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Nº 2943 du vendredi 4 avril 2014

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Joseph Majdalani, fondateur du Centre d’études ésotériques. «La connaissance profonde se manifeste à ceux qui la cherchent»

Fondateur du premier Centre d’études ésotériques au Liban et dans le monde arabe, Joseph Majdalani n’a de cesse d’enseigner les principes de la connaissance de soi, considérant que l’Homme, en général, ne développe que 5 à 10% de sa capacité mentale. Quelques semaines après la signature de son livre Voyage aux tréfonds du soi, au cours du dernier Salon du livre arabe, l’auteur s’est prêté au jeu des questions-réponses de Magazine.
 

Parmi la cinquantaine d’ouvrages portant la signature du professeur Joseph Majdalani, Voyage aux tréfonds du soi relate l’histoire d’un homme, égaré, qui progresse dans la vie sans en connaître le but. Au fil des pages et de sa pratique des sciences ésotériques, il prendra conscience des différentes dimensions de son «soi supérieur» et arrivera à comprendre et à contrôler ses émotions. C’est à Hazmié que le professeur reçoit dans son centre d’études ésotériques. Et en cette fin d’après-midi, il tient une conférence devant un parterre bien garni. Des conférences hebdomadaires et gratuites ouvertes au public pour sensibiliser le plus grand nombre à cette science méconnue. L’occasion de revenir avec l’auteur sur ses principales caractéristiques.

Comment définiriez-vous les sciences 
ésotériques à un public non averti?
Ce sont les sciences de l’Homme dans toutes ses facettes physiques et métaphysiques ayant pour but la connaissance de soi, l’accès aux secrets et aux recoins inexplorés du for intérieur et de ses différentes facettes et dimensions. Ce genre d’études vise les pouvoirs et capacités naturels, et non supranaturels, latents dans l’homme. Les sciences ésotériques, dont la connaissance est futuriste et sans précédent, constituent un mode de vie qui permet à l’homme de se sensibiliser, de découvrir les dimensions mentales, d’enrichir son intelligence et de se développer à tous les niveaux.

En quoi est-ce une science et non une croyance?
La croyance cherche au-delà du plan physique; elle consiste à se fier à une certaine thèse ou théorie considérée comme vérité absolue, sans avoir nécessairement  recours à des preuves ou à des faits tangibles. La science ésotérique, quant à elle, cherche à joindre la logique scientifique aux principes afin de donner naissance à une conviction consciente, fondée sur des applications pratiques, des études scientifiques et des expériences personnelles sur le plan physique. En d’autres termes, la science ésotérique est une science appliquée où les résultats sont réels et observables dans la vie de chaque individu. Et comme toute étude scientifique, elle se sert d’un sujet d’expérimentation, d’un expérimentateur et d’un laboratoire, n’étant autre que l’homme lui-même.

Si l’Homme est plus qu’un corps physique limité par de simples réactions chimiques et 
biologiques, comme vous l’expliquez, qui est-il 
et quel est le sens de sa vie?
L’Homme est composé d’un corps et d’une âme, entre lesquels résident plusieurs dimensions immatérielles, des corps de nature vibratoire et en mouvement continu. Ces corps ésotériques constituent, avec le corps physique, les sept dimensions de conscience de l’être humain: l’application pratique, l’aura, les sentiments, la Pensée et l’Intelligence, la Connaissance, la Volonté et l’Ame. Son but: vivre son existence pleinement et apprendre de tout ce qu’il vit, subit, voit ou perçoit. L’homme devra réaliser qu’il est l’axe central de tout ce qui se passe dans le monde et l’univers; autrement dit, réaliser que tout ce qui s’y passe, se passe pour lui, pour son évolution, son épanouissement et donc son Eveil. C’est ainsi qu’il peut se rapprocher de sa vérité et de son origine.

Vous parlez dans votre livre de la 
réincarnation…
Depuis l’existence de l’Homme sur Terre, trouver une réponse aux questions fondamentales, «d’où, et vers où?! Comment et pourquoi?!», hante son esprit. Jusqu’à ce jour, la réincarnation subit une confirmation d’un côté et un rejet de l’autre. Mais si ce n’était qu’une simple illusion, cette idée ne se serait-elle pas effacée de la mémoire humaine à travers le temps? Seule la vérité peut survivre aux érosions du temps, car elle est éternelle. Le seul but de la réincarnation est d’acquérir une conscience plus élevée et un niveau de compréhension meilleur! Car l’Homme est en évolution continue. Notre institut ésotérique à Beyrouth propose d’ailleurs des exercices de méditation à travers lesquels l’aspirant peut vérifier et découvrir par lui-même son existence précédente sur Terre.

Comment avez-vous été personnellement 
sensibilisé à ces sciences ésotériques?
Assoiffé de connaissances depuis mon jeune âge, j’ai entamé ma quête assez tôt dans ma vie. Ma persévérance m’a mis sur la voie de la connaissance ésotérique qui part du plus profond de chaque être humain sincère, ouvert, alerte et désintéressé. Sans cette quête, cet appel profond, aucun maître ne peut sensibiliser celui qui n’en veut pas. Le libre arbitre est un principe fondamental de la science ésotérique. La vraie connaissance profonde se manifeste à ceux qui la cherchent et la sollicitent. Elle le fait par les signes, les moyens et les biais les plus inattendus et improbables.

S’agit-il de révélations ou 
d’acquis obtenus à force de
 lectures et de pratique?
Les sources de notre science sont l’expérience vécue et la connaissance ésotérique elle-même. Aujourd’hui, quelque quatre-vingts publications en six langues sont désormais des références dans les recherches universitaires et dans un grand nombre d’ouvrages divers. D’autre part, je ne me considère ni comme un élu ni comme un  maître à penser. J’ai cherché et j’ai trouvé. La connaissance est un puits intarissable. Dans les sciences ésotériques, chaque individu est un aspirant par rapport à ceux qui le devancent, et un maître ou un guide pour ceux qu’il devance sur la voie de l’Eveil.

Dans votre livre, vous expliquez que, dans 
l’histoire de la Création, l’Homme a réussi à déceler les mystères de la vie, dans un lieu dénommé «Atlantide». D’après vous, ce serait à cette époque que les pyramides d’Egypte auraient été construites…
L’océan Atlantique a été nommé après l’Atlantide, le grand continent dont de nombreuses légendes préservent la trace, et qui a abrité l’une des civilisations les plus prestigieuses qu’ait jamais connues l’humanité, tant sur le plan physique qu’ésotérique.
L’Atlantide fut à jamais détruite, submergée par un cataclysme naturel, un déluge, avant l’âge préhistorique, lorsque sa population, après avoir développé des pouvoirs occultes, s’est écartée de la voie de l’Eveil. Depuis, cette terre mythique repose quelque part au fond des océans, et les scientifiques ne seraient pas bien loin de découvrir ses traces dans les environs du Triangle des Bermudes. Les contes religieux qui évoquent l’arche de Noé rescapée du déluge pourraient bien symboliser l’histoire des survivants de l’Atlantide.
Quant à la construction des pyramides, surtout celle de Khéops, la lévitation est la technique ésotérique qui a été utilisée pour déplacer des blocs de pierre dans la construction des pyramides et des grands temples anciens. Ils ont eu recours à la neutralisation de la force de gravité s’exerçant sur les pierres géantes, et c’est ainsi qu’elles furent déplacées et soulevées aisément, et posées minutieusement à l’emplacement convenable. C’est ainsi que furent bâties les pyramides en un minimum de temps, d’effort et d’énergie par un nombre réduit d’ouvriers.

Propos recueillis par Delphine Darmency

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