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Nº 2925 du vendredi 29 novembre 2013

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Fondation Philippe Hatem. L’art au service de la bienfaisance

Fondée en 2010 au Liban, la fondation Philippe Hatem pour une enfance heureuse s’attelle à donner du bonheur à des enfants défavorisés. «Nous sommes mus par un sens de l’urgence. Il faut que les enfants soient heureux aujourd’hui pour bien se développer dans l’avenir», indique Teddy-Georges Hatem le fondateur. La fondation organise un dîner de gala, demain, samedi 30 novembre, au Biel, sous le signe de l’élégance et la fête. Pour cette soirée, des designers libanais ont mis leur art au service de la bienfaisance.
 

Le 31 juillet 2009, date cauchemardesque pour les parents de Philippe Hatem. Cet enfant heureux, épanoui, qui respirait la joie de vivre est victime d’un terrible accident. Lors d’un mariage à Eddé, juché sur un rocher, il a voulu descendre. Le rocher a roulé sur lui et l’a écrasé. Il n’avait que 11 ans. Le 13 avril 2010, Teddy-Georges Hatem et Carole Nader ont créé, en mémoire de leur fils, particulièrement sensible à l’enfance défavorisée, la fondation Philippe Hatem pour une enfance heureuse. «Cette idée nous est venue parce que Philippe était un enfant naturellement généreux», raconte à Magazine Teddy-Georges Hatem.
 

Les objectifs de la fondation
«Il était généreux de cœur et du reste…, souligne le père de Philippe. Partager avec les autres était pour lui une source de bonheur et d’épanouissement. Là où il allait, dès qu’il était en présence d’enfants pauvres, il distribuait tout ce qu’il possédait, depuis les carambars qu’il appréciait particulièrement, jusqu’à son argent de poche. Philippe s’arrêtait dans la rue, descendait même de voiture pour gâter les petits mendiants. C’était une âme développée dans un corps d’enfant. Nous souhaitions qu’à travers lui, d’autres enfants soient heureux. Nous avons voulu continuer sa mission, la perpétuer. Ayant perdu le sourire physique de Philippe, chaque sourire sur le visage d’un enfant vaut très cher pour nous».
«La santé, l’éducation, la protection, les loisirs et les besoins de base, tels sont les domaines dans lesquels nous nous activons, poursuit-il. Parce qu’un enfant a besoin de toutes ces composantes pour être heureux». D’une part, la fondation apporte un soutien financier à certaines structures et organisations déjà en place, afin de contribuer au développement de leur action au bénéfice de l’enfance. D’autre part, elle mène des actions directes sur le terrain, auxquelles participent des jeunes désireux de donner du bonheur aux enfants défavorisés. «Nous gérons la fondation d’une manière stratégique avec beaucoup de réflexion et d’organisation, précise-t-il. Pour maximaliser l’impact, nous avons décidé d’identifier des structures qui travaillent avec l’enfant et qui ont besoin d’aide. Et cela se passe à deux niveaux: on les aide à faire plus et à faire mieux ce qui requiert de l’argent et des compétences. Là où ils ont un manque, nous essayons de le combler. La fondation a un partenariat avec l’Unicef de façon ponctuelle pour atteindre les enfants dans le besoin. De par sa mission originale, elle n’a jamais été limitée géographiquement. Le sourire de Philippe, nous voulons le semer un peu partout. Nous avons établi la fondation en Afrique et en Amérique du Nord,  ainsi que des programmes en Asie et en Amérique du Sud.

Danièle Gerges

www.forahappychildhood.org
Pour ceux qui désirent contribuer au financement des programmes au Liban: (01) 203 370.

Quelques actions de la fondation
Diverses actions sont menées en parallèle par cette fondation dotée d’une énergie hors normes. Des enfants défavorisés ont reçu une formation professionnelle de danse dans le cadre du Beirut dance project. Des  bourses scolaires annuelles ont été offertes à des élèves méritants au collège Notre-Dame de Nazareth. Des paquets d’habits et de nourriture sont distribués aux personnes démunies lors des changements de saison. Quatre vingt cinq enfants malentendants et muets suivent des cours d’orthophonie pour les aider à mieux communiquer et à mieux s’intégrer. La fondation a créé une structure avec Insan,
association qui s’occupe d’enfants non libanais, pour les enfants de rue, et actuellement 80 enfants profitent de ce programme.  Un an après l’accident de Philippe, sa sœur Leticia, 16 ans, tombe de cheval et se casse la nuque. Le diagnostic des médecins préconisait qu’elle resterait sur chaise roulante toute sa vie. Aux Etats-Unis, elle s’en sortira laissant hébétés les médecins qui l’accompagnaient. Une fois guérie, raconte Georges Hatem, «elle a envoyé une lettre à notre fondation demandant au conseil d’administration à ce qu’un centre de réhabilitation soit fondé au Liban. Ainsi fut fait à l’Hôtel-Dieu, le 6 novembre 2012, en partenariat technique avec le Rehabilitation Institute of Chicago. Chaque enfant démuni sera traité au centre aux frais de la fondation. A ce jour, trente enfants ont été complètement pris en charge».  

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