Magazine Le Mensuel

Nº 3009 du vendredi 10 juillet 2015

Economie & Finances

Economie et finance

Assurance auto obligatoire
Bekdache pour un projet plus moderne et plus efficient

Les accidents de voiture et les victimes sont bien plus nombreux qu’on ne peut l’imaginer, malgré le nouveau code de la route. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les faits divers dans la presse pour s’en rendre compte. Dans un entretien accordé à Magazine au lendemain de son élection à la tête de l’Institut national de l’assurance auto obligatoire, Fateh Bekdache a révélé qu’il planchait avec les membres de l’institut sur l’élaboration d’un nouveau projet de loi plus moderne et plus efficient sur l’assurance auto obligatoire. «Ce nouveau projet est tout à l’avantage du citoyen, puisqu’il devrait alléger les primes dont il doit s’acquitter en lui évitant la dualité des tarifs et des échéances des différentes polices d’assurance couvrant les mêmes sinistres auto», a-t-il dit. Sur base du projet en gestation, la police d’assurance auto obligatoire devrait couvrir dorénavant, non seulement les sinistres portant sur les lésions corporelles, mais également sur les dégâts matériels causés aux tiers. Or, les primes payées par les souscripteurs aux polices d’assurance auto tous risques sont calculées en prenant en compte un certain prorata consacré à la couverture des préjudices matériels occasionnés aux tiers. Ceci sans compter que les deux polices d’assurance auto tous risques et obligatoires peuvent avoir des dates d’échéance différentes. Un autre problème se pose concernant les bénéficiaires du crédit bancaire auto, qui sont contraints de souscrire à une police tous risques pendant la durée du prêt. Selon Bekdache, il s’agit de trouver une formule appropriée pour éviter aux souscripteurs de détenir deux ou trois polices d’assurance en même temps et payer deux ou trois fois le prorata de la prime couvrant les sinistres de même nature. Répondant à une question sur la carte d’assurance orange, une assurance auto panarabe, le président de l’Institut d’assurance auto obligatoire a déclaré qu’aucun suivi n’est fait à ce niveau, le contrôle des frontières terrestres entre le Liban et la Syrie ne faisant plus cas des voitures immatriculées dans d’autres pays arabes et n’ayant pas souscrit à la carte orange.

Tourisme
Un hôtel-boutique en construction à Batroun

Le Six, un hôtel-boutique doté de 40 chambres, est en construction dans le village de Thoum, situé le long du littoral de Batroun. Le projet serait achevé vers la fin de l’été 2016. L’établissement hôtelier est érigé sur un terrain d’une superficie de 23 000 m2 et sera composé de six étages, de trois restaurants et d’un large espace réservé à des activités ludiques diverses. L’investissement représente une valeur de 4 millions de dollars, sans prendre en compte la valeur du terrain estimée à 2 millions de dollars.  

Touristes amateurs de vin
Ruée sur les établissements vinicoles de Batroun

Outre la consommation interne de vin et les opérations  d’exportation, le marché est dopé par les touristes amateurs de vin en visite au Liban. Selon la directrice des relations publiques du Château Ksara, Rania Chammas, cité dans le rapport de Blominvest, le domaine Ksara a été classé à la 5e position en termes de sites touristiques visités au Liban, d’autant qu’il s’agit du plus ancien établissement vinicole au pays du Cèdre et qu’il est doté d’une cave naturelle. En 1898, une large cave romaine, située sous le Château Ksara, est découverte. Cette cave a été agrandie et réhabilitée, devenant le seul cellier naturel au Liban. Durant ses années d’or, le Château Ksara accueillait environ 75 000 touristes en rythme annuel. A la lumière de l’état de la sécurité dans la région de la Békaa, le nombre de visiteurs du domaine de Ksara a chuté d’une manière drastique pour s’articuler autour de 25 000 par an.
D’autres établissements vinicoles dotés de restaurants, tels que Château Kefraya, Massaya et Ixsir, voient leurs activités dynamisées par le tourisme du vin. A l’heure actuelle, vu la proximité de ces domaines de la frontière libano-syrienne, les touristes hésitent à s’aventurer dans cette région et préfèrent se rendre aux domaines vinicoles de Batroun.

Réseaux mobiles
L’actuel appel d’offres serait-il le bon?

Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a lancé en mai un appel d’offres portant sur la gestion des deux réseaux de téléphonie mobile appartenant à l’Etat. Cette adjudication est intervenue à un moment où on l’attendait le moins, en raison de nombreuses reconductions des contrats liant le gouvernement aux opérateurs Mobile Interim Company 1 (MIC 1) et Mobile Interim Company 2 (MIC 2). Dans les faits, cette décision de lancer un appel d’offres avait été prévue en 2013. Mais la conjoncture a évolué contrairement aux souhaits du ministère de tutelle. Le gouvernement avait procédé, fin janvier 2013, à l’extension d’un mois des contrats de gestion qui venaient à expiration pour étudier l’option la plus appropriée à lever. Il avait dû proroger les contrats jusqu’à fin juin de la même année, avant de les renouveler jusqu’à fin septembre 2013, puis jusqu’à fin mars 2014 et, ensuite, à fin juin 2014. Depuis cette date et jusqu’en octobre 2014, les contrats de gestion des réseaux mobiles avaient été prorogés sur une base mensuelle. Au bout du compte, les contrats ont été renouvelés une dernière fois jusqu’en mai 2015, date à laquelle le ministère des Télécoms a lancé l’adjudication.
Le groupe Zain, sous l’enseigne touch, opère l’un des réseaux depuis juin 2004 et Global Telecom Holding, sous la marque alfa, opère le second réseau depuis janvier 2008. Selon les chiffres publiés par touch, il y aurait 4 millions de souscripteurs à la téléphonie mobile au Liban jusqu’en juin 2014, touch ayant une part de marché de 53%, soit 2,1 millions d’abonnés, et alfa une part de marché de 47%, soit 1,9 million de souscripteurs.
A titre de rappel, les soumissionnaires à l’appel d’offres doivent obéir à certaines conditions: dépôt d’une garantie de 2 millions de dollars, avoir des actifs d’une valeur de 5 milliards de dollars et au moins 10 ans d’expérience dans le secteur, ainsi qu’au moins 10 millions d’abonnés au cours des cinq dernières années. La date limite de présentation des candidatures a été fixée au 7 septembre 2015.

Liliane Mokbel

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