, un événement personnel important.
En ce qui concerne le Parti socialiste progressiste, il reprendra de l’influence sur le terrain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le DR Samir Geagea chef des Forces libanaises, verra son pouvoir se renforcer. 2013 s’annonce, pour lui, pleine de promesses. Son rôle au sein de la coalition du 14 mars sera stable et incontournable.

 

 

 

 

 

Le Hezbollah verra son pouvoir vaciller au cours du second semestre de l’année. Il devra lutter d’arrache-pied pour renforcer son influence politique car il perdra l’un de ses soutiens le plus important.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le roi Abdallah II de Jordanie réussira à rétablir la stabilité dans son pays. Abdallah Ben el-Hussein fera de mineures modifications constitutionnelles, qui n’auront pas de graves répercussions.

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