Magazine Le Mensuel

Nº 2987 du vendredi 6 février 2015

Associations

«L’état de notre Etat». Un piètre 3,2 en 2014

Après avoir obtenu un lamentable 3,4 en 2013, l’indice L’état de notre Etat a encore baissé en 2014 pour enregistrer un piètre 3,2 selon les chiffres publiés par l’ONG Lebanon Renaissance Foundation. Créée en 2007 par Charles Hage et Eli Khoury, le but de cette ONG est d’impliquer la diaspora et de mobiliser les émigrés dans la réémergence de l’Etat après 2015.
 

Depuis 2010, le conseil d’administration a été élargi pour comprendre de nombreuses personnalités telles que Jihad Azour, Hayat Arslan, Malek Mroué, Tarek Mitri et d’autres. Tous les programmes ont été remodelés en activités locales, de préférence non académiques.
«Le but de cet index est de nous permettre de cerner nos priorités et urgences et de rester transparents avec nos contributeurs», explique le responsable de la communication et des relations publiques, Fady Bustros. La Norvège servant de modèle de référence, treize critères sont évalués pour obtenir cet indice: stabilité sur trois ans, sécurité des citoyens, contrôle du gouvernement sur le territoire, capacité à résister aux influences extérieures, exercice de la justice, qualité de la classe politique, liberté d’expression, tolérance culturelle et religieuse, efficacité de la société civile, contrôle de la corruption, confiance dans les institutions publiques, transparence économique et remboursement de la dette publique. Alors que la Norvège enregistre un 8,5 de moyenne générale, le Liban score un lamentable 3,2. Pourtant, note Fady Bustros, il y a une légère amélioration, en comparaison aux chiffres de l’année précédente, dans le contrôle de la corruption, principalement en raison de l’action des ministres Waël Abou Faour et Ali Hassan Khalil, l’initiative de l’association Sakker el-dekkéné, ainsi que la mise en place d’une hot-line qui offre support, conseil et représentation aux victimes ou témoins d’actes de corruption, mise en place par l’ONG et Lalac. On relève également une amélioration au niveau de la tolérance culturelle et religieuse et de l’efficacité de la société civile. En revanche, on enregistre encore une baisse au niveau de la capacité à résister aux influences extérieures et de la qualité de la classe politique.

 

Un index arbitraire
Bien que cet index soit arbitraire, il a pour but principal d’être transparent vis-à-vis des contributeurs et de mettre en place des programmes qui se divisent en trois types d’initiatives. D’abord, un groupe de réflexion qui fournit des recommandations aux décideurs, ensuite des programmes éducationnels qui s’adressent au public et aux acteurs principaux sur la scène libanaise pour promouvoir un changement d’attitude dans le pays et, enfin, une alliance qui consiste à aider les ONG ayant des intérêts communs.
Au programme figure l’animation par un médiateur professionnel d’un groupe de cinq personnes apparentées aux cinq groupes politiques. Un séminaire permanent est également tenu pour les étoiles montantes de la majorité des partis libanais. «C’est un cursus de quatre mois et demi qui porte sur des sujets variés tels que l’agriculture, gaz et pétrole, loi électorale, citoyenneté, rôle des municipalités, corruption, économie, environnement, eau. Ces cours sont dispensés par des professionnels comme l’ancien ministre Ziyad Baroud, Fadia Kiwan, Fady Komair, etc», explique Bustros. Ces activités ont pour but majeur l’amélioration de la classe politique. «Cela crée un changement d’attitude dans la classe politique qui favorise l’émergence d’un Etat de droit». 

Joëlle Seif 

Casualties of war
Casualties of war est une étude réalisée par la Lebanon Renaissance Foundation qui recense toutes les victimes de toutes les guerres du Liban de 1975 à 2006. «Le but ce cette étude n’est pas d’approcher les chiffres, mais de savoir comment les victimes sont tombées, dans le cadre de quel incident précis et le lieu où elles sont mortes». Effectuée par un chercheur qui a passé six mois dans les archives du quotidien an-Nahar, cette étude qui suscite beaucoup d’interrogations est disponible sur le site de l’association. Elle existe également dans les bibliothèques des facultés. «L’étude couvre une période de 31 années et plus de 11 000 incidents quotidiens», souligne Fady Bustros.    

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